Comment s’y retrouver parmi les labels de performance énergétique pour un habitat rénové ?

Attention, cet article ne concerne que les habitats rénovés ! Pour en savoir plus sur les labels de performance énergétique concernant les constructions neuves, cliquez ici.

La réglementation thermique en vigueur pour les bâtiments rénovés impose un niveau de performance énergétique minimum. Toutefois, cette réglementation thermique qui date de 2007 s’appuie sur la réglementation thermique de 2005 en vigueur pour les bâtiments neufs. Elle n’est donc plus adaptée aux enjeux actuels (hausse du prix de l’énergie, taxe carbone, impact environnemental) et évoluera très fortement en 2012. C’est pour cette raison qu’il est souvent très intéressant de viser une performance énergétique bien meilleure pour son habitat, que ce soit en rénovation ou en construction neuve.

Dans ce cas, vous pouvez alors choisir de mettre en valeur votre habitat en obtenant un label de performance énergétique (sorte de diplôme). Ces labels sont nombreux, et il est parfois difficile de s’y retrouver !

Le label « haute performance énergétique rénovation » : les labels « officiels »

Il se décline en 2 niveaux de labellisation de la performance énergétique : les labels HPE rénovation 2009 et BBC rénovation 2009.

Label HPELe label Haute Performance Energétique rénovation (HPE rénovation 2009) est attribué aux bâtiments consommant au maximum 150 kWh/m²/an.

Le label Bâtiment Basse Consommation Energétique rénovation (BBC rénovation 2009) est décerné aux bâtiments consommant au maximum 80 kWh/m²/an d’énergie primaire, à moduler selon la zone climatique et l’altitude.

Le label rénovation énergétique

Label Rénovation EnergétiqueLe label Rénovation Energétique, délivré par l’association Promotelec, est une certification qui se décline en 5 mentions selon la performance énergétique globale finale atteinte par l’habitat rénové et les émissions de CO2. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site de Promotelec. La mention Effinergie Rénovation peut également être adjointe au label Rénovation Énergétique.

BBC-Effinergie Rénovation

Label EffinergieL’association Effinergie a créé le label BBC-Effinergie Rénovation pour les bâtiments en rénovation. Ce label reprend les exigences du label BBC Rénovation 2009 en y ajoutant quelques conditions supplémentaires afin d’assurer la vraie performance énergétique du bâtiment, de la même façon que le label BBC Effinergie pour les constructions neuves.

Le label Minergie

Label MinergieL’association Prioriterre délivre le label Minergie, le « label BBC suisse ». Ce label se répartit en quatre niveaux d’exigence, selon la performance énergétique visée. Le niveau Minergie le moins exigeant requiert une performance énergétique de 60 kWh/m2.an pour les bâtiments rénovés.

Pour savoir comment améliorer la performance énergétique de votre habitat, faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans la réalisation de vos travaux.

Il ne faut pas trop se fier au diagnostic de performance énergétique (DPE)

Il faut rendre à césar ce qui est à césar, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un bon outil de sensibilisation des (futurs) propriétaires immobiliers. Il a le mérite de les amener à se poser la question de la performance énergétique de leur future maison.

Mais le DPE ne reste qu’une étape de sensibilisation sur laquelle il vaut mieux ne pas trop se fier pour réellement engager des travaux chez soi.

En effet, d’après une récente enquête de l’Institut National de la Consommation (INC), 11 diagnostiqueurs sur 16 auraient donné des résultats de consommation et d’émission de gaz différent de ceux de l’expert mandaté par l’institut avec des écarts de 10%. L’INC souligne que les professionnels passe de une demie heure à deux heures dans un logements pour réaliser tous les diagnostics obligatoires (DPE, Amiante, Gaz, Plomb, Thermites etc.) ce qui est absolument insuffisant pour les effectuer sérieusement.

L’INC juge la qualité de ce diagnostic « médiocre » qui ne serait « pas toujours fiable », « parfois bâclé par des professionnels trop peu sérieux »..

