À quoi va me servir Gazpar, le nouveau compteur communiquant de GrdF ?

Gazpar est le nouveau concept du compteur de gaz. Moderne et intelligent, il permet de relever la consommation en gaz naturel des foyers grâce à une nouvelle technique mise en place par GrDF. Il apporte des avantages considérables aussi bien du côté habitant que producteur de gaz.


Comment fonctionne t-il ?

 

Ce petit boîtier jaune est installé au même endroit que le précédent, chez vous. Il permet d’envoyer directement les données de consommation quotidiennes par un processus simple :

  • 2 fois par jour pendant quelques secondes, le compteur va transmettre les informations consommation du foyer par l’intermédiaire d’ondes radios.
  • Ensuite, le signal est reçu par un concentrateur (pour un fonctionnement optimal, il doit se trouver dans un rayon de 5km max). La plupart du temps, il se trouve sur un toit d’immeuble.
  • Ce dernier prend le relai en transmettant directement les données au centre de supervision : soit par un réseau internet filaire soit par celui de téléphonie mobile.

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En quoi Gazpar m’est-il bénéfique ?

 

  • Bien que le relevé humain de 2 fois/an apporte une dimension sociale, la présence obligatoire à son logement au moment fixé peut être une véritable contrainte.
    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, GrDF a annoncé que 1 000 emplois seraient crées en France grâce au projet.
  • Gazpar ne demande quasiment plus aucune attention de la part de l’habitant.
  • Le propriétaire peut consulter directement son relevé sur internet et ainsi contrôler sa consommation de manière autonome pour une meilleure MDE (Maîtrise de la Demande d’Energie = une notion qui vise à diminuer la consommation générale d’énergie par le consommateur et non producteur).
  • Les conflits sur les factures peuvent être précisés grâces aux données quotidiennes facilement relevées, permettant une facturation réelle.
  • Tout ce dispositif apporte bien évidemment des économies potentielles estimées à 2 à 3% (sur des tests réalisés en 2011 en Ireland, au Royaume-Uni et plus récemment en France) face à un surcoût de 2€/an pour son utilisation.

Après une phase de finalisation du concept et de construction des matériaux fin 2014, 2015 est l’année pilote. 150 000 compteurs vont être installés dans 24 communes de Bretagne, d’Île-de-France, de Normandie et Rhône-Alpes.

Pour continuer sur cette belle lancée, GrDF a pour objectif d’installer, entre 2016 et 2022, Gaspar chez ses 11 millions de foyers. Cela représente l’installation de 10 000 compteurs/ jour. Pour ce projet d’envergure, GrDF dispose d’un budget de 1 milliard d’euros.

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Et vous, l’avez-vous déjà chez vous ?

Sénova est un bureau d’études ayant pour mission de vous accompagner dans l’amélioration de votre habitat pour le rendre plus économe, plus confortable et plus sain. N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour découvrir comment nous pouvons vous aider !

Les « architectes-énergéticiens » existent : ce sont les bureaux d’études thermiques, conseillers en rénovation énergétique

UFC-Que ChoisirLe 28 mai dernier, l’UFC Que Choisir a publié une étude intitulée « Rénovation énergétique des logements : la piètre performance des professionnels impose une reconstruction du système » dans laquelle l’association alimente le débat de la loi de transition énergétique par une enquête de terrain.

Le syndicat Cinov Construction, représentant les bureaux d’études et l’ingénierie de la construction et de la rénovation (dont Sénova est membre actif) alerte l’UFC – Que Choisir et ses lecteurs sur deux apports complémentaires du Cinov Construction à ce travail de grande qualité :

