Aide de solidarité écologique : une nouvelle subvention pour la rénovation des logements

Annoncée ce mardi 26 janvier, une « aide de solidarité écologique » prend désormais place aux côtés de l’éco-prêt à taux zéro et du crédit d’impôt écologique au sein de la liste des diverses aides environnementales. Destinée à la rénovation thermique d’un bien immobilier, cette subvention s’adressera principalement aux propriétaires les plus modestes.

Selon une enquête menée par l’Insee (l’Institut nationale de la statistique et des études économiques), 15% des ménages français consacrent près de 10% de leurs revenus à régler leur facture de chauffage. Les bénéficiaires de cette nouvelle subvention écologique sont donc à chercher parmi cette tranche de population, mais tous n’y auront pas droit. Selon les propres termes de Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, seuls les propriétaires en « forte précarité énergétique » devraient être concernés. Il s’agirait là de quelques 300.000 ménages aux revenus modestes, souvent âgés et disposant d’un bien immobilier à rénover (notamment en terme d’isolation).

Administré par l’Anah (l’agence nationale de l’habitat), un « Fond national d’aide à la rénovation thermique des logements privés » devrait se voir doté d’une enveloppe globale de 1,25 milliards d’euros. Pouvant distribuer cette « aide de solidarité écologique » aux propriétaires précaires jusqu’à la fin de l’année 2017, ce Fond national devrait également, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, « faciliter l’accès des plus modestes à l’éco-prêt à taux zéro, mesure phare du Grenelle de l’environnement ».

Dans le principe, cette subvention sera être allouée au financement de travaux permettant une réelle économie énergétique (l’objectif visé étant une économie d’au moins 30%). Un audit énergétique préalable (reste à préciser s’il s’agira d’un simple DPE ou d’un audit thermique approfondi) sera donc nécessaire afin d’identifier les logements éligibles et d’établir les travaux envisageables.

25 % du montant des travaux en subvention cumulable avec le crédit d’impôt

L’ « aide de solidarité écologique » prendra la forme d’une subvention d’au maximum 3.000 euros ainsi que d’une prise en charge de 25% du montant des travaux. Pour une rénovation thermique évaluée à 20.000 euros, l’aide ainsi allouée sera donc de 8.000 euros.

Cette subvention sera complémentaire du crédit d’impôt « développement durable ». Les propriétaires concernés pourront en outre, grâce au « Fond national d’aide à la rénovation thermique », bénéficier d’une avance, sous forme de prêt à taux zéro, sur le montant de ce crédit d’impôt. Cette avance devrait permettre, nous explique le dossier de presse transmis par le ministère, « d’éviter que le décalage temporel entre le paiement des travaux et l’attribution du crédit d’impôt ne conduise à une difficulté de trésorerie insurmontable ».

Rénovez sans vous tromper !

La thermographie infrarouge : une photo des défauts d’isolation de votre maison

Le secteur du bâtiment offre le plus grand potentiel d’amélioration de la performance énergétique par la rénovation de l’habitat existant. Pour rénover votre maison, il est important de faire un bilan des pertes thermiques de votre habitat, afin de pouvoir ensuite réaliser dans le bon ordre les travaux nécessaires.

La thermographie infrarouge est un outil de diagnostic qui met en évidence les déperditions thermiques de votre habitat.

Comment ça marche ?

thermographie infrarougeLa thermographie infrarouge est une technique qui permet de mesurer à distance et sans contact la température d’un objet. Une caméra infrarouge permet de visualiser les différentes zones de température et de situer les anomalies thermiques.

Ensuite, au cours d’un diagnostic thermique spécifique, on peut analyser ces anomalies en en déduire des travaux de rénovation à réaliser.

Un outil qui peut présenter un intérêt lors de la rénovation d’un habitat

Le diagnostic à la caméra infrarouge met en évidence les pertes thermiques de votre habitat et les sources d’humidité. Il vous permet d’en savoir plus sur les défauts d’isolation et les ponts thermiques de votre maison et détecte parfois même des problèmes électriques.

Vous saurez ainsi si vos canalisations de chauffage sont bien isolées, si la laine de verre posée il y a quelques années recouvre toujours la surface de votre mur ou si l’artisan qui a fait vos travaux a bien posé l’isolant. La thermographie infrarouge met ainsi en évidence les défauts majeurs à traiter en priorité.

