L’audit énergétique au service de la rénovation énergétique des copropriétés !

Suite au colloque du 1er et 2 juillet dernier « Comment s’y prendre pour réaliser la rénovation énergétique de sa copropriété ? », l’association Planète Copropriété a diffusé un Guide des Bonnes Pratiques. Planète Copropriété, créée en décembre 2009 par des membres du « Chantier Copropriété » du Grenelle de l’Environnement, est la seule association transversale qui rassemble autant d’acteurs différents de la copropriété (Syndics, copropriétaires, architectes, BET …). Le guide, en ligne sur le site de Planète Copropriété, se penche sur la problématique de la rénovation énergétique des copropriétés, et donne des conseils pour entreprendre de façon efficace des travaux de rénovation.

Les copropriétés constituent les logements les plus énergivores …

En effet, les copropriétés, qui constituent quand même un quart des logements français, consomment en moyenne 260 kWh/m2/an, un chiffre qui est largement supérieur à la moyenne nationale. Il semblerait alors que l’audit soit le premier pas vers l’amélioration énergétique des immeubles.

Les freins aux travaux de rénovation

Augmentations des charges de chauffage, confort médiocre,  bâtiments vieillissants, les copropriétés méritent la plus part de temps d’être rénovée !

Cependant, il subsiste encore des freins importants pour réaliser les travaux de rénovation énergétique. Par exemple, le fait que la majorité requise en assemblée générale pour décider de la mise en œuvre de gros travaux soit la double majorité (2/3 des millièmes de la copropriété + la moitié des copropriétaires) rend assez complexe la prise de décision.

De plus, il n’existe aujourd’hui aucune obligation en matière de plans pluriannuels de travaux d’amélioration thermique et aucun financement collectif pour les copropriétés qui ne sont pas « en difficultés ».

Mesures du Grenelle de l’Environnement

Face à ces difficultés, la loi Grenelle 2 prévoit un certain nombre de mesures pour aider les copropriétés :

  • Tous les travaux d’économie d’énergie, et ce quelque soit les conditions de l’amortissement, seront votés à la majorité absolue des millièmes (article 25) au lieu de la double majorité
  • L’instauration d’une disposition prévoyant la possibilité de voter des travaux concernant les parties privatives dès lors que ce sont des « travaux d’intérêt commun » (ainsi le changement des fenêtres – parties privatives – pourra être voté à la majorité absolue des millièmes –  article 25)
  • L’obligation de réaliser un diagnostic énergétique concernant les copropriétés importantes avec chauffage collectif
  • L’obligation de présenter les résultats du diagnostic énergétique  lors de l’assemblée générale suivant sa réalisation

Quelles étapes pour rénover sa copropriété ?

Tout d’abord, pour réussir un programme de rénovation, il est primordial  que le conseil syndical s’implique et soit moteur sur le sujet. Sans son impulsion, les projets sont souvent voués à l’échec.

Ensuite il y a plusieurs étapes importantes à ne pas négliger. Avant toute chose, le conseil syndical doit s’organiser pour que toutes les responsabilités ne reposent pas sur une seule personne. Une bonne idée est de choisir quatre personnes qui se répartissent les quatre points principaux, les problèmes énergétiques, les problèmes financiers, les problèmes du bâti et des équipements et les relations avec les autres copropriétaires.

Une fois que les responsabilités sont partagées, les démarches peuvent commencer. Le mieux est de démarrer avec un état des lieux. Il s’agit alors de faire un Bilan Energétique Simplifié (BES) afin de voir, à partir des factures, combien on consomme par m2/an et de repérer les anomalies éventuelles. Peut s’ajouter à ce bilan la rédaction d’un carnet d’entretien qui va recenser tous les travaux des 20 dernières années par type d’ouvrages et d’équipements et ou seront listés les relevés de charges des 10 dernières années.

