La région Rhône-Alpes lance son Plan Bâtiment Durable

Le 17 Novembre 2014, Jean-Jack Queyranne a officiellement rejoint le projet de déclinaison régionale du Plan Bâtiment. En signant, la région Rhône-Alpes est devenue  la 7ème région à participer à ce projet de grande envergure.

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Jean-Jack Queyranne signe le Plan Bâtiment Durable

Constat : Diagnostic énergétique de la région

 

Le Plan Bâtiment Durable a été lancé en 2009 et rassemble un réseau d’acteurs dans le secteur du bâtiment autour d’une idée : celle de travailler pour l’efficacité énergétique.

Quel constat ?

En effet, l’ensemble de ses 270 lycées ont été construits pour la plupart dans les années 1970. Dès 2006, un diagnostic énergétique avait déjà été déployé. À savoir qu’ils représentent déjà plus de 4,3 millions de mètres carrés et un budget de 20 millions d’euros annulés pour leur rénovation énergétique. Jean-Jack Queyranne a noté une économie de 1,5 million chaque année grâce aux actions déjà mise en œuvre. La participation au Plan Bâtiment semblait alors une suite logique.

En plus de participer à ce projet, la région Rhône-Alpes a joint les 76 signataires de la Charte pour l’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires et privés (conçu par le PBD). Tous s’engagent dans une tentative de diminution des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, notamment au sein des lycées.

 

Les objectifs fixés

 

Les objectifs globaux du Plan Bâtiment Durable sont :

  • mobiliser collectivement l’ensemble des acteurs du bâtiment : que ce soient des organisations professionnelles, des entreprises, artisans, acteurs de la formation, particuliers, associations, collectivités.
  • structurer au mieux l’offre de rénovation par la formation et l’innovation, par exemple.
  • soutenir au mieux la demande par le financement et l’accompagnement.

La région Rhône-Alpes s’est plus précisément donnée l’ambition de :

  • s’engager à poursuivre la maîtrise et le suivi des consommations d’énergie de son parc
  • rénover 85 000 logements chaque année contre 10 000 actuellement
  • reconnaître 8 à 10% des entreprises du BTP garantes de l’environnement (RGE) contre 4% actuellement.

Pour une meilleure efficacité du projet, sept groupes de travail ont été définis autour de sujets précis :

  • L’observatoire permettant de dresser un état des lieux et de fixer des objectifs
  • L’innovation
  • La montée en compétence des acteurs
  • Les outils de financement
  • Le guichet unique
  • La sensibilisation de la jeunesse
  • La Région exemplaire et les échanges d’expériences pour le tertiaire public

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2014 était aussi l’année des aides publiques à la rénovation énergétique et du label RGE avec une TVA à 5,5% sur les travaux. S’en est suivi une vague de formation des professionnels (30 000 étaient annoncés fin 2014). Ce taux réduit est applicable si :

  • vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou syndicat de copropriétaires,
  • vous êtes locataire ou occupant à titre gratuit,
  • vous êtes une société civile immobilière.

 

Dorénavant, les échanges inter-régionaux se poursuivent afin à d’étendre d’autres régions d’autant plus que certaines ont manifesté un intérêt à sa mise en place.

Concernant le rapport d’activité publié en Janvier 2015, le président du Plan Bâtiment Durable a déclaré 2014 comme « une année utile. A chaque année sa couleur, plus ou moins vive : 2014 présente à cet égard bien des éclats si l’on y regarde de près ».

2014 aura été l’année de l’expansion : si vous aussi, vous désirez rendre votre bâtiment plus économe en 2015, n’hésitez pas à contacter nos professionnels qualifiés RGE Sénova !

Il y a encore des millions de passoires énergétiques en France !

Tandis que plus de 13% des ménages seraient touchés par la précarité énergétique en 2011, la plupart des gens consacrent de plus en plus d’argent à chauffer leur logement. Pourquoi ? On peut évidemment accuser le coût de l’énergie qui continue à augmenter. Mais nous sommes aussi face à un problème de taille : le parc des bâtiments existants est vieillissant et, alors que le Grenelle de l’Environnement devait faire changer les choses, on déplore encore un trop grand nombre de « passoires énergétiques ». Près de 80% des Français vivent actuellement dans un bâtiment très énergivore.

Trop peu de bâtiments à basse consommation

Contrairement à l’idée répandue, ce n’est ni l’ensemble de vos équipements ménagers, ni votre voiture qui constituent l’essentiel de votre facture énergétique. Le bâtiment (résidentiel et tertiaire confondus) est le premier poste de consommation d’énergie avec près de 45% de la consommation totale nationale. Vous aurez beau adopter tous les gestes quotidiens les plus économes en énergie, le montant de la facture restera élevé si vous vivez dans une passoire énergétique.

