Les français veulent vivre dans un logement écologique et peu consommateur d’énergie

En accord avec l’évolution du secteur du bâtiment et le développement des énergies renouvelables en France, « Ipsos » a mené un sondage d’opinion pour l’hebdo « le moniteur ».

Étant donné que les charges du logement occupent 19,2% du budget des ménages français, ce sondage arrive au bon moment pour évaluer l’opinion générale sur le sujet. Réalisé en Décembre 2010, il fait le point sur les envies des français en matière d’habitat d’ici 2020.

Comment les français voient leur espace de vie? Quels sont les facteurs qu’ils souhaiteraient changer? Comment ils perçoivent le logement idéal ? Autant de questions se profilent  dans ce sondage.

Les habitants sont globalement satisfaits

En général les français sont satisfaits de leurs conditions de logement. Questionnés sur le confort, l’organisation intérieure, la localisation et la taille de leur logement, 92% des répondants se sont dits contents de leur habitation actuelle. On note une plus grande satisfaction auprès des personnes âgées, des individus à revenus élevés, des propriétaires et des provinciaux. Cependant, la performance énergétique, la sécurité contre le vol, et l’isolation phonique restent les principaux points de mécontentement des français.

Analyse de satisfaction des français

Interrogés sur les aspects négatifs de leurs logements, il apparaît que :

  • 1 individu sur 4 n’est pas totalement comblé en raison des problèmes liés à la sécurité contre le vol.
  • 27% sont mécontents des charges d’énergie, de la réception des réseaux (Eau de chauffage et ECS) de l’isolation phonique et de la performance énergétique de leur habitation.

Le logement rêvé des français

Voici, entre autres, ce qui a pu être observé concernant le souhait des français en matière de logement d’ici 10 ans :

  • 86% : c’est la part des sondés qui se voient  propriétaires dans les 10 ans à venir. Ils souhaitent de préférence une construction neuve éloignée des grandes agglomérations.
  • 26%, dont 67% de moins de 45 ans, désirent dans 10 ans un logement avec une meilleure isolation, une bonne performance énergétique, une meilleure luminosité, et plus d’espace.
  • 28% des français (principalement des jeunes ménages) rêvent de posséder une terrasse ou un jardin.

En conclusion, en matière de logement d’ici à 2020, les français aspirent à devenir propriétaire d’une maison individuelle avec jardin, éloignée des grandes villes, possédant une très bonne performance énergétique, étant confortable et peu coûteuse en énergie.

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Les dépenses moyennes d’énergie des français sont stables depuis 20 ans (en proportion du budget du ménage)

Appelée « effort énergétique », la consommation en énergie liée aux transports et au logement figure parmi les principaux postes de dépenses des français. Elle occupe ainsi 8,4% du budget de consommations des ménages. Cette proportion est restée stable au cours de ces 20 dernières années.

Facture d’énergie : 2300 € / an en moyenne

D’après une étude de l’INSEE, les dépenses en énergie constituent en moyenne 8,4% de la consommation des ménages en 2006. Ces dépenses se répartissent à 4,8% pour les énergies liées au logement, et 3,6% pour les énergies liées au transport. Les français payent ainsi une moyenne de 2300 euros par an pour leurs factures d’énergies. On note toutefois une grande inégalité entre l’effort énergétique des ménages situés en zone urbaine et ceux en zone rurale. Les dépenses en énergie de ces derniers sont deux fois plus élevés (11,3% contre 5,7% en agglomération parisienne par exemple).

Cette inégalité s’explique essentiellement par la taille des logements, qui sont plus grands en zone rurale, et par conséquent dépensent plus en chauffage. Elle est également due à leur éloignement par rapport au lieu de travail de leurs occupants, impliquant plus de dépenses en carburant. Enfin, il y a aussi le mode de chauffage adopté, le fioul étant davantage utilisé en zone rurale, ce qui est plus coûteux.

Il apparaît aussi que plus le revenu des ménages est élevé, plus ils consomment de l’énergie. Ceci s’explique particulièrement par la taille des logements et les équipements électriques des ménages aisés, qui sont beaucoup plus importants que ceux des ménages modestes.