Ces résultats sont ensuite restitués aux copropriétaires afin qu’ils en prennent connaissance et qu’un cahier des charges puisse être établi. L’échange avec tous les copropriétaires est fondamental puisque c’est à ce moment que vont apparaître les premières réticences et le degré d’adhésion au projet.

L’audit énergétique – l’étape cruciale pour réussir

Une étape cruciale peut alors débuter : l’audit énergétique. Il faut trouver un professionnel compétent qui puisse apporter un discours clair et pédagogique à tous les copropriétaires, puis faire voter l’audit en Assemblée Générale et enfin démarrer l’étude approfondie des logements.

Cet audit énergétique (ou diagnostique énergétique) fait partie de la méthodologie innovante proposée par le groupe de travail en charge des copropriétés pour le Grenelle de l’Environnement, « l’audit 360 »  et doit être réalisé par un bureau d’études thermiques (BET) spécialistes des copropriétés. Celui-ci devra faire un état des lieux du point de vue énergétique et proposer des pistes d’amélioration pour la copropriété.

Le BET retenu doit être capable de prendre en compte l’aspect humain et donc de faire des préconisations qui soient compréhensibles par tous. De plus, il ne doit pas occulter l’aspect financier du projet afin de ne pas proposer des choses irréalisables financièrement. Choisir un BET qui peut vous renseigner sur les différentes aides auxquelles votre copropriété peut prétendre est également un plus.

Où en est-on ?

Une disposition de la loi Grenelle 2 prévoit l’obligation pour les copropriétés ayant un chauffage collectif et plus de 50 lots d’opter pour un Contrat de Performance Énergétique (CPE) ou plan pluriannuel de travaux d’amélioration énergétique.

C’est un premier pas pour les copropriétés mais beaucoup de choses doivent encore être faites si on veut réduire, d’ici à 2020,  les consommations d’énergie du logement collectif en France !

Découvrez comment lancer une démarche de rénovation énergétique dans votre copropriété !

Nouvelle hausse des tarifs du gaz : Comment faire face ?

Il y a trois mois, GDF annonçait une hausse du prix du gaz de près de 10%, décision qui avait déjà été source de nombreuses critiques. Aujourd’hui GDF remet ça !

En effet, c’est officiel, le prix du gaz augmentera de 2 à 4,7% le 1er juillet 2010, une hausse qui représente 0,228 centimes d’euro par kilowattheure. Il s’agit d’une autre mauvaise nouvelle pour les ménages qui ont déjà subi au mois d’avril la hausse la plus importante depuis novembre 2005, et qui vont voir à nouveau leurs factures grossir d’ici la fin de l’année.

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a donné son accord à GDF-Suez pour cette augmentation qui ne touchera pas tous les consommateurs de la même manière. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine la facture n’augmentera que légèrement (2 euros sur l’année), les foyers qui s’en servent aussi pour leur eau chaude subiront une hausse plus prononcée de 8 euros par an. Et pour tous ceux qui, en plus, se chauffent au gaz, la facture augmentera de 45 euros sur l’année.

Les augmentations successives des tarifs du gaz, + 15% depuis le début de l’année 2010, s’expliquent par la hausse des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) qui se fait d’autant plus ressentir que l’euro est en baisse.

L’État ne joue plus son rôle de régulateur

Depuis décembre, l’État n’a plus son mot à dire dans les choix des tarifs de GDF, toutefois l’opinion publique s’accorde pour dire que l’État devrait « assumer son rôle de régulation et d’actionnaire majoritaire » en s’opposant à cette hausse alors même que « la précarité énergétique explose dans notre pays et que de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures ».

Des solutions existent pour mettre fin à cette dépendance énergétique

En effet, dans ce contexte de crise économique, les ménages vont voir une fois de plus leurs dépenses énergétiques augmenter malgré eux. Cependant, il y existe des solutions alternatives pour faire face à la hausse des prix du gaz, et de l’énergie en général, qui prennent en compte la nécessité grandissante de réduire son impact sur l’environnement.