La consommation moyenne du parc résidentiel français serait, selon les estimations de l’ADEME, autour de 240 kWhep/m².an, soit près de cinq fois plus que la norme qui s’appliquera aux futurs logements construits à partir de 2013. Quant aux 10 à 15 % de logements classés G (la note la plus basse) sur l’étiquette de performance énergétique (DPE), ils consomment plus de 450 kWhep/m².an, soit des dépenses en énergie supérieures à 2200€ par an en moyenne.

Les risques d’un habitat énergivore

Outre l’impact négatif sur l’environnement (le bâtiment représente presque un quart des émissions de gaz à effet de serre totales en France), c’est votre budget mensuel qui subit de plein fouet le gaspillage d’énergie. Selon AVendreALouer.fr, le budget énergie de près d’un quart des Français se situe entre 800 et 2000 euros par an. Le prix de l’énergie augmentant à grande vitesse, il devient de plus en plus pertinent de vivre dans un logement économe en énergie. Le nombre de ménages en difficulté de paiement face à leur opérateur d’électricité ou de gaz est en forte hausse, d’autant que la crise économique a tendance à compresser les revenus.

Mais vivre dans un logement énergivore représente encore d’autres inconvénients. Il y a entre autres l’inconfort d’une mauvaise isolation thermique ou d’un système de chauffage défectueux. Ainsi, les conditions de vie de nombreux ménages se sont dégradées avec le vieillissement de leur habitation. Dans certains cas, la dégradation du bâti peut même conduire à la qualification de « logement indigne ». Dans les périodes très chaudes ou très froides, l’inconfort s’accentue et peut mettre en danger les enfants ou les personnes âgées.

Indirectement, la valeur immobilière du logement est évidemment influencée à la baisse, c’est pourquoi la dévalorisation immobilière de certains quartiers ou de certaines zones résidentielles dégradées met en danger les propriétaires.

La rénovation énergétique de la majeure partie de l’immobilier existant semble donc être une étape incontournable pour réduire nos consommations d’énergie et notre impact négatif sur l’environnement. Cependant, la situation financière de chacun doit pouvoir s’adapter à l’effort de rénovation. C’est la raison pour laquelle de nombreuses solutions de financement sont proposées par l’Etat et les collectivités locales. Pour savoir comment rénover à basse consommation d’énergie votre logement, vous pouvez faire appel à un  bureau d’études thermiques indépendant qui vous conseillera spécifiquement.

Tout sur le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE)

Le diagnostic de performance énergétique (DPE), mis en place en 2006, est un indicateur des consommations d’énergie et de gaz à effet de serre des bâtiments. En  2012, de nombreuses choses ont changé. Le DPE, si souvent critiqué pour son manque de fiabilité pourrait être en voie de stabilisation.

Les caractéristiques du DPE

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) se présente sous la forme de deux échelles. L’étiquette énergie représente la consommation d’énergie en kWh/m².an, tandis que l’étiquette climat donne le niveau d’émissions de gaz  à effet de serre en kgéqCO2/m².an.

Mais le DPE est avant tout une démarche de diagnostic qui doit être rigoureuse. C’est d’ailleurs le manque de professionnalisme des diagnostiqueurs qui leur avait été reproché. Depuis son origine, la réalisation d’un DPE comporte quatre grandes parties :

  • La description du bâtiment et des systèmes
  • L’évaluation des consommations d’énergie
  • Le classement sur les deux échelles
  • Les recommandations sur les solutions

Depuis 2010, la réalisation d’un DPE est obligatoire à la vente ou à la location de votre logement. Les agences immobilières sont d’ailleurs tenues d’afficher l’étiquette de performance énergétique dans leurs annonces.

Depuis 2012, les copropriétés de moins de 50 lots en chauffage collectif ont l’obligation de demander un « DPE immeuble » avant 2017.

Les nouveautés 2012

En 2012, le DPE fait peau neuve. La certification pour devenir diagnostiqueur DPE requiert désormais une formation minimale, soit un Bac+2 dans les techniques du bâtiment. L’examen à passer est redéfini avec précision et l’organisme qui délivre la certification doit ensuite exercer une surveillance régulière des diagnostiqueurs qu’il a formés.