  1. L’étude passe complètement à côté de l’existence d’une troisième famille d’acteurs sur le terrain, à côté des deux familles étudiées par l’association (« Les diagnostiqueurs et thermiciens partenaires de GDF-Suez et EDF » et « les professionnels de la rénovation énergétique »). En effet, il existe une troisième famille bien présente : les bureaux d’études thermiques et ingénieur-conseils en efficacité énergétique. Ce sont des ingénieurs thermiciens indépendants dont le métier est d’accompagner les particuliers dans la rénovation énergétique de leur habitat afin de leur permettre de rénover sans se tromper : Lui faire faire les meilleurs choix de conception, puis lui permettre d’identifier les aides dont il peut bénéficier, l’aider dans la consultation des entreprises, lors de l’exécution de son chantier et même après la réception. Vous l’avez compris, ils ne sont rien d’autres que les « architectes-énergéticiens » dont l’UFC Que-Choisir recommande la promotion !
  2. Quel coût et valeur pour la mission d’ « Architecte-énergéticien » ?
    Côté coûts, l’ingénierie de travaux de rénovation énergétique nécessite beaucoup de temps et la mise en œuvre d’un savoir-faire très qualifié et donc coûteux en matière grise. En moyenne, notre expérience montre que la phase audit/conseil nécessite environ 2/3 jours à 650 € HT/jour et la phase maîtrise d’œuvre environ 10% du montant des travaux . De plus, le coût de cette ingénierie se fait pleinement sentir par le particulier propriétaire qui la prend totalement à sa charge afin de garantir la complète indépendance de l’ingénieur.
    Côté valeur pour le propriétaire habitant, il y a un aspect économique, et un aspect culturel. Sur le plan économique, comme le montre bien l’étude de l’UFC-Que Choisir, l’ingénierie déployée se justifie pleinement en cas de rénovation importante et ne représente que quelques pourcents du montant global des travaux. Pour des projets de plus faible taille, l’ingénierie déployée a également une équation économique positive dès lors que le propriétaire habitant se projette sur plusieurs années dans sa maison et envisage donc plusieurs projets successifs pour lesquels il a besoin d’une vision globale. Sur l’aspect culturel, de nombreux propriétaires habitants français (les Anglo-Saxons n’ont pas la même barrière) ont des difficultés à investir la valeur de cette ingénierie et privilégient souvent l’investissement dans les travaux (« du concret ») plutôt que dans l’ingénierie de la rénovation. Cinov Construction abonde donc en faveur de la recommandation de l’UFC-Que Choisir d’innover sur le mode de financement de cette ingénierie pour lever la barrière culturelle chez bon nombre de consommateurs en aiguillant le dispositif du CEE et du CIDD sur l’ingénierie (trop souvent négligée, et bâclée par les énergéticiens comme l’étude le montre) plutôt que sur la mise en œuvre elle-même.

Comme le suggère Cinov construction, nous espérons que l’UFC – Que Choisir complétera rapidement son enquête avec cette troisième famille d’acteur afin de délivrer une information parfaitement complète et juste à l’aube de l’ouverture des débats de la loi de transition énergétique.

Yann, thermicien chez Sénova : « Le coût de l’étude est rentabilisé par les économies d’énergies futures réalisées et les résultats en termes de confort et de valorisation du bien sont bien là ! »

Yann MetzgerYann est thermicien chez Sénova depuis trois ans et s’occupe d’accompagner les particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique afin de réduire leur facture énergétique, valoriser leur bien et améliorer leur confort de vie. Il nous décrit le quotidien d’un thermicien chez Sénova et pourquoi ce métier est selon lui voué à se développer dans les 50 prochaines années.

Peux-tu nous présenter ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Tout a commencé après le baccalauréat quand je me suis orienté vers un IUT en « mesures physiques ». Je me suis ensuite spécialisé dans le secteur des énergies renouvelables en entrant en licence professionnelle dite « VERTE » (Valorisation des Energies Renouvelables et Technique Energétique). Je suis entré juste après chez Sénova en janvier 2011 en tant que premier chargé de mission thermicien.

Que signifie être « chargé de mission – thermicien » chez Sénova ?

Etre thermicien chez Sénova, cela veut dire accompagner le particulier qui se lance dans des travaux de rénovation pour qu’il embarque la performance énergétique à cette occasion et donc qu’il :

  • Améliore son confort de vie en hiver comme en été ;
  • Valorise son patrimoine pour une future revente ;
  • Fasse des économies sur sa facture énergétique et réduise son impact environnemental ;
  • Respecte les normes environnementales en vigueur : dans le cas de la rénovation c’est la réglementation thermique sur l’existant (RT Existant) qui s’applique.

Cela se concrétise par la réalisation d’une étude thermique pour identifier les marges de progrès énergétiques que peut apporter le projet de rénovation. Cela fait appel à une multitude de compétences : connaître parfaitement les principes physiques de la thermique appliquée au bâtiment, connaître les réglementations, les différentes solutions techniques (systèmes et matériaux) utilisables, savoir réaliser une modélisation thermique sur logiciel et en comprendre les calculs et les arcanes, avoir une vision globale et économique du projet et bien d’autres exigences.

Il faut aussi disposer d’une écoute très attentive pour donner les solutions au client en fonction de ses besoins, de son budget et ses sensibilités personnelles. Il y a donc une grande part de pédagogie pour expliquer le sujet complexe de la thermique du bâtiment à des particuliers non initiés.

