Nouveau décret sur la RT existant en 2017, de faibles améliorations, voire aucune sur la partie dite « globale »

L’arrêté du 22 mars 2017 est venu modifier celui du 3 mai 2017 et avec lui annoncer le nouveau décret sur la RT existant. Ce décret était fortement attendu, car un besoin de réglementation plus adaptée à la réalité ainsi que plus exigeante était espérée.

Mais cette nécessité n’a été que partiellement comblée. Le nouveau décret ne porte, en effet, que sur la partie dite « par élément » dont Effinergie résume les nouvelles exigences.

Pourtant cette nouvelle réglementation est loin de correspondre aux exigences définies par la loi de transition énergétique et les niveaux BBC-effinergie rénovation.

Mais c’est surtout sur la partie dite «  globale », que les manques n’ont pas été comblés. En effet, une amélioration sur la partie « globale » est nécessaire pour simplifier l’application de la réglementation et atteindre plus rapidement le niveau BBC pour chaque projet concerné. Cela permettra de remplir l’objectif d’un parc immobilier de niveau BBC en 2050.

Sénova est un bureau détudes thermiques et fluides, qualifié et expérimenté. Contactez-nous pour vous accompagner dans vos projets de rénovation BBC. 

Schéma extrait du communiqué de presse Effinergie du 29 mars 2017.

 

 

Aides financières 2017 : faisons le point sur les aides nationales !

En ce début d’année, il est temps de faire un petit point sur les aides disponibles pour réaliser vos travaux de rénovation énergétique.

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) est reconduit et est donc valable jusqu’au 31 décembre 2017, les travaux devant être payé avant le 1er décembre 2017.L’Eco-prêt à taux zéro reste également accessible jusqu’au 31 décembre 2018. Les seules modifications apportées sont la réévaluation de performance à atteindre pour les pompes à chaleur :

  • L’efficacité énergétique saisonnière exigée pour les pompes à chaleur à moyenne et haute température est rehaussée de 102% à 111%
  • Concernant celles à basse température, elle augmente de 117% à 126%.

Attention, si vous possédez un devis pour ce type de matériel, il vous faudra vérifier sa conformité, ou vous procurer le nouveau matériel adapté.

Enfin nous vous rappelons que le CITE et l’éco-prêt sont cumulables, et qu’il est possible de demander un deuxième éco-prêt pour compléter le premier déjà clôturé. Ce second éco-prêt est disponible dans un délai de 3 ans sachant que les deux éco-prêts ne peuvent pas dépasser 30 000€.

Pour plus d’information vous pouvez consulter le guide des aides financières de 2017 ici : guide-pratique-aides-financieres-renovation-habitat-2017

Vous avez un projet de rénovation énergétique ? N’hésitez pas à faire appel à Sénova , bureau d’études thermiques indépendant qui sera capable de vous aider à faire les bons choix en matière de travaux.

Réduire votre exposition aux ondes électromagnétiques : une façon de rendre votre habitat plus sain !

Les ondes électromagnétiques sont maintenant partout. En plus des circuits électriques classiques, les téléphones mobiles, tablettes, ordinateurs, et les objets connectés sont à l’origine de ces ondes dont on perçoit mal les conséquences. Elles font partie de notre quotidien, invisibles, mais de plus en plus d’habitants se disent gênés par l’omniprésence des ondes électromagnétiques, même à des niveaux réglementaires. Cette gêne, qui est décrite comme plus ou moins aiguë ou chronique selon les cas, est nommée « syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques » ou « électro-sensibilité ». Les personnes électro-sensibles disent souffrir de fatigue, d’irruptions cutanées, de difficulté de concentration, de nervosité ou d’autres maux divers.