On peut aussi noter la séparation en deux « branches » de la certification. Les diagnostiqueurs DPE « individuel » ont seulement accès aux maisons individuelles, tandis que la mention « tous types de bâtiments » englobe aussi le DPE immeuble et le DPE pour les bâtiments tertiaires.

Et surtout, la nécessité d’une visite du bâtiment concerné a été enfin mise noir sur blanc. En effet, le développement de certains organismes qui travaillaient à distance augmentait le risque de non-fiabilité du DPE.

Ces particularités s’appliquent déjà depuis le 1er février 2012.

Le DPE du futur

Déjà, deux arrêtés publiés début 2012 proposent la suite de la réforme, qui ne s’appliquera qu’à partir de 2013. La production d’énergie renouvelable sera notamment prise en compte dans le DPE. La méthode de calcul sera aussi réformée pour renforcer la précision des résultats.

Même s’il augmente en fiabilité, le diagnostic de performance énergétique reste un outil principalement destiné à l’information. Connaître la consommation de votre logement, c’est un bon début. Mais ça ne remplace pas une étude plus poussée, qui sert de base pour effectuer des travaux de rénovation énergétique. En effet, pour savoir précisément comment rénover votre habitation sans vous tromper en obtenant un conseil efficace de bout en bout, vous devrez nécessairement faire appel à une assistance dans la conception de votre rénovation.

Vers une obligation de rénovation énergétique?

Pour pouvoir atteindre les objectifs du Grenelle Environnement, il est essentiel de réhabiliter le parc immobilier existant, qui produit près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi l’idée d’imposer par la loi la rénovation énergétique d’une partie des bâtiments est de moins en moins contestée.

Le parc tertiaire ou l’horizon 2020

Cette dimension est déjà présente dans la loi Grenelle 2 de juillet 2010. Dans l’article 3, on trouve effectivement une disposition qui oblige la mise en œuvre de travaux d’économies d’énergie dans tous les bâtiments tertiaires et publics d’ici 2020. D’après les premières recommandations qui annoncent l’arrivée d’un décret, l’objectif serait de réduire d’au moins 25% les consommations d’énergie de ce secteur. C’est un tournant symbolique fort, qui a inspiré les acteurs politiques de la rénovation énergétique.

Obliger la rénovation à la vente

A l’occasion des élections présidentielles, François Hollande a préconisé d’introduire dans la règlementation l’interdiction de vente des bâtiments dont l’indice de performance énergétique est F ou G. Il est déjà obligatoire, depuis 2006, de demander un diagnostic de performance énergétique (DPE) à l’occasion d’une transaction. Le principe serait alors, à travers cette interdiction, de contraindre leurs possesseurs à rénover des bâtiments les plus anciens et les plus énergivores. D’un point de vue écologique, cela serait une mesure efficace, qui permettrait de lutter contre la précarité énergétique. Et d’un point de vue économique, le secteur de la rénovation serait indirectement dynamisé.

Des critiques vite balayées

Se pose une question fondamentale, celle du coût de ces travaux, coût difficilement supportable pour les ménages les plus faibles. Comment financer cette campagne de rénovation du parc existant ? D’autant que les seuls logements d’étiquette énergétique F ou G représenteraient, selon l’ADEME, près de 7 millions de logements. Cependant, certains experts considèrent que l’anticipation des particuliers résoudrait le problème de lui-même. En effet, bien plus efficace qu’un délai juridique, l’échéance de la transaction est très incitative pour le propriétaire qui veut vendre, et le pousse à envisager la rénovation sur le long terme pour ne pas devoir débourser la totalité du montant au dernier moment. Mais aussi, de nombreuses subventions ou aides fiscales existent pour aider les particuliers à financer la rénovation de leur habitation. De plus, le mécanisme d’obligation ne serait coercitif que sous condition de revenus : pour les plus précaires financièrement, seule une provision pourrait être retenue, en attendant que l’épargne accumulée soit suffisante à la mise en œuvre des travaux. Enfin, les économies faites sur la facture énergétique compenseraient en partie le coût de la rénovation.

D’autres débats portent sur la personne qui devra mettre en œuvre la rénovation : vendeur ou acheteur ? Certains posent à cette occasion la question des préférences dans la décision d’acquisition d’un bien immobilier. Et si les goûts du vendeur, qui effectue la rénovation, étaient différents de ceux de l’acheteur ?

L’élection de François Hollande à la présidence de la République a donné encore davantage de crédibilité à cette idée, qui pourrait prochainement être débattue au sein du gouvernement. En attendant, l’opportunité de faire des économies tout en améliorant son confort et en faisant un geste pour l’environnement devrait constituer une incitation tout aussi forte. Vous pouvez faire appel à un bureau d’études thermiques pour savoir quels travaux cibler en priorité et être guidés tout au long de votre projet par des experts indépendants capables de bien vous conseiller.