Evolution de la part budgétaire de l’énergie des ménages français en 20 ans

En 20 ans, cette part budgétaire de l’énergie dans les dépenses des ménages n’a baissé que de 3 points. Elle était ainsi de 11,6% en 1985, et est passé à 8,4% en 2006. Cette stabilité de l’effort énergétique s’explique par les évolutions du prix de l’énergie d’une part, et celles de la performance énergétique d’autre part.

En effet, bien que le prix de l’énergie n’ait cessé d’augmenter ces dernières années, il est demeuré moins cher par rapport aux autres biens du panier de consommation. Par ailleurs, les évolutions techniques ont permis l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat et le transport, ce qui a conduit à la réduction de leur consommation en énergie.

Ainsi, malgré une croissance de la consommation énergétique due à l’étalement urbain, l’augmentation du taux d’équipement en automobile, l’agrandissement de la taille des logements, et le niveau d’équipement électrique élevé, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup augmenté.

Impacts des progrès énergétiques sur la facture énergétique

Les caractéristiques des logements ont beaucoup évolué en 20 ans : leur surface a augmenté de 9 m2 en moyenne, et plusieurs sortes d’appareils sont venues s’ajouter aux équipements électriques. Cependant, malgré ces changements, les dépenses en énergie n’ont pas évolué de la même manière chez les ménages des centres-villes et ceux des zones périphériques et rurales. En effet, les logements en centre ville ont été les premiers à bénéficier des progrès énergétiques en matière d’isolation et d’efficacité des systèmes de chauffage. De plus, ces améliorations ont surtout profité aux ménages aisés. Par conséquent, comparé au niveau de 1985, la part de la facture énergétique dans le budget de consommation a baissé d’un tiers chez les ménages aisés et urbains, contre un quart pour les ménages plus modestes et ruraux.

En bref, malgré la hausse des prix et les nombreux facteurs qui ont favorisé la croissance de la consommation en énergie, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup changé ces dernières années. L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et dans le secteur du transport y ont largement contribué. Tout cela montre que toutes les dispositions visant à réduire la consommation d’énergie sont une véritable source d’économies (une bonne isolation, un système de chauffage performant, …).

Toutefois, les évolutions récentes des prix de l’énergie montrent que l’effort énergétique tend à s’intensifier fortement et la précarité énergétique se développe considérablement. Les dépenses moyennes d’énergie des français qui n’auront pas rénové énergétiquement leur habitat ou opté pour une voiture économique pourraient être beaucoup moins stables d’ici à 2020.

Ainsi, si vous trouvez que votre logement est encore énergivore, n’hésitez pas à améliorer sa performance énergétique.

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De l’intérêt de réaliser des travaux d’économie d’énergie au moment d’acheter

L’achat d’une maison ou d’un appartement correspond à un moment idéal pour rénover énergétiquement son habitat. En effet, le logement n’est pas encore habité et peut  de ce fait subir une rénovation importante sans provoquer de gêne. De plus, le propriétaire peut aisément négocier une rallonge de prêt immobilier à un bon taux pour financer les travaux.

Pourquoi le faire ?

Pour un meilleur confort chez vous

« Le confort dans le logement est la première motivation des français pour faire des « travaux d’économie d’énergie »

Bien isoler, bien chauffer, contrôler les mouvements d’air, évacuer l’humidité etc, tout ceci contribue à votre bien-être dans votre habitat. Les logements anciens sont le plus souvent de vraies passoires thermiques et disposent d’un confort médiocre. Or des solutions existent pour améliorer cet état de cause.

Pour diminuer le coût énergétique de votre habitation

On le sait, l’énergie coûte et continuera de couter de plus en plus cher (exemple de la dernière hausse du prix du gaz le 1er juillet dernier). On achète en général un  bien immobilier pour plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années. Pourquoi ne pas préparer les augmentations futures du coût de l’énergie en rénovant thermiquement votre logement ? Ainsi, votre logement consommant moins, vous limiterez votre dépendance énergétique et réaliserez sur le long termes de substantielles économies.

Des aides qui permettent de rentabiliser plus rapidement ses investissements

Différentes aides sont accordées aux particuliers dans des travaux de rénovation énergétique, ces aides peuvent être cumulables d’où l’intérêt d’y avoir recours. Voici la liste :

  • Le crédit d’impôt . Mais attention  ce crédit bénéficie uniquement aux résidences principales et il existe une liste d’équipements précis donnant droit à cette aide, pour en savoir plus: cliquez ici.
  • L’aide de solidarité écologique est destinée à la rénovation thermique d’un bien immobilier. Cette subvention s’adresse surtout aux propriétaires les plus modestes.

