La qualité de l’air intérieur : une composante importante de l’habitat d’aujourd’hui et de demain

Nous passons une grande partie de notre vie dans des espaces clos, la qualité de l’air intérieur a donc une grande importance. Les résultats d’une étude menée par l’IFOP révèle qu’un français sur trois a déjà ressenti une gêne liée à la qualité de l’air intérieur.

Ce constat amène à s’interroger sur les conséquences de la qualité de l’air sur la santé dans l’habitat d’aujourd’hui et de demain.

La qualité de l’air intérieur : un sujet qui préoccupe les français

La qualité de l’air et plus particulièrement l’impact qu’elle peut avoir sur la santé préoccupe plus de 80% des français. Un sondage réalisé par l’IFOP montre que plus les individus sont âgés, plus ils sont inquiets à ce sujet : ils passent ainsi de 69% pour les 18 à 24 ans, à 81% pour les 35 à 49 ans, pour atteindre 83% pour les 50 à 64 ans.

Santé et qualité de l’air intérieur

De nombreuses études mettent en évidence le lien entre la santé et la qualité de l’air intérieur. L’observatoire de la qualité de l’air intérieur distingue notamment les effets liés à de courtes expositions à des concentrations élevées de polluants (irritations de la peau, problèmes respiratoires, nausées, …), des effets d’une exposition de longue durée à de faibles doses (pathologies respiratoires, neurologiques ou cardio-vasculaires).

D’après Denis Charpin, chef du service de Pneumologie de l’Hôpital nord de Marseille, ces problèmes de qualité de l’air intérieur et d’excès d’humidité notamment, concernent près de 50% des bâtiments ce qui fait de la qualité de l’air intérieur une question de santé publique. Un dossier de presse du FFTB affirme qu’un logement humide qui contient des moisissures augmente de 52% le risque de développer des maladies respiratoires.

La qualité de l’air dans l’habitat de demain

Aujourd’hui, un logement sur cinq en France est dépourvu de système de ventilation. La nouvelle règlementation thermique (RT 2012) fixe des exigences élevées en matière d’isolation et d’étanchéité à l’air qui oblige à  choisir un système de ventilation performant qui permettra d’évacuer correctement les composants allergiques qui polluent l’air intérieur et d’éviter l’humidité et la prolifération des moisissures.

La qualité de l’air intérieur est une composante essentielle de l’habitat, tant pour ceux d’aujourd’hui que pour ceux de demain. Elle joue un rôle important sur le confort et la santé des occupants d’un logement. Pensez donc à faire le nécessaire pour obtenir une bonne qualité d’air intérieur.

La performance énergétique d’un logement a déjà une influence directe sur le prix du logement à la location ou à la revente !

La performance énergétique d’un logement a aujourd’hui de plus en plus d’influence sur le prix à la location ou à la vente. Plusieurs études le démontrent, comme par exemple celles de Locservice.

La performance énergétique aujourd’hui caractérisée par le DPE

La performance énergétique d’un logement désigne son niveau de consommation énergétique et de pollution en matière d’émission de gaz à effet de serre. Plus un logement est peu performant énergétiquement, plus il sera énergivore et donc coûteux à l’utilisation pour ses occupants.

Aujourd’hui, le moyen le plus commun (mais pas le plus pertinent !) de caractériser la performance énergétique d’un logement est de réaliser un Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Celui-ci indique alors sous forme d’étiquettes la consommation estimée pour un usage standardisé du logement, ainsi que la quantité de gaz à effet de serre que le bâtiment émet. Ces étiquettes comportent 7 classes, notées de A à G. Ces lettres désignent le niveau de performance : le A correspondant à la meilleure, et le G à la plus mauvaise.

Il existe d’autre moyens plus fiable de déterminer le niveau de performance énergétique d’un logement : une étude des factures de chauffage ou la réalisation d’un audit énergétique approfondi sont plus adaptés pour définir un programme de travaux à mettre en œuvre.

Pourquoi la performance énergétique influe-t-elle sur le prix des logements ?

La réglementation sur le DPE n’a cessé d’évoluer dans le cadre du Grenelle Environnement. Aujourd’hui, le DPE est obligatoire pour toute vente ou location de bien immobilier et l’affichage du DPE est devenu obligatoire sur toutes les annonces immobilières depuis le 1er janvier 2011. Ainsi, il est sensé être plus facile de comparer la performance des logements entre eux ou de faire baisser le prix d’un bien sur ce critère.

Au delà du DPE, la hausse récente et continue des prix de l’énergie conduit les potentiels acquéreurs à réfléchir au « coût d’utilisation » de la maison en chauffage. Un acquéreur qui achète un bien immobilier peu performant énergétiquement a aujourd’hui tout intérêt a faire des travaux de rénovation énergétique avant d’emménager et négociera d’autant à la baisse le prix d’achat de la maison.

C’est pourquoi la performance énergétique est devenue un élément déterminant du prix des logements, tant à la location qu’à la vente. Il apparaît notamment que les logements à faible performance énergétique perdent petit-à-petit de l’intérêt vis-à-vis des acheteurs, contrairement aux logements bien classés qui sont appréciés.