« Lorsque des informations font défaut, les logiciels retiennent des moyennes de consommation non réalistes. Les recommandations des rapports ne correspondent pas toujours aux spécificités des logements. » souligne l’INC.

Mieux vaut une étude thermique plus poussée

Pour l’INC, « bien que réglementée depuis 2006, la profession a encore du travail pour effectuer des analyses fiables ». Au DPE, la Confédération nationale du logement (CNL) préfère l’étude thermique, plus chère mais plus fiable car plus poussée.

Pour réaliser une étude thermique de votre logement en vue de lancer la rénovation énergétique de votre habitat, il convient de faire appel à un bureau d’études thermiques ou à un expert en thermique du bâtiment habitués à travailler avec les particuliers.

Pour en savoir plus sur la manière d’entreprendre des travaux chez soi sans se tromper, vous pouvez aussi lire cet article : Comment ne pas se tromper au moment d’entreprendre des travaux de rénovation?

Que pensent les propriétaires de la rénovation ???

Serait-ce un pavé dans la mare ? Alors que l’on pensait que les propriétaires étaient poussés par les économies d’énergie, dans le cadre de leurs travaux de rénovation, une étude TNS Sofres réalisée en février 2009 sur un échantillon représentatif de 400 propriétaires révèle qu’il n’en est rien et que cette problématique est devancée par l’argument du confort.

Une surprise pour l’Association Cap Consommateurs Habitants, qui a souhaité, à travers cette enquête, mieux cerner les perceptions des consommateurs français sur les enjeux du Grenelle en matière d’économie d’énergie et ainsi déterminer les mesures déclencheurs de la décision d’achat.

Le confort : motivation principale des travaux

Sur l’ensemble de l’échantillon interrogé, seuls 22 % des sondés envisagent de réaliser des travaux dans les 3 ans pour améliorer leur logement. Parmi eux, une très faible part (19 %), projette de réaliser des travaux ayant un impact sur les économies d’énergie.

« La motivation première est le confort, observe Paul Millot d’Armat (Arcelor Mittal), membre de l’Association. Cela passe principalement par le chauffage (60%), l’espace (34%), la luminosité (33%), l’aménagement fonctionnel (31%) et enfin l’isolation phonique et thermique (30%). 97% des personnes interrogées estiment d’ailleurs leur habitation confortable. Il n’est donc pas si simple d’engager des travaux s’ils ne touchent pas le confort ».

Plus en détail, lorsqu’il est demandé aux propriétaires les raisons qui les ont poussés à réaliser, au cours des 5 dernières années, des travaux de changement de fenêtres ou d’isolation, là encore les économies d’énergie n’arrivent qu’en dernière position , respectivement 11%, 20% et 24%, derrière le confort apporté et la performance pour l’économie d’énergie/CO2.

L’étude montre également que le chauffage est l’élément le plus important (32%) pour qu’un logement soit confortable, loin devant la luminosité (10%), l’espace (13%), l’isolation phonique et thermique (14%).

Le manque d’intérêt des consommateurs pour les économies d’énergie se traduit par le fait que 62 % des personnes interrogées n’ont pas prêté attention aux consommations d’eau et d’énergie lorsqu’ils ont acheté ou fait construire leur logement. Et sur 15 personnes ayant récemment acquis un bien immobilier, seule 1 personne était en mesure de citer son classement énergétique. Des chiffres à mettre en perspectives avec les 37 % de consommateurs qui estiment que réaliser des travaux d’économie d’énergie, c’est faire une dépense inutile tant qu’on n’a pas de problème de confort.