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Si les liens de causalité entre les ondes électromagnétiques à des niveaux réglementaires et les maux du syndrome d’électro-sensibilité n’ont pas encore été démontrés officiellement, il est clair que réduire son exposition aux ondes électromagnétiques ne peut pas faire de mal. Cette prise de conscience semble de plus en plus forte chez les habitants, à l’image d’Anne-Lise M, habitante à Lyon : « Mon mari et moi souhaitons vivre dans un habitat sain et confortable, source de ressourcement. Pour nous, cela intègre aussi bien l’utilisation de peintures écologiques que la réduction à l’exposition aux ondes électromagnétiques. Par ailleurs, nous avons une petite fille en bas âge et attendons un deuxième enfant, ce qui nous rend d’autant plus sensibles à ces problématiques même si nous ne souffrons pas du syndrome d’intolérance. »

Vous aussi, vous pouvez dès à présent rendre votre habitat plus sain en y réduisant les sources et les effets des ondes électromagnétiques. Pour cela, la première étape est d’établir un diagnostic électromagnétique de votre logement. Pour quel coût ? Quelles en sont les modalités ? Qui contacter ? Réponses.

Un diagnostic de votre habitat réalisé par un géobiologue

La Géobiologie est l’étude de l’influence des ondes sur le vivant. Le géobiologue Henry-Laurent Jansa confirme tout l’intérêt d’établir un diagnostic pour se prémunir des risques «on peut se protéger des ondes en étant attentifs à son mode de vie, en éloignant les sources de pollution et en installant des systèmes de protection et d’harmonisation. Il ne sert à rien d’acheter des solutions de protection si on ne connaît pas la source en elle-même. D’où la nécessité d’établir un diagnostic. Il faut distinguer les basses et les hautes fréquences. Les ondes basses fréquences correspondent à tout ce qui touche aux 220 volts : les fils, appareils, transformateurs, etc. Les hautes fréquences par exemple au wifi. Sur le marché, il existe différents types de produit pour se prémunir simplement des basses fréquences ou des hautes fréquences. Mais parfois des gestes permettent de se protéger simplement, avec par exemple un raccordement au fil de terre. La mise en œuvre diffère en fonction des cas et des logements.».

diagnostic-onde-electromagnetique-2Concrètement, l’expert se déplace dans votre logement et fait le tour des pièces (comptez deux à trois heures) avec ses appareils de mesure des rayonnements électromagnétiques.

« Le diagnostic de l’expert a permis de mettre en évidence certaines lacunes au sein de notre habitation à l’origine d’émissions d’ondes électromagnétiques importantes, et de les corriger. Par exemple, certains appareils n’étaient pas reliés à la terre, ce qui représente à la fois une source de danger et d’émission importante d’ondes électromagnétiques.

Par ailleurs, l’expert nous a donné de nombreux conseils sur les branchements de nos appareils électriques, l’emplacement idéal des lits pour assurer une bonne qualité de sommeil, …ou tout simplement des conseils sur l’utilisation de nos téléphones portables. » affirme Anne-Lise M. « Les conseils sont très concrets et applicables dans l’immédiat, ce qui permet d’améliorer rapidement la qualité de l’habitat. Par ailleurs, j’ai apprécié la démarche globale de l’expert dans son analyse et son diagnostic. »

Faire intervenir un géobiologue pour un diagnostic de votre habitat vous coûtera de 250 à 500 euros TTC hors frais de déplacement.

Pour Anne-Lise M, « le prix de la prestation nous a paru tout à fait conforme au temps passé et au service délivré par l’expert. Nous l’intégrons dans le coût global d’emménagement et cela nous assure d’améliorer nos conditions de vie au quotidien. »

Certains géobiologues peuvent profiter de l’audit pour élargir leur recherches (et corrections !) à des questions encore plus sujettes à polémiques mais que vous pourrez décider de croire si cela vous intéresse : les mémoires du lieu et des murs, les réseaux telluriques, les failles et cours d’eau qui sillonnent le sous-sol de l’habitation.

A qui s’adresser ?

Si vous souhaitez être mis en relation avec un géobiologue proche de chez vous, merci de remplir le formulaire suivant.

NB : Sénova (auteur de l’article) n’étant pas expert en électromagnétisme, nous nous dédouanons de toute responsabilité quant à la prestation fournie. Nous vous proposons simplement de vous rendre service en vous mettant en relation (si possible) avec un géobiologue.