Mais concrètement, à quoi ressemble les différentes prestations que tu peux fournir pour un projet de rénovation ?

pack_savoir-quoi-faireCela dépend du besoin du client qui conditionne le choix d’une des trois principales prestations  que nous lui proposons :

  • L’Audit Eco-Habitat : Généralement, un client nous contacte parce qu’il ressent un certain inconfort thermique dans son habitat dû à une sensation de froid ou d’humidité. Nous allons alors sur place procéder à un audit énergétique qui consiste à observer et analyser les déperditions thermiques dans la maison à l’aide d’une caméra thermique. Quand nous avons trouvé les sources de l’inconfort, nous écrivons un rapport avec nos préconisations pour remédier à cette situation.
  • La Réno-Conseil : Nous prescrivons un accompagnement plus global quand le client veut faire un état des lieux complet de son bien d’un point de vue thermique et qu’il a un projet de rénovation en tête. Ce type de prestation permet au client de savoir quels investissements prioriser et quels seront les impacts énergétiques et économiques de différents scénarios proposés pour améliorer son confort et embarquer la performance énergétique à l’occasion de ses travaux.
  • La Réno-Intégrale : Nous poussons l’accompagnement encore plus loin en associant à la Réno-Conseil des cahiers des charges techniques adaptés à la maison individuelle. Cela permet au particulier et/ou son architecte de consulter les entreprises sur des bases clairement définies, fiables avec des détails techniques précisant notamment des points de mises en œuvre (étanchéité à l’air). Ils ont ainsi des discours d’égal à égal avec les entreprises et peuvent mieux négocier et comparer les offres.

Mais pourquoi font-ils appel à toi alors que ce n’est pas obligatoire ?

Parce que le coût de l’étude est rentabilisé par les économies d’énergies futures réalisées et les résultats en termes de confort et de valorisation du bien sont bien là ! Se faire accompagner par Sénova, c’est l’opportunité de se poser les bonnes questions : ne vaut-il pas mieux commencer par améliorer la performance de l’enveloppe avant de changer le système de chauffage ? N’est-il pas plus rentable d’isoler de 20 cm tout de suite plutôt que 10cm aujourd’hui et 10cm demain ? Notre expertise permet au client de s’assurer qu’il va dans la bonne voie et qu’il fera le maximum d’économies d’énergie pour ne pas « tuer le gisement » d’économies comme on dit dans le jargon.

En outre, nous garantissons au client qu’il embarque intelligemment la performance énergétique dans son projet sans surinvestir inutilement mais sans passer à côté de l’opportunité de bien le faire. Nous avons coutume de préconiser d’aller au delà de la réglementation actuelle en visant dès aujourd’hui les standards de demain. L’avantage de Sénova, c’est qu’on est sûr de s’engager vers un bâti de qualité et pérenne dans le long-terme.

Quel est le profil type des clients que tu accompagnes dans leur projet de rénovation ?

Nous travaillons pour tout types de clients mais l’expérience montre que nous retrouvons certains profils récurrents : ce sont souvent de jeunes propriétaires qui viennent d’acquérir un nouveau bien et qui profitent de l’occasion pour lancer des travaux de rénovation : c’est une période clé car le logement est vide et cela permet d’intégrer le coût de la rénovation au montage financier de la vente. Ils sont souvent sensibilisés à l’écologie sans en être pour autant des ayatollahs !

Il y a aussi souvent des propriétaires qui viennent au moment de travaux d’entretien pour embarquer la rénovation énergétique et faire une pierre deux coups, ce qui est en soit un choix très intelligent.

Je constate aussi de plus en plus de personnes plus âgées habitant dans des passoires énergétiques venir à nous pour réduire leur facture d’énergie avant la retraite et la perte de revenus qui s’en suit.

Peux-tu nous décrire une journée type de thermicien chez Sénova ?

Il n’y a pas vraiment de journée-type chez Sénova. On peut passer des journées entièrement consacrées à un client ou avoir des projets internes à l’entreprise comme la formation d’un nouvel arrivant ou des réunions de réflexion et de partage de solutions techniques innovantes.

Pourquoi avoir choisi de faire ce métier ? Comment cela t’es venu ?

Cela m’est venu assez tardivement au cours de mes études quand je me suis décidé à travailler dans la maîtrise de l’énergie. J’ai été particulièrement attiré par l’orientation de mon métier vers des secteurs importants de la vie et proches des inquiétudes de la population : le logement et l’environnement.

Pourquoi avoir choisi Sénova comme employeur ? Qu’est-ce qui t’a enthousiasmé ?

Logo senovaCe qui m’a enthousiasmé, c’est l’esprit « start-up » d’une entreprise qui croit en son avenir. Ce n’était à l’époque qu’une équipe de deux jeunes ingénieurs dynamiques qui apportaient un regard neuf aux questions de l’énergie. Nous sommes désormais une vingtaine de salariés motivés autour de cette problématique !

Aujourd’hui quelles sont tes joies et tes peines en tant que thermicien chez Sénova ? Quels sont les aspects que tu apprécies le plus dans ton métier et ceux que tu trouves plus difficiles ?