De l’intention au passage à l’acte : un pas de géant

Si la sensibilisation aux économies d’énergie évolue dans l’esprit des consommateurs, 95% sont d’ailleurs unanimes pour déclarer que le prix de l’énergie va augmenter ces prochaines années, 76 % d’entre eux pensent même que ce sont les logements les moins énergivores qui vaudront plus cher dans le futur, seules 15 % des personnes interrogées citent l’augmentation du prix de l’énergie comme un élément susceptibles de les inciter à réaliser des travaux d’économie. Ce faible intérêt va de pair avec l’opinion très favorable que les personnes interrogées ont de leur propre habitat. Selon l’étude, 83 % de l’échantillon considèrent que leur logement actuel est bien isolé (la qualité de l’isolation est surévaluée) et 97% qu’il est confortable.

Si 85 % des personnes interrogées pensent que les travaux d’économies d’énergie sont une priorité pour protéger l’environnement et 59 % admettent que ces travaux permettent de se valoriser car l’on protège l’environnement ; il n’en demeure pas moins que 61 % des propriétaires pensent qu’il existe d’autres moyens plus faciles pour protéger l’environnement. Ils citent à cet effet le transport, la gestion des déchets, la préoccupation autour du gaspillage, etc.

Pour 51 % des propriétaires, réaliser de tels travaux est interprétée comme une manière de se donner bonne conscience ! Quand les personnes interrogées sont amenées à se projeter dans du concret, les résultats sont encore plus significatifs et soulignent l’écart entre l’intention et l’action : seulement 10% de ceux qui envisagent des travaux citent la protection de l’environnement comme critère de choix. La protection de l’environnement arrive en 7ème position parmi les objectifs de leurs travaux.

Des retours sur investissement de moins de 5 ans

61 % des propriétaires interrogés pensent que les travaux liés aux économies d’énergie constituent un investissement difficile à rentabiliser. Les consommateurs sont pourtant bien conscients des dépenses énergétiques de leur habitat : 79 % affirment connaître leurs coûts de chauffage, 84 % leur consommation d’eau et 89 % leurs dépenses d’électricité.

Le montant de l’investissement est beaucoup plus important que la durée d’amortissement des travaux pour les consommateurs et ils considèrent à 74% qu’un retour sur investissement de 5 ans ou moins est acceptable.

Quant aux mesures incitatives suggérées comme le crédit d’impôt, le PTZ, elles recueillent une adhésion limitée puisque 25% ne savent pas si une quelconque mesure pourrait les pousser à entreprendre des travaux. Notons également que près de 40 % des interviewés sont incapables de citer un élément qui pourrait les inciter à mieux isoler leur logement. Les aides financières ont un effet d’aubaine plutôt que d’incitation.

Malgré tous les indicateurs (mesures incitatives, diagnostics, assistance technique, augmentation du prix de l’énergie), les consommateurs ne semblent pas « prêts » à franchir le cap, car le montant à investir est un facteur de blocage, face à un bénéfice qui est sous-évalué.

Suite à cette étude, l’association Cap Consommateurs Habitants appelle au pragmatisme. Parmi les pistes d’actions avancées, elle émet la possibilité de créer et valoriser des réussites de proximité, de lier les travaux d’économie d’énergie à des offres de confort et de montrer les fuites d’énergie (thermographie) tout en chiffrant les économies potentielles. L’attentisme du marché étant avéré, elle se demande même si la solution, pour atteindre le facteur 4, n’est pas d’obliger les travaux lors de la vente d’un logement !

Les chiffres de l’étude

Le confort du logement, une priorité

L’isolation du logement

Réaliser des travaux d’économie d’énergie dans un logement, c’est…

Isoler, changer les fenêtres, le chauffage ou la production d’eau chaude, c’est…

Spontanément les propriétaires interrogés n’attendent pas d’incitation

Mesures incitatives suggérées

Incitation de l’aide financière / crédit d’impôt dans le choix d’entreprendre les travaux

Sources et liens :

http://www.lemoniteur.fr

TNS-sofres

Experts en rénovation énergétique de la maison

Taxe Carbone: ce sera 17€ la tonne. Et combien pour mon chauffage?