La qualité de l’air intérieur dans une maison

Si la pollution de l’air est une préoccupation partagée par tous, tout le monde n’a pas conscience de l’importance de la qualité de l’air intérieur. En effet, l’air peut parfois être plus pollué dans votre maison qu’à l’extérieur ! Quelles sont les sources de pollution qui se trouvent au sein même de votre habitat ? Quelles solutions pour un logement sain ? Sénova vous donne les clés !

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La pollution interne

À l’intérieur même de votre maison, des sources de pollution de l’air peuvent exister. Parmi les poluants : les composés organiques volatils (abrégés COV), qui sont un ensemble très varié de substances chimiques présents à l’état gazeux dans l’air. Ces composés ont des impacts très variables sur la santé : des irritations de la peau et des muqueuses jusqu’à de possibles effets cancérigènes, en passant par des nausées et des maux de tête…

Les sources d’émission de COV sont nombreuses et différents éléments de votre maison, a priori anodins, peuvent être néfastes pour votre santé. Ainsi, les murs, les sols, le mobilier ou les peintures peuvent émettre des composés organiques volatils.

Pour limiter ces polluants intérieurs, le choix des matériaux est crucial. Par exemple, le carrelage est le revêtement de sol émettant le moins de COV (comparé aux parquets, moquettes, etc.) De même, la peinture à l’eau est beaucoup moins nocive que la peinture à l’huile.

Plus généralement, il est possible de s’assurer de la qualité de ces produits à l’aide de l’étiquette « Émissions dans l’air intérieur », qui existe depuis 2013. Cette dernière dispose de quatre niveaux (allant de A+ à C) indiquant la quantité de composés organiques émise.

Le chauffage peut aussi être une source de pollution : c’est particulièrement le cas du chauffage par combustion (poêles à bois, cheminées…) qui est la cause de nombreuses intoxications au monoxyde de carbone. Pour ce type de chauffage, il est important que le foyer soit fermé et bien étanche pour limiter les émissions de particules : le label « Flamme Verte » peut notamment vous garantir la qualité de votre installation de chauffage au bois.

Si vous avez un doute sur les émissions de votre chauffage, nous vous conseillons d’installer un ou plusieurs détecteurs de monoxyde de carbone dans votre habitat. Ces dispositifsvous alertent en cas de danger.

On privilégiera toutefois le chauffage par rayonnement (chauffage central, plancher chauffant…) qui limite les déplacements d’air et de poussière.

Autre cause de pollution méconnue : la cuisine. C’est particulièrement le cas de la cuisson à l’aide de plaques au gaz qui entraîne l’apparition de dioxyde et de monoxyde d’azote, des gaz pouvant être nocifs (notamment pour les personnes asthmatiques).

 

Les polluants externes

De nombreux polluants peuvent également pénétrer dans un logement depuis l’extérieur. Il peut s’agir de polluants industriels et automobiles, de substances d’origine agricole (pesticides, engrais…) ou encore de pollens.

Certaines substances naturelles mais dangereuses peuvent également se trouver dans le sol : c’est notamment le cas de l’amiante (dont les fibres sont connues pour être cancérigènes) et du radon (un gaz radioactif). Ici, l’emplacement de la maison est déterminante : par exemple, si une habitation proche d’un gisement de radon, ce dernier peut s’infiltrer par les fissures, les joints, ou encore les cavités des murs. Dans un projet de construction, la présence éventuelle de ce type de substances dans les sols doit être surveillée attentivement. Pour limiter les risques, on peut mettre en place différentes mesures :

  • Limiter la surface en contact avec le sol : cela concerne notamment les planchers bas, les sous-sols ou encore les murs enterrés ;
  • Garantir l’étanchéité à l’air et à l’eau entre le sous-sol et le bâtiment ;
  • S’assurer que le bâtiment et son soubassement sont bien aérés.

De manière générale, il est donc primordial de diminuer l’impact des polluants extérieurs sur la maison. Mais il paraît complexe d’éliminer complètement leur pénétration dans le logement : et c’est là que la ventilation intervient.