La performance énergétique et le prix d’un logement

Les récentes études menées par les sites Locservices et Vovici.com confirment l’importance de la performance énergétique sur le prix des logements.

A la location

Concernant le prix à la location par exemple, les études ont démontré une large corrélation entre le DPE et le prix du logement. En effet, il apparaît que si le loyer moyen (toutes choses égales par ailleurs) de l’ensemble de l’échantillon (9000 logements) se situe à 620 euros (charges comprises), le loyer des logements classés A ou B s’élève à 665 euros, contre seulement 591 euros pour les logements notés F ou G. L’étude conclut au final que la variation du loyer peut atteindre 12% pour des logements similaires, en fonction du DPE.

A la vente

La même tendance est observée sur le prix à la vente des logements. Les résultats de l’étude conduite par le site Vovici.com montrent que quatre acheteurs sur cinq considèrent un mauvais DPE comme une raison suffisante pour exiger une baisse des prix. Par ailleurs, l’étude affiche que 68% d’entre eux peuvent renoncer à une visite pour la même raison. De son côté, le site Partenaire Européen nuance ses résultats : il précise notamment que le DPE est surtout déterminant pour le prix des biens situés en dehors des grandes agglomérations (où l’offre de logement est souvent supérieure à la demande), et l’est moins dans les grandes villes, telle que Paris par exemple.

Dans tout les cas, il s’avère que la performance énergétique fait dès aujourd’hui partie des principaux critères qui déterminent le prix d’un logement. Découvrez quoi faire pour améliorer la performance énergétique de votre logement.

La fiabilité des DPE une nouvelle fois mise en cause… Choisissez plutôt un audit énergétique approfondi !

Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) permet de connaître le niveau de performance énergétique d’un bâtiment, et donne un aperçu de sa consommation énergétique. Il est obligatoire depuis le 1er janvier 2010 pour toute transaction d’un logement (mise en location ou mise en vente), et depuis le 1er janvier 2011 sur toutes les annonces immobilières. Il a de ce fait une grande influence sur le prix à la location des logements et leur valeur. Seulement, la fiabilité des DPE est aujourd’hui remise en question. Une récente étude de l’UFC-Que Choisir révèle notamment que le DPE manque de crédibilité.

Un dispositif très approximatif…

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a mené une étude sur la fiabilité du DPE. Celle-ci consistait à demander un test de DPE, auprès de grandes entreprises de diagnostic et de fournisseurs d’énergie, pour 4 maisons individuelles situées dans 4 régions différentes.  Les résultats de l’étude ont révélé un manque de fiabilité du DPE : en effet, une même maison pouvait être classée de C à E, en fonction du diagnostiqueur. Un écart qui dénonce le manque de crédibilité et de professionnalisme de ces derniers.

De leur côté, les diagnostiqueurs se défendent, et attribuent les causes de ces divergences de résultats aux pressions qu’ils subissent de la part des acquéreurs ou des acheteurs pour avoir un résultat répondant à leurs attentes. Ces derniers suggèrent ainsi, à travers la Fidi (Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier), des propositions afin d’améliorer la crédibilité des DPE.

…qui pourtant a une influence directe sur les prix des logements

En effet, à part son rôle informatif, le DPE a beaucoup d’influence sur les prix des logements. Même si particuliers et professionnels admettent que le DPE n’est pas un indicateur fiable, il reste un élément déterminant de la négociation lors de la vente ou de l’acquisition d’un bien : les logements au mauvais DPE se retrouvent alors dévalués. Cette tendance est confirmée par les résultats du sondage réalisé par LocService sur un échantillon de 9000 locations du parc locatif. D’après cette étude, le loyer diminue au fur et à mesure que la performance énergétique du logement est faible : celui des logements étiquetés A ou B pouvant être près de 10% supérieur à celui d’un même logement classé F ou G.

Un dispositif amené à évoluer

Le DPE est toutefois amené à évoluer. Afin de réduire les pressions subies par les diagnostiqueurs, et ainsi améliorer la fiabilité des DPE, les membres de la FIDI proposent d’instaurer une responsabilisation des acquéreurs dans la déclaration de la classe énergie ; et suggèrent un allègement de la dégressivité du PTZ+.  Les défenseurs des consommateurs quant à eux exigent l’adoption de mesures techniques pour rendre les DPE opposables, et pour engager la responsabilité des diagnostiqueurs en cas de faux diagnostic.

Attention aux professionnels qui se basent sur la méthode 3CL  (la méthode de calcul du DPE) pour vous conseiller énergétiquement

La méthode 3Cl est la méthode de calcul réglementaire utilisée pour l’établissement d’un DPE. Il s’agit d’une méthode très simplifiée qui permet à n’importe qui d’obtenir le DPE en quelques clics. Tous les bilans disponibles sur internet sont aussi basés sur cette méthode. Toutefois, les résultats sont bien trop éloignés de la réalité pour se baser dessus afin de prendre une quelconque décision de travaux. Ses résultats ne reflète pas les vrais points faibles d’un logements. Si votre objectif est de faire les bon choix au moment de rénover votre habitation, il est important de se tourner vers un professionnel thermicien indépendant qui peut utiliser des méthodes plus approfondies arrivant à des résultats plus pertinents.