Ce que j’apprécie au jour le jour chez Sénova, c’est enrichir la vision d’ensemble que j’ai de l’énergie dans le bâtiment. On sait jouer avec l’isolation et le chauffage, on mixe tout ça, et ça fait des projets innovants ! Et il faut dire que l’actualité du bâtiment durable bouge sans cesse avec les réglementations qui s’enchaînent et qui impactent notre façon de travailler.

Le plus difficile à encaisser, c’est éventuellement le manque de sensibilité des particuliers aux enjeux de la thermique du bâtiment et parfois le manque de compréhension de notre travail.

terre-330x220_0Je regrette aussi le double message qui est porté à l’oreille du consommateur. D’un côté on lui dit qu’il faut mettre en mouvement la transition énergétique qui implique souvent des travaux lourds qui « gagnent en intérêt » avec la hausse du prix de l’énergie (phénomène inéluctable au vu de l’appauvrissement des stocks de gaz, pétrole…). D’un autre côté il y a un message politique qui lui fait croire que tout est fait tout pour que l’énergie soit disponible à bas prix, et il y a même des publicités qui vont jusqu’à garantir le prix de l’énergie sur plusieurs années… Cela ne fait que retarder les prises de décisions… C’est un peu le serpent qui se mord la queue et du coup le consommateur se retrouve perdu et le réchauffement climatique avance.

Comment présenterais-tu Sénova à tes proches ou à tes amis ? Qu’est-ce qui en fait ses caractéristiques propres selon toi ?

Je présenterais Sénova comme une entreprise jeune et dynamique et en même temps sérieuse et très pointilleuse dans la réalisation de ses études thermiques. On ne s’arrête pas au cadre réglementaire et nous essayons de faire un grand effort de pédagogie.

Comment fais-tu pour faire progresser sans cesse ton niveau d’expertise et de savoir-faire et ainsi garantir que Sénova est et restera véritablement une entreprise experte sur le domaine de la thermique du bâtiment ?

Par la veille documentaire, que ce soit la presse, la communication avec les autres thermiciens. Il faut une certaine curiosité personnelle et aller plus toujours plus loin en consultant les professionnels du secteur et les industriels pour être à la pointe du sujet et ne pas rester dans son carcan d’ingénieur.

Conseillerais-tu aux jeunes et lycéens de s’orienter vers le métier de thermicien et si oui pour quelle raisons ?

Evidemment, j’invite tous les lycéens et étudiants intéressés par la science et les techniques à s’intéresser au secteur dynamique du bâtiment. C’est aussi une très bonne porte d’entrée pour intégrer le mille-feuille complexe que représentent les acteurs de l’énergie aujourd’hui. C’est un métier d’avenir où les opportunités vont fleurir d’ici 2020 et 2050, dates clés choisis par les pouvoirs publics pour atteindre l’objectif ambitieux de généraliser les bâtiments à énergie positive et de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre.

Peux-tu nous partager une ou deux anecdotes marquantes de ton expérience chez Sénova ?

Je me souviens d’un audit Eco-Habitat auquel j’ai participé avec mon supérieur Pierre-Manuel Patry. Des particuliers nous ont contactés parce qu’ils en avaient marre d’avoir froid au pied dans leur salon. En fait, au bout d’un moment, alors que nous ne trouvions pas la source de l’inconfort avec notre caméra thermique, nous avons eu l’idée de déplacer un fauteuil. Bingo ! Nous avons constaté que les franges de tissu tombant sur le sol des extrémités avaient une action isolante sur la masse d’air en dessous du fauteuil et laissaient filtrer de l’air froid au sol… Nous avons alors préconisé d’isoler le fauteuil, ce qui est plutôt atypique ! Les clients, qui avaient tout essayé avant de faire appel à nos services nous ont envoyé un mail de remerciement très touchant après quelques semaines qui confirmait la réussite des préconisations.

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Préconisation illustrée de l’isolation du fauteuil

Quel conseil donnerais-tu à un particulier qui se lance dans un projet de rénovation ?

Je lui dirais de se faire accompagner par de bons professionnels et de se mettre en relation avec eux le plus tôt possible pour faire en sorte que la conception soit le résultat d’échanges constructifs entre architecte, bureau d’étude thermique et artisans. Mais c’est surtout à nous les professionnels d’apprendre à communiquer entre nous : le thermicien doit proposer des solutions faisables par l’artisan et l’artisan doit en retour respecter les préconisations du thermicien. Cela est très important car cela évite les surprises en cours de chantier qui nuisent à tous et in fine aux particulier propriétaire !