 

Le rôle clef d’une bonne ventilation

La ventilation joue un rôle crucial pour la qualité de l’air de l’habitat. C’est particulièrement le cas depuis que l’étanchéité à l’air est devenue un critère important de la performance énergétique des logements. Rendre un bâtiment très étanche à l’air permet de limiter au maximum l’arrivée d’air froid venu de l’extérieur et donc d’économiser de l’énergie. Revers de la médaille, cela engendre une réduction du renouvellement d’air qui peut causer des problèmes de condensation et de moisissure dans le bâtiment : en somme, nuire à la qualité de l’air.

Il faut donc veiller à permettre un renouvellement d’air suffisant pour éviter ce type de problème, mais assez faible pour optimiser la performance énergétique du bâtiment. Il existe de nombreux types de ventilation, certains étant plus adaptés que d’autres en fonction des cas.

En plus d’empêcher les phénomènes de condensation et de moisissure, la ventilation permet de renouveler l’air intérieur et donc d’évacuer les polluants situés dans l’habitat. Pour maximiser la qualité de l’air intérieur, on pourra privilégier un système de ventilation double flux qui permet de filtrer l’air extérieur avant qu’il n’entre dans la maison. De cette façon, on évacue les polluants intérieurs sans laisser entrer les polluants extérieurs.

 

Pensez à la qualité de votre air intérieur au moment de faire des travaux

En conclusion, il faut retenir que la qualité de l’air intérieur de votre habitat est très importante pour votre santé et la santé de vos proches. Et pour avoir une bonne qualité de l’air intérieur, il faut y penser au moment où vous faites des travaux chez vous (construction, rénovation). De cette façon, vous pourrez faire les choix de matériaux en fonction de leur étiquette « qualité de l’air » et limiter au maximum les émissions internes de polluants. Profitez également de vos travaux pour mettre en place un système de ventilation performants. Et quitte à revoir la ventilation, profitez-en pour faire des travaux d’isolation de votre bâtiment, ce qui améliorera aussi le confort de votre habitat, et rendra votre maison plus économe, et mieux valorisée sur le marché lors d’une future revente.

Si vous souhaitez un conseil neutre et objectif, véritablement expert, pour rendre votre habitat plus sain, plus confortable, et plus économe, vous pouvez faire appel au bureau d’études Sénova qui saura vous assistez dans la conception de vos travaux pour rénover et construire sans vous tromper.

 

Une maison passive en rénovation : est-ce possible ?

Si la construction d’une maison passive est un objectif ambitieux, il est souvent dit qu’atteindre le niveau passif en rénovation est très difficile. Qu’en est-il vraiment ?

maison-passive

Comment définit-on une maison passive ?

Le « passif » désigne, en gros, une façon de concevoir les bâtiments qui vise à limiter autant que possible leur consommation d’énergie (voire de la rendre nulle). L’objectif est double :

  • D’une part, la préservation de l’environnement et des ressources naturelles ;
  • D’autre part, l’amélioration du confort des habitants et la génération d’économies, notamment sur les dépenses de chauffage.

 

De manière générale, une maison passive exploite autant que faire se peut la lumière naturelle, assure des températures stables et agréables ainsi qu’un ait intérieur de qualité. Pour cela, un soin particulier est apporté à l’isolation, à l’étanchéité à l’air et à au système de ventilation.

Au niveau du chauffage, le passif vise à ce que le soleil et la chaleur « interne » (notamment celle dégagée par les appareils électroménagers et par les habitants eux-mêmes) couvre la majorité des besoins de chauffage ; cela n’exclut par pour autant la présence d’une installation de chauffage de faible puissance (et donc de faible consommation) afin de couvrir les besoins restants, notamment au plus froid de l’hiver.

Développé dès les années 1970, le concept de maison passive a été formalisé en Allemagne dans les années 1990, aboutissant à la création du label « PassivHaus » par l’Institut du même nom. D’ailleurs, la labellisation est importante dans la mesure où il n’existe pas d’autre moyen officiel de prouver qu’un bâtiment est passif. En France, la certification de référence est le label « Bâtiment Passif », délivré par l’association La Maison Passive (reconnue par l’Institut PassivHaus).