Par ailleurs, une photographie infrarouge permet de sensibiliser plus fortement le propriétaire car il visualise ses déperditions de chaleur de façon ludique.

La thermographie infrarouge peut également être fort utile lors de la conception d’une maison à très basse consommation : en traquant le moindre défaut d’isolation, cette technique assure à l’habitat de répondre aux exigences thermiques et d’étanchéité à l’air requise.

Une technique qui a quelques limites…

Toutefois, la thermographie infrarouge est limitée dans son utilisation.

Cette technique est avant tout un outil qualitatif/ludique qui ne remplace jamais une étude thermique complète. En effet, on ne mesure que la température de surface, ce qui introduit une erreur systématique : la température de surface d’une toiture est rarement identique à ce que l’on retrouve thermiquement au dessous… La thermographie infrarouge fournit une « photo » des zones thermiques de la maison, c’est un outil d’aide à l’élaboration d’un audit énergétique complet mais qui doit être interprétée avec précaution. Par ailleurs, la thermographie infrarouge ne s’applique pas aux surfaces transparentes. Elle ne pourra donc pas vous indiquer les pertes thermiques au niveau de vos fenêtres et baies vitrées. De même, l’état de l’isolation des murs ne peut être déterminé lorsque des meubles encastrés sont présents.

Notons également qu’il n’existe pas de crédit d’impôt pour le diagnostic thermographique infrarouge.

La thermographie infrarouge aérienne : une carte des déperditions thermiques des bâtiments

carte thermographique

La thermographie infrarouge aérienne est un outil qui permet de détecter les zones de faiblesses thermiques d’un emplacement géographique. Un  hélicoptère ou un avion équipé d’un capteur infrarouge thermique survole la ville à une altitude de 500 mètres. Les informations obtenues sont ensuite retranscrites sur des cartes thermographiques. Cette technique permet d’estimer le niveau de déperdition thermique de chaque bâtiment au niveau de la toiture. Cependant, elle ne fournit aucune information sur les pertes thermiques au niveau des façades.

Pour en savoir plus sur la carte thermographique mise en place pour la ville de Paris.

Bénéficiez d’un diagnostic thermique approfondi de votre habitat ! Faites appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers.

Comment s’y retrouver parmi les labels de performance énergétique pour un habitat rénové ?

Attention, cet article ne concerne que les habitats rénovés ! Pour en savoir plus sur les labels de performance énergétique concernant les constructions neuves, cliquez ici.

La réglementation thermique en vigueur pour les bâtiments rénovés impose un niveau de performance énergétique minimum. Toutefois, cette réglementation thermique qui date de 2007 s’appuie sur la réglementation thermique de 2005 en vigueur pour les bâtiments neufs. Elle n’est donc plus adaptée aux enjeux actuels (hausse du prix de l’énergie, taxe carbone, impact environnemental) et évoluera très fortement en 2012. C’est pour cette raison qu’il est souvent très intéressant de viser une performance énergétique bien meilleure pour son habitat, que ce soit en rénovation ou en construction neuve.

Dans ce cas, vous pouvez alors choisir de mettre en valeur votre habitat en obtenant un label de performance énergétique (sorte de diplôme). Ces labels sont nombreux, et il est parfois difficile de s’y retrouver !

Le label « haute performance énergétique rénovation » : les labels « officiels »

Il se décline en 2 niveaux de labellisation de la performance énergétique : les labels HPE rénovation 2009 et BBC rénovation 2009.

Label HPELe label Haute Performance Energétique rénovation (HPE rénovation 2009) est attribué aux bâtiments consommant au maximum 150 kWh/m²/an.

Le label Bâtiment Basse Consommation Energétique rénovation (BBC rénovation 2009) est décerné aux bâtiments consommant au maximum 80 kWh/m²/an d’énergie primaire, à moduler selon la zone climatique et l’altitude.

Le label rénovation énergétique

Label Rénovation EnergétiqueLe label Rénovation Energétique, délivré par l’association Promotelec, est une certification qui se décline en 5 mentions selon la performance énergétique globale finale atteinte par l’habitat rénové et les émissions de CO2. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site de Promotelec. La mention Effinergie Rénovation peut également être adjointe au label Rénovation Énergétique.