Enfin, il est important d’être conscient qu’il n’existe pas une seule solution standard et c’est tout l’intérêt de contacter son bureau d’étude thermique pour avoir les meilleures solutions qui correspondent à chaque projet. Une maison en ossature bois orientée au Nord nécessitera une configuration très différente d’une maison en parpaing orientée au Sud. Si on habite un quartier où l’immobilier est extrêmement cher, pourquoi ne pas penser à mettre un isolant sous-vide très mince, certes cher mais qui évite de perdre un m² ? Pourquoi ne pas installer un panneau solaire photovoltaïque dans une région très ensoleillée pour avoir un taux de consommation d’énergie primaire maximum moins restrictif ? C’est ça qui fait la force d’un bureau d’étude thermique : connaître le fonctionnement de l’énergie dans le bâtiment et s’adapter à chaque projet et à chaque client en apportant un conseil totalement personnalisé.

CTA : N’hésitez pas à faire appel à Sénova si vous avez un projet de rénovation et que vous souhaitez en profiter pour embarquer intelligemment la performance énergétique dans ce projet. Nos thermiciens se feront un plaisir de vous accompagner dès l’étape de conception de votre projet jusqu’à la fin du chantier.

« La « valeur verte » immobilière peut atteindre jusqu’à 34% du prix de certains logements »

Améliorer la qualité environnementale de votre patrimoine suite à des travaux de performance énergétique peut élever sa valeur financière : mais à quel degré ? Retour sur la notion de « valeur verte » et sa prise en compte par le marché immobilier français, de plus en plus pertinente aux regards de l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie.

la valeur verte dans le logement

Qu’est-ce que la « valeur verte » ?

La notion de « valeur verte » du logement a fait son apparition dans les années 1990 de concert avec les premières certifications de logement pour leur qualité environnementale. On connaît mieux ces démarches sous le nom de bâtiments « HQE » ou « BBC » en France, PassivHaus en Allemagne ou encore LEEDS aux Etats-Unis. La pluralité des expériences en fait une notion floue que nous allons tenter de définir.

La « valeur verte » selon la terminologie de l’ADEME représente « la valeur nette additionnelle d’un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale ». Elle équivaut aux gains d’économie d’énergie et à l’augmentation du confort, de l’accessibilité et de la durabilité du logement.

Quels sont les conditions de l’émergence de la valeur verte ?

  • La sensibilisation des particuliers aux enjeux de la performance énergétique
  • La fiabilisation et l’harmonisation des diagnostic de performance énergétique et référentiels réglementaires qui apportent une information lisible et transparente aux acteurs du marché
  • La  pérennité des dispositifs financiers comme l’eco-prêt à taux zéro ou le tiers-investissement qui rendent plus lisible les retours d’investissement possibles sur la performance énergétique

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Or, on comprend que la « valeur verte » est très difficile à évaluer aux regards de l’aspect qualitatif de ses avantages et de la pluralité des variables qui l’influencent. Les promoteurs immobiliers et les ménages ont encore du mal à s’y retrouver parmi tous les référentiels et à anticiper des incitations financières qui bougent tout le temps. A noter aussi que la valeur verte a logiquement tendance à diminuer à mesure que la norme se généralise dans un horizon à très long-terme. D’où l’intérêt d’anticiper les réglementations thermiques pour profiter de la plus-value conjoncturelle que permet l’investissement dans la performance énergétique avant que toutes les maisons deviennent « BBC » ou « BEPOS » !

La valeur verte en France : entre 2 et 34% de valorisation du patrimoine

Les deux études les plus abouties sur la question, publiées respectivement par l’ADEME (Analyse préliminaire de la valeur verte sur les logements, septembre 2011) et l’organisme certificateur Cerqual (Etude économique sur la valeur verte de l’immobilier de logements, décembre 2011), font état sans surprise de résultats très variables. En compilant la majorité des études internationales, ils en concluent que la part de « valeur verte » compte pour entre 2 et 7% du prix en moyenne dans le monde : 2.5% aux Pays-Bas, 4 à 6% en Allemagne, 5% aux Etats-Unis, 3.5 et 7% en Suisse respectivement pour les logements collectifs et individuels.

L’ADEME s’est appuyée sur trois outils pour évaluer la valeur verte française : la comparaison internationale en transposant les études faites à l’étranger au cas français, une analyse micro-économique qui analyse la rentabilité de l’investissement dans la performance énergétique et une analyse sociologique basée sur des sondages d’opinions.

Elle en conclue que, sur un horizon de 35 ans environ, la « valeur verte » en France oscille entre 2 et 30% selon :

  • L’énergie de chauffage utilisée : A gains d’économie d’énergie et coût de renouvellement égaux, une chaudière à bois granulé ou une chaudière à gaz permettent de gagner respectivement plus de 53% ou 31% de « valeur verte » par rapport à une chaudière électrique.
  • La tension du marché : en zone tendue, les acquéreurs privilégient la localisation et l’accessibilité au détriment de la performance énergétique contrairement aux zones plus désertes où le bas-prix de l’immobilier rend la valeur énergétique plus importante. A Cergy-Pontoise par exemple, un logement 3 pièces BBC sera 12% plus cher qu’un logement 3 pièces standard alors qu’un logement en « BBC » dans le marché du 5ème arrondissement de Paris aura une plus-value verte quasi-inexistante, de l’ordre de 2%.