Pour être certifié « Bâtiment passif », quatre critères doivent être remplis, et ils sont identiques quelle que soit la localisation du bâtiment :

  • Le besoin de chauffage doit être inférieur à 15 kWh d’énergie utile par mètre carré de surface chauffée et par an. L’énergie utile désigne l’énergie effectivement reçue par l’habitant, après déduction des pertes dues au rendement des installations de chauffage. Le bâtiment peut aussi remplir ce critère en attestant d’un besoin de puissance de chauffage de moins de 10 W/m2 ;
  • La consommation totale d’énergie primaire doit être inférieure à 120 kWh/m2.an. L’énergie primaire désigne l’énergie à l’état naturel (pétrole, gaz, charbon, uranium…) avant sa transformation ;
  • La perméabilité à l’air de l’enveloppe doit être au maximum de 0, 6 volume par heure, mesurée sous 50 Pascals de différence de pression ;
  • Enfin, la fréquence de surchauffe intérieure doit être inférieure à 10 % des heures de l’année. La surchauffe intérieure correspond à une température intérieure supérieure à 25°C.

 

Pour obtenir le label, un dossier complet peut être déposé auprès de l’association La Maison Passive à la fin du projet. Il est également possible d’être certifié à l’issue d’un suivi en deux temps :

  • D’abord, l’association étudie le dossier de conception afin de repérer d’emblée d’éventuelles incohérences ;
  • Puis, elle analyse le dossier de réalisation, en s’intéressant particulièrement au résultat du test d’étanchéité à l’air, et recherche de potentielles erreurs.

 

Enfin, pour aborder la question du prix, la labellisation d’une maison individuelle peut coûter entre 1500 € et 3000 € en fonction des cas et en fonction du mode de certification (en deux étapes ou non).

 

Le passif en rénovation : c’est possible… Sous certaines conditions.

Atteindre le niveau passif (tel qu’il est défini pour la construction neuve) en rénovation n’est pas une mince affaire, mais n’est pas non plus du domaine de l’impossible ! Un tel objectif implique toutefois des travaux de rénovation, voire de réhabilitation, assez lourds dans la plupart des cas.

Les ponts thermiques – des points de jonction qui provoquent des pertes de chaleur – de la maison constituent souvent le principal obstacle, en particulier ceux qui se trouvent au niveau du plancher : difficile de mettre en place une isolation continue en dessous d’un bâtiment existant ! L’isolation des façades, quant à elle, pose moins de problèmes en rénovation.

Par ailleurs, les caractéristiques de la maison peuvent, dans certains cas, éliminer tout espoir de rénovation passive. En effet, la forme et l’emplacement d’une maison peuvent présenter de lourds handicaps pour une rénovation en passif : les conditions climatiques du lieu, l’orientation du bâtiment (des baies vitrées orientées plein sud étant très favorables pour atteindre un niveau passif), l’architecture (qui se doit d’être assez compacte pour limiter les zones de déperdition et les ponts thermiques)…

Face à ce constat, l’Institut PassivHaus a créé le label EnerPhit. Si cette certification permet d’attester du niveau passif d’un bâtiment rénové, ses exigences ont toutefois été revues à la baisse par rapport à celle du label « Bâtiment Passif » :

  • Le besoin de chauffage doit être inférieur à 25 kWh d’énergie utile par m2 et par an (contre 15 kWh pour la construction neuve) ;
  • La fréquence de surchauffe intérieure doit être inférieure à 10 % de l’année ;
  • La perméabilité à l’air de l’enveloppe doit être inférieur ou égale à 0, 6 volume par heure (mesurée sous 50 Pascals de différence de pression). Cela dit, il existe une tolérance allant jusqu’à 1 volume par heure.

En outre, il n’y a pas d’exigence au niveau de la consommation d’énergie primaire.