Pour une meilleure valorisation de votre bien sur le marché de l’immobilier

Si vous anticipez la vente ou la location éventuelle de votre bien, réaliser au préalable des travaux d’économie d’énergie peut être un bon calcul. Ainsi, si votre habitat est peu consommateur d’énergie ou moins énergivore que des logements classiques, vous le louerez ou le vendrez  plus facilement et plus cher. En effet, un locataire ou un acheteur potentiel sera prêt à payer plus cher un logement dont la facture énergétique sera allégée et le confort accru.

Conclusion : rénovez !

Vous êtes sur le point d’acheter un bien immobilier ? Vous prévoyez  déjà de faire quelques travaux avant d’emménager ? C’est le moment d’y aller à fond et d’en profiter pour rénover énergétiquement votre habitat. Vous ne le regretterez pas.

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Tout comprendre sur le Contrat de Performance Energétique (CPE)

La directive européenne 2006/32 définit le Contrat de Performance Énergétique comme « un accord contractuel entre le bénéficiaire et le fournisseur (normalement une SSE : société de services énergétiques) d’une mesure visant à améliorer l’efficacité énergétique, selon lequel des investissements dans cette mesure sont consentis afin de parvenir à un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique qui est contractuellement défini. »

Il existe deux types de CPE, le CPE « classique » et le CPE « élargi ». Le premier est déjà en place et ne concerne que le chauffage. Le deuxième est en cours d’expérimentation et concerne aussi bien les systèmes de chauffage que le bâti.

Un contrat entre « opérateur » et « client »

Dans un CPE, il y a deux parties : l’opérateur (ou fournisseur) et le client. Le client c’est celui qui veut lancer des démarches de rénovations énergétiques mais qui n’a pas les moyens financiers pour réaliser les travaux. En général, dans le résidentiel, il s’agit d’une copropriété. L’opérateur c’est celui qui va mettre en œuvre les améliorations nécessaires.

La particularité du CPE repose sur le fait que l’opérateur est celui qui va investir dans les travaux d’amélioration énergétique et qui va s’engager dans le temps sur une réduction de la consommation d’énergies du client. Ainsi, le client va avoir la possibilité de réaliser des travaux à son profit sans aucun financement de base de sa part. Et les économies d’énergies réalisées serviront à rembourser l’opérateur.

Prenons un exemple :

Si une copropriété consomme 100 kWh/m2/an, elle peut grâce au CPE se fixer comme objectif une consommation de 80 kWh/m2/an. La société de services énergétiques va donc essayer de faire des travaux afin que la copropriété ne consomme que 50 kWh/m2/an. Ainsi, l’écart de consommation entre 80 kWh et 50 kWh, que la copropriété va continuer à payer, fera lieu de rémunération pour l’opérateur.

Comment ca se passe exactement ?

Le contrat de performance énergétique comporte plusieurs étapes :

  • La réalisation d’un audit énergétique complet par un bureau d’études thermiques spécialistes des copropriétés. Celui-ci va permettre de faire un état des lieux des consommations actuelles, de mettre à jour les postes de déperditions et de faire des préconisations de travaux qui seront chiffrés en terme d’investissement et de retour sur investissement.
  • La rédaction d’un bilan financier à partir des estimations de coût et d’économies possibles, pour pouvoir établir une durée de contrat (5, 10 ans, ou plus)
  • La négociation d’un contrat équilibré pour les deux parties (sans oublier d’expliciter ce qu’il se passera dans le cas d’une hausse des prix de l’énergie)
  • Le contrôle et la mesure des performances énergétiques par l’opérateur pendant toute la durée du contrat

Le CPE présente donc plusieurs avantages :

  • Une rénovation énergétique pour la copropriété sans aucun investissement de sa part (confort accru, biens mieux valorisés sur le marché…)
  • Des économies immédiates, et ce pendant toute la durée du contrat
  • Des économies encore plus impressionnantes une fois le contrat expiré
  • Une assurance de résultats, puisque celui qui réalise les travaux a intérêt à ce que des économies soit faites s’il veut y gagner

Le CPE est une démarche qui met donc un terme à nombre de freins aux rénovations des copropriétés, et qui tire sa force du fait que tout le monde est gagnant.
Cependant, pour qu’il fonctionne véritablement, le contrat doit être clair et précis et reposer sur un système de confiance et de transparence.