De manière générale, le gain est d’ordre de 5.5% en moyenne en construction neuve, et entre 5 et 30% pour la rénovation. En effet, l’obsolescence des bâtiments existants va être plus rapide que la montée en gamme des bâtiments neufs.

L’ADEME illustre cette étude par deux cas-type qui donne une meilleure idée de la potentialité de valorisation de son patrimoine grâce à des travaux énergétiques :

  • maison au gazPour un logement individuel construit en 1970 chauffé au gaz, les travaux de performance énergétique ont permis de réduire la consommation d’énergie de 73%. La valeur verte équivalent à la performance gagnée et à la décote financière évitée équivaut à 34% de la valeur du bien. Ce gain représente 92% du montant du travaux.
  • Travaux effectués : isolation des combles (20 cm),isolation des murs par l’extérieur, remplacement de la chaudière par une chaudière à condensation avec dispositif de programmation, remplacement des fenêtres, ventilation hygroréglable, robinets thermostatiques, chauffe-eau solaire.
  • baisse de la consommation d’énergie primaire de 317 kWhep/m²/an à 86 kWhep/m²/an, soit une diminution de 73 %.
  • immeuble au fuelPour un logement collectif ancien construit en 1970 chauffé au fuel, les travaux ont permis de dégager une valeur verte de l’ordre de 13% dont le gain représente plus de 1.5 fois le montant des travaux !
  • Travaux effectués : isolation des murs par l’extérieur, isolation du toit terrasse et des plafonds des caves, VMC collective hygroréglable, remplacement de la chaudière par une chaudière à condensation avec dispositif de programmation, robinets thermostatiques.
  • Baisse de la consommation d’énergie primaire de 285 kWhep/m²/an à 75 kWhep/m²/an, soit une diminution de 75%.

A noter également que le prêt à taux zéro peut couvrir la « valeur verte » de 30 à 120% selon l’énergie utilisée et la tension du marché.

Il est ainsi sérieusement judicieux de penser à rénover les habitats vétustes en zone rurale car la valorisation du patrimoine est non seulement élevée mais elle peut en plus être financée EN TOTALITE par des subventions publiques ! C’est une aubaine pour le propriétaire qui percevra une plus-value dès la revente de son bien et pour les locataires qui bénéficieront d’économies d’énergies et d’un confort de vie plus élevé.

Quels freins et perspectives ?

L’ADEME ne ménage pas les pouvoirs publics sur le déficit de communication et de sensibilisation des particuliers sur les enjeux de la performance énergétique. En effet, aujourd’hui, malgré le fait que 76% des sondés reconnaissent l’existence d’une valeur verte dans le futur, seulement 46% des ménages se disent favorables à l’achat d’un bien performant énergétiquement et les agences immobilières soutiennent que la « valeur verte » n’a de réel impact que sur (ou déjà sur !) 19% des transactions immobilières.

Label Reconnu Grenelle EnvironnementCerqual et l’ADEME recommandent ainsi de communiquer plus fortement, de fiabiliser des diagnostics de performance énergétique aujourd’hui encore trop inégaux et de pérenniser les dispositifs financiers dans le long-terme pour que le particulier puisse intégrer la valeur verte à son montage financier : crédit d’impôt développement durable, eco-prêt à taux zéro, contrat de performance énergétique, certificat d’économie d’énergie et la liste n’est pas exhaustive ! Ils encouragent également la formation des professionnels grâce à la labellisation « Reconnu Grenelle Environnement » des artisans et aux Règles de l’Art de l’Environnement pour s’assurer que ces travaux seront réalisés par des professionnels formés et atteindront les performance énergétiques souhaitées.

Si vous voulez dégager de la « valeur verte » de votre logement, n’hésitez donc pas à prendre contact avec votre bureau d’étude thermique qui saura vous aiguiller sur le retour sur investissement de vos travaux énergétiques grâce à son expertise dans la thermique du bâtiment, sa connaissance des matériaux de construction et des solutions techniques associées.

Valentin Martinez

Vers une obligation de rénovation énergétique dans le secteur résidentiel ?