 

Comme nous pouvons le voir, les normes encadrant le passif ont été largement assouplies en ce qui concerne la rénovation : des critères plus cohérents au vu de la complexité d’une rénovation passive et un moyen de rendre ce type de démarche plus accessible.

Ainsi, la viabilité d’un projet de rénovation passive dépend à la fois des caractéristiques existantes de la maison mais aussi du niveau de performance recherché : atteindre le niveau passif tel qu’il est défini pour la construction neuve représente un défi autrement plus important que d’aller chercher les niveaux de performance fixés par le label EnerPhit.

On ne peut donc pas affirmer comme une règle générale que le passif est inatteignable en rénovation : chaque maison est unique et possède ses spécificités ! Une étude approfondie du bâtiment est donc la meilleure façon d’être fixé sur son potentiel.

 

Et si nous affirmons que le passif est atteignable en rénovation, c’est que nous l’avons vu de nos propre yeux !

 

Rénover au niveau passif : un client de Sénova a relevé le défi !

Après avoir hérité en 2013 d’une maison de 90 m2 dépourvue d’isolation et équipée d’une installation électrique vétuste et d’un vieux chauffage central au fioul, Thomas M. a décidé d’effectuer une rénovation totale du bâtiment et de saisir l’occasion pour mener à bien une rénovation énergétique ambitieuse.

« J’étais très motivé à atteindre cet objectif », confie-t-il. Et ce pour une triple raison : « Augmenter la valeur de mon patrimoine, avoir un logement agréable à vivre, tout en consommant trois fois rien. »

Dès le début, Thomas a été conscient des enjeux financiers de sa démarche. « Mon raisonnement était le suivant : « Quitte à mettre 80 000 € dans ma rénovation, si je peux avoir une maison très performante pour 100 000 €, je n’hésite pas, je saute sur l’opportunité ! » En plus, j’ai pu bénéficier d’aides financières de la région Rhône-Alpes.»

« Vu la complexité du projet, j’avais besoin d’un bon conseil pour faire les meilleurs choix de conception thermique et énergétique et dimensionner correctement les équipements. » C’est alors que Sénova est intervenu pour accompagner Thomas : « Sénova a eu une approche de conseil, tout en restant très ouvert et à l’écoute. Nous avons travaillé de concert avec les artisans pour rechercher les meilleures solutions. »

« Nous nous sommes orientés vers une conception passive, c’est-à-dire à très basse consommation d’énergie, très isolée, avec un tout petit système de chauffage très innovant : une VMC [Ventilation Mécanique Contrôlée] thermodynamique. Il s’agit d’un système intégré pour maisons passives qui fait à la fois office de VMC, Pompe à chaleur Air/Air et Eau Chaude Sanitaire. Nous en avons eu pour environ 65 000 € de travaux liés à la rénovation énergétique, que nous avons pu faire financer avec les aides classiques de l’État. »

Après la fin des travaux en août 2014, le froid hivernal n’a pas tardé à s’abattre sur les hauteurs de l’Ain, où se situe la maison. L’occasion pour Thomas de constater la performance de son habitation : « Dès le premier hiver passé dans notre nouvelle maison basse énergie, nous pouvions dire que l’objectif initial était atteint ! Nous consommons 90 centimes par jour pour faire fonctionner notre VMC Thermodynamique qui suffit à chauffer la maison la plupart du temps. Au cœur de l’hiver, nous y ajoutons un convecteur électrique pour toute la maison, qui coûte quant à lui 95 centimes par jour. »

Le passif en rénovation, c’est donc loin d’être impossible ! Mais il s’agit d’un investissement conséquent qui se doit d’être mûrement réfléchi et encadré par des professionnels compétents : « J’ai été très content du travail fait par Sénova pour la qualité du conseil et des échanges avec les artisans », conclut Thomas.

Si un tel projet vous intéresse, faites appel au bureau d’études thermiques Sénova, qui saura vous apporter les conseils personnalisés et approfondis dont vous avez besoin pour une maison plus économe, plus confortable et plus saine (que ce soit en construction, ou en rénovation !).