Bénéficiez d’un audit énergétique plus approfondi qu’un DPE pour rénover sans vous tromper.

Démarchage abusif auprès des habitants dans le domaine de l’isolation ou des énergies renouvelables : état des pratiques courantes et comment s’en prévenir ?

Ces dernières années, le marché de l’économie d’énergie et des énergies renouvelables a connu un grand essor. De nombreux opérateurs se sont lancés dans ce domaine, et les pratiques commerciales agressives ont commencé à apparaître. On note particulièrement une forte recrudescence du démarchage abusif. Appels téléphoniques répétitifs, visites à domicile sans demande de rendez-vous, offres commerciales trompeuses, voire accompagnées de contraintes morales ou physiques… Le démarchage abusif nuit aujourd’hui à l’image des professionnels de l’isolation et des énergies renouvelables.

Bilan de ce qui se fait

Démarchage abusif par téléphone

Le démarchage par téléphone figure parmi les formes les plus fréquentes du démarchage abusif. Les victimes de ces agissements reçoivent généralement plusieurs appels par jour, et sont mis en relation avec des interlocuteurs plus qu’insistants. Ces derniers veulent à tout prix obtenir des rendez-vous, quitte à faire de la publicité mensongère. Le secteur des pompes à chaleur et des panneaux solaires figurent parmi les domaines les plus touchés par ce genre de pratique.

Démarchage abusif à domicile

A part ces appels intempestifs, on peut également qualifier de démarchage abusif les visites à domicile que certains commerciaux font, et ce malgré le fait que le consommateur ne souhaite pas les recevoir. Les personnes âgées en sont les cibles privilégiées. Les vendeurs peu scrupuleux profitent notamment de leur disponibilité et de leur faiblesse, pour leur vendre des produits et des conseils inappropriés, à des prix prohibitifs. En particulier, certains commerciaux se disent faussement mandatés par de grandes entreprises afin de les induire en erreur.

Les problèmes engendrés

Ces démarchages abusifs nuisent énormément à l’image du secteur de l’isolation et des énergies renouvelables. En effet, les services fournis par les opérateurs qui recourent à ce genre d’agissements manquent souvent de sérieux. Ces démarcheurs sont d’ailleurs pour la plupart des commerciaux, qui n’ont qu’une faible connaissance dans le domaine. Leur conseils sont peu avisés, et ne répondent pas du tout aux véritables besoins du client. Ils suivent des logiques de ventes et de profits. Il n’est alors pas étonnant de souvent entendre des habitants se plaindre, par exemple d’avoir signé l’isolation des combles par 10cm de laine de verre sous la pression d’un démarchage abusif, alors que soit, ce n’est pas du tout la priorité, soit au contraire qu’il faudrait en mettre 40cm…

Comment réagir à ces démarchages ?

Au delà de s’inscrire sur la liste rouge ou de ne pas laisser entrer les démarcheurs douteux, il est aussi possible de se prémunir en sachant les reconnaître et en connaissant bien les possibilités d’amélioration de votre habitation.

Savoir reconnaître les démarchages douteux

Pour éviter de se faire arnaquer, il est essentiel de savoir reconnaître les démarchages abusifs. Ainsi, pour les appels téléphoniques, il faut se méfier des numéros masqués, et surtout des appels insistants. Il convient aussi de rester vigilant face aux arguments qu’ils avancent, surtout si ces derniers s’apparentent à des contraintes (risque d’amende, de payer des taxes …). En ce qui concerne les démarchages à domicile, il faut rester vigilant avec les commerciaux qui n’ont que des numéros de portable sur leur carte de visite. D’ailleurs, il est toujours conseillé d’exiger les coordonnées du vendeur, et de vérifier s’il est bel et bien envoyé par son entreprise.

Bien connaître sa maison et les possibilités d’amélioration pour ne pas se laisser embobiner

Par ailleurs, une bonne connaissance de sa maison constitue aussi un atout essentiel pour ne pas se laisser baratiner par ces démarcheurs. Coût de l’énergie, caractéristiques des murs, du toit, systèmes de chauffage… Connaître ces différents points vous aidera à mieux comprendre le discours du démarcheur, et vous évitera de vous faire arnaquer avec des propositions inappropriées. A part ça,  se renseigner sur les différentes possibilités d’amélioration de la performance énergétique de son logement sera un plus.

Et si vous avez déjà cédé ?

Si vous pensez avoir été victime d’un démarchage abusif, et que vous avez cédé sous la pression, la loi prévoit un délai de rétraction de 7 jours pour annuler votre commande.  Ce peut être l’occasion de prendre le temps de faire le point sur l’ensemble des améliorations possibles dans votre habitation, en prenant en compte également votre besoin propre. Vous pouvez pour cela vous faire aider d’un professionnel spécialiste et indépendant. Ainsi, vous êtes certains de faire les bons choix, et vous saurez quoi répondre au prochain démarcheur !