House under construction with energy ratingsL’obligation de rénovation énergétique dans le secteur résidentiel fait partie des recommandations de la synthèse préliminaire du débat national sur la transition énergétique publiée le 18 juillet 2013. Pourtant, une petite note signale que « certains acteurs économiques sont opposés à cette obligation ». Décryptage d’une mesure controversée.

philippe martin debat national

La rénovation énergétique, premier gisement d’économie d’énergie à moyen-terme

Le sujet avait déjà fait parler de lui sous la précédente majorité quand le groupe de travail « Ménages » du Grenelle de l’Environnement proposait une obligation progressive de rénovation dans le logement. Retenu seulement pour le bâtiment tertiaire dans l’article 3 de la loi Grenelle 2, la loi Grenelle 1 comportait déjà un article disposant : « Une étude analysera (…) les possibilités de mettre en œuvre à termes des obligations de travaux de rénovation dans le secteur résidentiel ».

C’est pourquoi Philippe Pelletier, Président du Plan Bâtiment Durable, l’instance consultative sur la politique du bâtiment vert en France, s’est attelé à la tâche en demandant à Raphaël Claustre, directeur du Comité de Liaison des Energies Renouvelables (CLER) et Jacques Chanut, vice-président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) de constituer le groupe de travail « Explorer l’obligation de rénovation énergétique dans le secteur résidentiel ». Il ajoute dans la lettre de mission que cette étude devra éclairer les membres du Conseil National sur la transition énergétique avec la possible intégration de la mesure dans la loi de programmation sur la transition énergétique prévue pour l’automne 2013.

Plusieurs raisons motivent actuellement une attention particulière à l’obligation de rénovation thermique du bâti existant :

  • En 2050, les bâtiments construits avant 2012 représenteront encore 75% du bâti et les bâtiments neufs représentent chaque année seulement 1% de la totalité du secteur résidentiel. Le gisement d’économies d’énergies à moyen-terme se concentre donc principalement sur la rénovation thermique et non sur la construction neuve.
  • Le président de la République a réitéré sa volonté de rénover 500 000 logements par an et d’atteindre les objectifs de l’Europe pour 2020. Même si pour atteindre le Facteur 4 d’ici 2050, c’est-à-dire la réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre comme l’exige le Protocole de Kyoto, il faudrait rénover la quasi-totalité du parc existant, soit 800 000 logements par an à un niveau BBC.
  • La rénovation des logements individuels et des copropriétés ne décolle pas malgré les mesures incitatives mises en place (principalement l’eco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt développement durable)

Les avis divergent entre associations environnementales et syndicats professionnels

Le groupe de travail missionné par le Plan Bâtiment Durable s’est inspiré des expériences étrangères et a lancé un appel à participation qui a recueilli plus de 1000 pages de contributions. Les désaccords se sont vite fait sentir entre les différents acteurs qui ont contribué à la réflexion.

logo_CLER_Les ONG et associations environnementales (NégaWatt, Fondation Nicolas Hulot, Fondation Abbé Pierre…) sont sans surprise majoritairement favorables à l’idée d’obligation. Ils jugent en effet la politique d’incitation fiscale non suffisante aux regards de la frilosité des propriétaires. Ils préconisent un mode opératoire plus coercitif aux regards des enjeux cruciaux qui en découlent :

  • Elle permettra de réduire notre empreinte écologique, très fortement liée à la vétusté des bâtiments existants.
  • C’est une des réponses de la lutte contre la précarité énergétique et l’insalubrité des logements en contraignant la mise en location de passoires énergétiques.
  • Cela permettra au propriétaire de valoriser son patrimoine en améliorant la classe de son DPE. Mais l’obligation est d’autant plus nécessaire dans les zones tendues comme les centres-villes où la « valeur verte » est encore mal prise en compte dans le prix. En effet, un logement mal isolé trouvera toujours acquéreur même dans le centre de Paris et les DPE ne sont pas encore assez fiables.
  • L’association NégaWatt met en avant les gains macroéconomiques d’un programme ambitieux de rénovation énergétique qui induirait selon une enquête de l’ADEME 300 000 emplois nouveaux et 4 milliards d’euros de recettes fiscales pour l’Etat d’ici 2030.

logo-ffbLes syndicats de professionnels du bâtiment (FFB, CAPEB, UNCP…) à l’inverse sont beaucoup plus réticents à cette obligation qu’ils jugent nocives à la reprise de l’activité. Elle risque selon de peser sur le budget des ménages les plus modestes et de renchérir le prix déjà élevé de l’immobilier.

En fait, ils craignent un « effet d’éviction », autrement dit la substitution de certains travaux d’entretiens par des travaux énergétiques. L’UNCP, dont la majorité de l’activité est la rénovation des points d’eau dans l’habitat, se sent particulièrement concernée : le particulier risque de remettre à plus tard la rénovation de la salle de bain s’il doit refaire toute l’isolation de son bâti par exemple. En fait, la CAPEB ne veut sûrement pas mettre en opposition les artisans ayant obtenu le label « Reconnu Grenelle de l’Environnement » et ceux qui ne sont pas concernés ou n’ont pas acquis les « Règles de l’art » de la construction durable. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si la CAPEB milite auprès du gouvernement pour un abaissement de la TVA à 5% sur tous les travaux, et non seulement sur ceux liées à l’énergétique.