Les ménages français sont de plus en plus sensibles à l’efficacité énergétique de leur logement

Tous les sondages sont formels, il y a bien une prise de conscience de la part des Français quant à l’importance de la performance énergétique de leur logement : plus de neuf personnes sur dix jugent que la performance énergétique de leur logement est un élément important. La forte augmentation du prix de l’énergie ainsi que la conscience de l’impact sur l’environnement mettent les ménages en face de la réalité : changer d’habitudes est essentiel. C’est d’ailleurs la conclusion du CREDOC (Centre de Recherches pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie), qui a annoncé fin 2011 que les modes de vie avaient évolué vers une réduction des consommations d’énergie. La réduction de la facture énergétique apparaît comme la principale préoccupation des Français.

Un changement des comportements

Selon le rapport du groupe de travail « Sensibilisation des ménages et des entreprises » du Plan Bâtiment Grenelle, 86% des interrogés disent avoir changé leur comportement. Concernant les travaux de rénovation énergétique, le passage à l’acte est de plus en plus fréquent : 54% des ménages (mais 70% des propriétaires) disent avoir réalisé des travaux d’amélioration des performances énergétiques de leur logement, et 37% l’envisagent dans les 5 ans. Les travaux que les interrogés déclarent vouloir prioritairement mettre en œuvre, selon un sondage de PAP, seraient l’isolation des murs et des toitures plutôt que le changement du système de chauffage. Vu d’en haut, les politiques menées à différents niveaux sont largement approuvées : selon le Parlement européen, la large majorité des citoyens de l’UE est très favorables à des politiques contraignantes sur le sujet.

Les transactions sont aussi de plus en plus marquées par cette prise de conscience. L’émergence d’une « valeur verte » immobilière, est désormais généralisée à la plupart des agences immobilières, si bien que 76% des Français en perçoivent l’enjeu, et qu’elle atteindrait, selon l’ADEME, 100€/m²  en 2011 pour la construction à basse consommation. A l’achat, selon le rapport du Plan Bâtiment Grenelle, 93% des Français prêtent attention à la performance énergétique du logement. L’obligation d’affichage du diagnostic de performance énergétique (DPE) dans les annonces immobilières semble avoir réussi à introduire une plus grande transparence, car l’étiquette énergétique est de plus en plus un argument de négociation.

Les freins à la rénovation énergétique des logements

Les différentes enquêtes ont aussi révélé au grand jour les freins auxquels les Français prêtent le plus d’importance et qui constituent un blocage à la rénovation énergétique du parc existant. En premier lieu, la question du coût, des financements, et du retour sur investissement est désignée comme centrale. La crise économique est source de frilosités, plus encore si les dépenses sont conséquentes, ce qui est le cas lors d’une rénovation énergétique. La seconde préoccupation principale est ensuite la qualité et la sécurité des installations, mais ces aspects sont de moins en moins retenus, car les techniques sont maintenant fiabilisées du côté des industriels et des professionnels.

Comment, alors, peut-on lever ces freins ? Cette question, posée aux interrogés, a mis en avant trois points. D’abord, l’augmentation des aides financières est majoritairement évoquée. Ensuite, une garantie de performance énergétique est fortement demandée. Elle permettrait en effet une plus grande confiance des ménages dans la qualité des installations et dans le retour sur investissement. Enfin, la valorisation immobilière de leur bien paraît une incitation importante à rénover ou à acheter un logement à basse consommation.

Un manque d’information sur les solutions disponibles

Pour finir, il apparaît aussi qu’il demeure un certain manque (ou excès ?) d’information et de formation sur les sujets des économies d’énergie, de la règlementation et des solutions financières et techniques pour améliorer énergétiquement son logement. Pire, même les factures énergétiques que nous recevons des fournisseurs sont difficiles à déchiffrer. Autre exemple, selon le baromètre international RHI, la moitié des Français ne connaissent pas l’éco-PTZ, et un tiers n’a jamais entendu parler du label BBC (Bâtiment Basse Consommation).

Pour bénéficier d’un regard d’expert, entièrement indépendant et sur-mesure sur votre logement afin de savoir comment le rénover pour faire des vraies économies d’énergie, améliorer votre confort ou augmenter sa valeur vénale, vous pouvez faire appel à un bureau d’études thermiques spécialiste de l’habitat.