BBC-Effinergie Rénovation

Label EffinergieL’association Effinergie a créé le label BBC-Effinergie Rénovation pour les bâtiments en rénovation. Ce label reprend les exigences du label BBC Rénovation 2009 en y ajoutant quelques conditions supplémentaires afin d’assurer la vraie performance énergétique du bâtiment, de la même façon que le label BBC Effinergie pour les constructions neuves.

Le label Minergie

Label MinergieL’association Prioriterre délivre le label Minergie, le « label BBC suisse ». Ce label se répartit en quatre niveaux d’exigence, selon la performance énergétique visée. Le niveau Minergie le moins exigeant requiert une performance énergétique de 60 kWh/m2.an pour les bâtiments rénovés.

Pour savoir comment améliorer la performance énergétique de votre habitat, faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans la réalisation de vos travaux.

Le rejet de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel ne devrait rien changer pour les ménages : juste 6 mois de répits supplémentaires

La nouvelle contribution climat énergie ou « taxe carbone », qui visait à encourager les ménages et industriels à réduire leur consommation d’énergie, a été annulée par le Conseil constitutionnel deux jours avant son entrée en vigueur. La taxe fixait à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone et se voulait une première étape vers un système de fiscalité verte.

Un trop grand nombre d’exemptions à la taxe carbone

Le Conseil constitutionnel a en effet considéré que la loi créait une rupture de l’égalité devant l’impôt en exonérant un trop grand nombre de systèmes polluants : les plus grandes installations industrielles extrêmement polluantes et déjà soumises aux quotas européens de C02 n’étaient notamment pas concernées par cette contribution carbone.

Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre étaient ainsi soumises à la taxe carbone. Selon le conseil constitutionnel, l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre  était donc difficilement atteignable.

Un dispositif de remplacement prévu dès le 1er juillet prochain

Suite au rejet de la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il présenterait le 20 janvier un nouveau projet de loi prenant en compte les remarques du Conseil constitutionnel et que cette nouvelle taxe carbone entrerait en vigueur le 1er juillet prochain.

Le gouvernement précise qu’il n’est en effet pas question d’enterrer cette nouvelle priorité car elle est nécessaire pour orienter le comportement des ménages et des industriels en matière de consommation d’énergie.

Concrètement, le nouveau projet de loi ne devrait rien changer pour les ménages

Conformément aux remarques du Conseil Constitutionnel, le nouveau projet de loi devrait remettre en question l’exonération de 1018 sites industriels très polluants (raffinerie, papeterie, sidérurgie…) qu’impliquait la loi sur la taxe carbone dans sa première version.

En revanche, aucun changement n’est prévu pour les ménages. Notamment, les logements chauffés à base d’électricité seraient maintenus à l’écart de la taxe carbone dans le nouveau projet de loi.

 

Comment prévenir l’arrivée de cette nouvelle taxe ?

Pour prévenir l’arrivée de cette nouvelle taxe, il est nécessaire de réduire vos émissions de CO2 et donc vos consommations de chauffage, ce qui implique une bonne isolation de votre habitat. Découvrez comment bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro ainsi que de nombreux crédits d’impôts prévus par l’état pour améliorer la performance énergétique de votre habitat.

En savoir plus sur l’éco-prêt à taux zéro

En savoir plus sur les crédits d’impôt développement durable

Toutes les aides financières spécifiques pour les bâtiments à basse consommation d’énergie (BBC – Effinergie)!

Rénover un logement et pour le rendre à basse consommation (BBC – Bâtiment Basse Consommation) peut s’avérer très intéressant pour de multiples raisons.

En effet, il existe de nombreuses aides financières supplémentaires si vous décider d’engager ce type de rénovation (avec un objectif BBC).

Guide des aides économiques et financières pour l’acquisition, la construction et la rénovation de logements à haute performance énergétique « BBC-EFFINERGIE » à l’attention des particuliers.

Comment faire ?

Pour savoir quels travaux réaliser chez vous (cliquez ici pour la rénovation et ici pour la construction) afin de faire de votre logement un logement « BBC-Effinergie », tournez vous vers un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers qui saura guider efficacement et vous permettre d’obtenir le label « BBC-Effinergie ».