Quelles recommandations du Plan Bâtiment Durable ?

« Qui dit obligation ne veut pas dire exiger de façon autoritaire la rénovation de toutes les façades de tel ou tel quartier. La démarche est beaucoup plus subtile » affirme Raphaël Claustre. Le CLER a finalement réussi à s’entendre avec la FFB sur quatre leviers potentiels d’obligation de rénovation indirecte et progressive, notamment par une refonte de la réglementation thermique des bâtiments existants aujourd’hui « complètement obsolète ». Le rapport, qui sortira en septembre mais dont on connaît déjà les grandes lignes, préconise des recommandations suivantes :

  • Elargir  l’application de la « RT globale » aux bâtiments de plus de 50 m² peu importe leur année de construction comme nous l’impose la Directive Efficacité Energétique Européenne (aujourd’hui, la « RT globale » s’applique sur les bâtiments de plus de 1000 m² construits après 1948).
  • Relever le niveau de performance de la « RT globale » à un niveau BBC, autour de 80 kWh/m²/an et de la RT « élément par élément » en augmentant les exigences de résistance thermique sur l’élément modifié.
  • Regrouper les travaux d’entretien et travaux énergétiques en appliquant systématiquement la RT sur l’existant pour tout type de travaux qui modifie un élément. Par exemple, coupler le ravalement de façade au contrôle de l’isolation des murs, comme l’a proposé la Mairie de Paris dans ses contributions.
  • Créer d’un « fond travaux » obligatoire pour les copropriétés à la hauteur de 5% des charges provisionnelles annuelles. Au départ inclus dans la loi ALUR discutée à ce jour en commission parlementaire, le Conseil d’Etat vient de rendre un avis défavorable à ce fond car potentiellement contraire à l’article 4 de la Constitution sur la liberté individuelle.

RT-existantLa Réglementation thermique sur l’existant aujourd’hui

Deux autres leviers sont intéressants selon le CLER mais n’ont pas obtenu l’approbation de la FFB :

  • L’obligation de rénovation lors de mutation de propriétaire (vente ou héritage) ou de changement de locataire comme cela existe déjà en Allemagne. Cette étape est propice à la rénovation car le logement est vide un certain temps et on peut intégrer l’investissement au montage financier déjà prévu lors de la mutation.
  • L’interdiction progressive des passoires énergétiques et des bâtiments énergivores comme l’ont proposé Thermorenov et la Fondation Abbé Pierre en se basant sur les diagnostics de performance énergétique.

Intégration dans la loi de programmation sur la transition énergétique ?

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Au moins, ces idées n’ont pas échappé aux membres Conseil National de la transition énergétique qui affirment dans la synthèse « d’envisager progressivement l’introduction d’obligations de travaux aux grands moments de la vie des bâtiments (par exemple travaux de gros œuvre), en particulier collectifs » si les conditions suivantes sont remplies :

  • Appliquer l’eco-conditionnalité des aides fiscales au label RGE (déjà voté)
  • Renforcer et changer l’échelle de la formation des entreprises (en cours)
  • Créer les guichets uniques de la rénovation (déjà voté)
  • Modifier la Réglementation Thermique sur l’existant (incertain)
  • Développer le tiers-financement (en cours, prévu pour 2015)
  • Abaisser la TVA à 5% sur les travaux de rénovation (incertain)

Ces conditions n’ont pourtant pas suffi aux syndicats professionnels du débat comme le signale la note qui suit la proposition : « certains acteurs sont opposés à toute obligation de rénovation ». Mais Raphaël Claustre se veut rassurant : « les personnes à priori opposées sont d’accord avec le principe, mais c’est le mot « obligation » qui les dérange ». La synthèse finale du Conseil National prévue pour le 20 septembre en dira peut-être plus.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Cécile Duflot a confirmé y être favorable dès novembre dernier lors d’un meeting devant le Green Building Council mais les problématiques environnementales ne semblent pas être prioritaires dans l’agenda gouvernemental en ces heures de ralentissement économique. A Philippe Martin et Jean-Marc Ayrault de trancher le débat l’automne prochain.

Mais pourquoi attendre d’être contraint à la rénovation de sa maison ? Si vous projetez prochainement une rénovation de votre habitation, c’est LE moment de la rénover énergétiquement. Demandez un audit énergétique et un accompagnement pour le faire sans vous tromper, c’est à dire sans passer à côté de l’opportunité de bien le faire mais sans surinvestir inutilement non plus !