Cela fait 20 ans que ce système fonctionne très bien en Allemagne, il faut maintenant espérer qu’il rencontre le même succès en France !

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Les intérêts cachés d’EDF, GDF et autres vendeurs d’énergie lorsqu’ils préconisent à leurs clients de faire des économies d’énergie

Lexique préliminaire : Par « énergéticien », on entend ici « un vendeur d’énergie »

Le nouveau DADA des entreprises qui vendent de l’énergie : vous conseiller d’en acheter moins ! Peut-on leur faire confiance ?

Les énergéticiens ont de plus en plus envie de faire faire des économies d’énergie à leurs clients ! Les exemples d’initiatives ne manquent pas :

  • Des publicités dans tous les magazines
  • Des sites dédiés possédés par les vendeurs d’énergie sans que l’on puisse parfois les identifier
    • www.economiedenergie.fr – filiale de Primagaz ;
    • lesecohabitants.fr – possédé par GDF ;
    • « Le centre d’information sur le chauffage et les économies d’énergie » (0 810 34 34 34 begin_of_the_skype_highlighting              0 810 34 34 34      end_of_the_skype_highlighting) – l’association Chauffage Fioul (regroupant les vendeurs de fioul);
    • Etc.
  • Des conseils et audits énergétiques proposés à des prix très faibles (299 € TTC pour EDF – 199 € TTC pour GDF – gratuit pour Chauffage Fioul), qui « ne sont pas rentables » d’après l’aveu même des énergéticiens.

N’ayant jamais vu un vendeur me préconiser de moins acheter son produit, j’ai donc cherché à savoir : « quels sont leurs intérêts cachés ? ».

A la recherche de « l’arnaque »…

Etape 1 : j’ai commencé par leur poser la question telle quelle. Réponse :

« Nous voulons démontrer aux clients et à l’état que nous sommes pro-actifs et que nous sommes un acteur majeur dans le domaine du Grenelle II et des économies d’énergie. L’ambition n’est pas de faire de l’argent mais de montrer qu’on est un acteur majeur pour l’environnement. »

- L’Agent Commercial d’EDF Bleu Ciel qui a répondu à mon appel

Connaissant l’entreprise du CAC 40, je n’étais pas vraiment convaincu par ce discours.

Etape 2 : J’ai donc poussé mes recherches plus loin. J’ai découvert un certain nombre d’intérêts cachés que les énergéticiens ne présentent jamais dans leurs discours commerciaux

Intérêt N°1 : Les CEE

L’état demande aux vendeurs d’énergie eux-mêmes de faire des économies d’énergie ou de les faire réaliser par leurs clients. A chaque fois qu’un énergéticien peut prouver qu’il a réalisé (ou fait réaliser) des économies d’énergie, il obtient un Certificat d’Economie d’Energie (CEE). Si, à la fin d’une période donnée, un vendeur d’énergie ne possède pas suffisamment de CEE (par rapport aux quotas imposés), il doit payer une « amende ». S’il a récolté plus de CEE que son quota, il peut alors les revendre sur le marché des CEE aux autres énergéticiens qui n’en ont pas assez. En quelque sorte, faire faire des économies d’énergie à leurs clients permet aux énergéticiens d’économiser des « amendes », donc de l’argent, voire gagner de l’argent en revendant ses CEE excédentaires par rapport à son quota.

Pour tout comprendre sur les CEE, cliquez ici

Intérêt N°2 : La maîtrise et l’augmentation de leurs marchés respectifs

Etre présents dans les réflexions des ménages lorsqu’ils pensent à changer leur chaudière gaz présente un grand intérêt pour GDF : il va pouvoir influencer en faveur une solution à base de gaz. De même pour EDF qui pourra pousser pour une Pompe à Chaleur (rappelons qu’une PAC fonctionne à base d’électricité) ou l’association Chauffage Fioul qui préconisera une bonne chaudière fioul à condensation ou de simplement moderniser l’installation existante si elle est au fioul.