Nicolas Sarkozy vient de confirmer aujoud’hui le prix initial de la tonne de carbone, taxe qui sera mise en place dès 2010.

Il a été décidé que ce sera 17€.

Combien les habitants vont-ils payer en plus?

Pour une maison de 130m² dans la moyenne française en matière de performance énergétique (275 kwh/m²/an), et se chauffant au fioul la facture supplémentaire sera de 164€ en 2010!

Si le montant de la taxe carbone evolue bien comme prévu avec le temps, la facture se montera à 530€ en 2020 et de 970€ en 2030.

Il est grand temps de faire des économies d’énergie et donc de taxe carbone!

Découvrez comment diminuer le montant de taxe carbonne dont vous devrez vous acquiter

Bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro (ou Eco-PTZ ou prêt écolo travaux à taux 0)

Eco prêt à taux zéro

Empruntez 30000€ sur 10 ans à taux zéro

Vous souhaitez faire des travaux de rénovation énergétique ?

Pourquoi un éco-prêt à taux zéro ?

L’éco-prêt permet de financer les travaux d’économies d’énergie et leurs éventuels frais induits afin de rendre le logement plus confortable, plus économe en énergie, et moins émetteur de gaz à effet de serre.

Un éco prêt : Pour qui ?

Ce prêt est attribué aux propriétaires sans condition de ressources. Le logement doit être une résidence principale construite avant le 1er janvier 1990.

Comment bénéficier du prêt à taux zéro ?

Pour bénéficier d’un prêt de 30 000€ sur 10 ans, vous pouvez soit :
• Réaliser un « bouquet de travaux » de 3 travaux (2 pour 20000€) parmi une liste (isolation, changement du système de chauffage etc.)
• Ou améliorer la performance énergétique globale de votre logement. Il faut pour cela réaliser une étude thermique.

Comment bénéficier de l’éco-prêt suite à une étude thermique ?

Pour obtenir l’eco-PTZ, vous pouvez faire réaliser une étude thermique qui permet de définir les travaux les plus adaptés à votre bâtiment. Elle est réalisée par un bureau d’étude indépendant qui calculera la consommation actuelle du logement et préconisera une série de travaux permettant d’améliorer sa performance énergétique globale et ainsi obtenir le prêt.
ATTENTION! Le Diagnostic de performance Energétique (DPE ou étiquette énergie) n’est pas une étude thermique. Celle-ci est plus complète mais aussi plus chère que le simple DPE.
L’étude thermique est éligible à l’éco-prêt à taux zéro !

Cumulez l’éco-PTZ avec d’autres aides !

L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les aides de l’ANAH et des collectivités territoriales. Il est également cumulable avec le crédit d’impôt développement durable jusqu’en 2010 et sous conditions de ressources. Sachez par ailleurs que les crédits d’impôt sont majorés si vous réalisez des travaux à la suite d’une acquisition. Vous pouvez aussi bénéficier de la TVA à 5.5%.

Pour plus d’informations, voici le texte paru au bulletin officiel des impôts : Cliquez ici

Si vous voulez en savoir plus sur l’éco-prêt à taux zéro ou sur les aides dont vous pouvez bénéficier

Sénova est un bureau d’étude thermique indépendant en région Ile de France qui permet aux nouveaux acquéreurs de bénéficier de l’éco-PTZ en les guidant dans la rénovation énergétique de leur logement au travers d’une étude thermique et de conseils d’experts.

Source:

Sénova, le partenaire de la rénovation énergétique de votre habitat : audit énergétique, éco-prêt, études thermique

Site du ministère de l’énergie, de l’écologie et du développement durable : tout sur l’éco-prêt à taux zéro.

Pour être sûr de bénéficier de toute les aides dont vous avez droit : cliquez ici

Pour des informations complémentaire et détaillées (Quelle pourcentage de mur faut-il isoler ?,…) le site du ministère est bien fait. Il suffit de trouver la bonne page.