A titre d’exemple, à chaque fois que EDF réussit à faire installer une PAC en remplacement d’une chaudière fioul ou gaz, c’est autant de kilowattheures électriques vendus en plus donc autant de CA (Chiffre d’Affaire) supplémentaire garanti pour les 20 prochaines années au moins (durée de vie de l’installation).

Chez GDF, j’ai déjà entendu un « animateur filière de département » (qui gère les partenariats avec les installateurs et les conseillers) dire : « Nous sommes en effet très vigilants à ce que toutes les chaudières gaz qui sont remplacées chez nos clients le soit par une chaudière gaz plus performante ou a minima par une PAC avec relève chaudière à gaz »… Autant dire que GDF ne vous préconisera pas d’installer une chaudière à bois !

Intérêt N°3 : Valorisation de leur image de marque

A l’heure où l’on assiste à une vraie prise de conscience de l’importance de l’enjeu environnemental chez les ménages en France, il est de bon ton que les entreprises montrent leurs actions en matière de développement durable. Cela leur permet de redorer leur image, ou autrement dit de développer leur « green power ».

Plus la marque est forte, plus elle attire les clients, et plus les licences de marque se monnayent chère… (Voir Intérêt N°4)

Attention toutefois au greenwashing !

Intérêt N°4 : Une « prise de part de marché » sur le marché de la rénovation du bâtiment

Avoir un réseau d’artisans permet aux énergéticiens de bénéficier d’une nouvelle source de revenus, voire même de prendre une part au marché de la rénovation.

Selon les énergéticiens, les artisans partenaires doivent soit reverser une commission pour chaque apport d’affaire, soit payer une licence de marque annuelle.

Certains sont même allés jusqu’à co-concevoir des systèmes de chauffage afin de les vendre en exclusivité aux installateurs partenaires moyennement une rétribution de marge. Bien sûr, ces produits sont conçus pour favoriser le marché principal de l’énergéticien en question. C’est le cas d’EDF qui n’avait pas de solution performante à base d’électricité (PAC) à proposer pour remplacer les vieilles chaudières fioul et gaz dans les maisons mal isolées. Le groupe se lança alors dans la conception, en partenariat avec Stiebel Eltron, d’une pompe à chaleur à très haute température spécialement prévue à cet effet… Dans ce cas précis, l’initiative a avorté car la machine n’était pas encore assez performante non plus…

Méfiez-vous donc des conseils des énergéticiens !

En conclusion, nous pouvons dire que :

  • Pour les vendeurs d’énergie, peu importe la qualité du diagnostic pour le client tant que ses intérêts sont servis. Le diagnostic est donc fait à la va-vite (« de visu et en direct ») et essentiellement marketing : des logiciels très simplifiés, peu de responsabilité etc.
  • L’expert est « juge et partie » (parfois sans le savoir !). Il va nécessairement favoriser des solutions électriques pour EDF, gaz pour GDF, fioul pour Association CHAUFFAGE FIOUL etc. En effet, les outils logiciels sur lesquels sont basés les diagnostics ont tous été réalisés (ou adaptés) par les centres R&D des énergéticiens et les méthodes de calculs ont tendance à favoriser les technologies qui les intéressent par rapport à d’autres.
  • Les partenaires installateurs choisis sont sélectionnés pour favoriser une énergie par rapport aux autres (c’est le cas par exemple des chauffagistes « labélisés » Qualifioul pour l’association Chauffage Fioul).

Leur démarche est donc avant tout pécuniaire et peut aller quelquefois à l’encontre de l’intérêt du client

Il est bien évident que les vendeurs d’énergie font leurs choix stratégiques en fonction d’une recherche de rentabilité maximale pour leur entreprise. Notamment, contre toute attente, proposer à leurs clients de faire des économies d’énergie est donc une activité très lucrative au final.

En écoutant les recommandations des vendeurs d’énergie, le client n’est jamais sûr de faire les meilleurs choix en fonction de son habitat et de ses besoins propres.

Une solution peut être de faire appel à des indépendants, par exemple :

  • Les espaces info-énergies (mis en place par l’Ademe) qui répondent gratuitement aux particuliers par téléphone
  • Des bureaux d’études thermiques experts qui pourront vous accompagner en profondeur dans tous vos projets tout en ne considérant que votre intérêt (ex : Sénova)

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