Pour n’en citer que quelques unes, le chauffe-eau solaire permet par exemple de remplacer un cumulus électrique ou des systèmes ECS marchant au gaz ou au fuel. La pompe à chaleur permet de chauffer une maison grâce à l’énergie du sol, de l’eau ou de l’air. Le bois est une énergie renouvelable bien trop souvent négligée mais dont les appareils de chauffage sont de plus en plus performants (6 millions de logements individuels sont aujourd’hui équipés de systèmes de chauffage au bois en France).

De telles solutions peuvent permettre aux ménages d’être plus sereins vis-à-vis de leurs factures d’énergie et de faire des économies sur le long terme.

Pour savoir quelles sont les solutions les plus adaptées à votre logement, vous pouvez faire appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous conseiller dans vos projets de rénovations énergétiques.

S’y retrouver parmi tous les isolants disponibles sur le marché !

Tout d’abord, pour bien s’y retrouver parmi tous les isolants disponibles sur le marché, il est important de connaître les critères/caractéristiques selon lesquels nous pouvons les comparer.

La principale caractéristique permettant de comparer les différents isolants thermiques est la conductivité thermique [lambda λ] d’un matériau. Elle traduit sa capacité à transmettre la chaleur par conduction (la chaleur se propage à l’intérieur du matériau). Plus le lambda est faible, plus le matériau est résistant au transfert par conduction. Il est exprimé en watts par mètre et par degré Celsius [W/m.°C].

Attention cependant, comme on le voit ci-dessous, ce n’est pas la seule caractéristique à prendre en compte dans le choix de son isolant ! Pour trouver la liste des caractéristiques permettant de comparer les différents isolants : Cliquez ici.

Il y a 4 grandes classes d’isolants que nous allons détailler ci-dessous:

  • Les isolants d’origine minérale
  • Les isolants d’origine végétale et animale
  • Les isolants synthétiques
  • Les isolants minces ou réfléchissants

Merci de noter que pour bien choisir votre isolant et pour bien déterminer la quantité d’isolation à installer chez vous, il est préférable de faire appel à des experts thermiciens indépendants qui sauront vous conseiller de façon neutre et objective.

Un isolant naturel est un produit isolant d’origine végétale, animale ou minérale qui, en plus de ses performances acoustiques et/ou thermiques, possède des caractéristiques environnementales spécifiques.

Isolants d’origines minérales

Les isolants en laines minérales sont des produits manufacturés, constitués à base de matières premières naturelles et abondantes, sable ou roche volcanique, ainsi que de verre recyclé appelé calcin. Ils ont un excellent comportement au feu et sont plus stables et résistants en panneaux rigides et semi rigides. La laine de verre et la laine de roche sont les isolants les plus utilisés en isolation.

La laine de roche :

  • perméable à la vapeur d’eau,
  • non capillaire,
  • perméable à l’air,
  • difficilement combustible,
  • compressible,
  • difficilement recyclable.
La laine de verre :

  • perméable à la vapeur d’eau,
  • non capillaire,
  • perméable à l’air,
  • difficilement combustible,
  • un isolant phonique
  • compressible,
  • difficilement recyclable.

Isolants d’origine végétale et animale

Les produits isolants d’origine végétale qui contiennent des fibres d’origine animale sont généralement traités contre la prolifération des insectes (mites, poux…).La laine est un bon isolant thermique, notamment du fait qu’elle emprisonne près de 80% d’air dans son propre poids. Elle absorbe facilement l’humidité (1 kg de laine contient environ 150 g d’eau). Ils utilisent généralement moins «d’énergie grise» qu’un isolant de synthèse ou minéral (3kWh/m3 pour la laine de bois contre 150 à 250 kWh/m3 pour la laine de verre).

La laine de lin :

  • perméable à la vapeur d’eau,
  • résiste à l’humidité,
  • compressible,
  • un isolant phonique,
  • renouvelable,
  • recyclable.
La laine de bois :

  • Perméable à la vapeur d’eau,
  • Permet d’accroitre l’inertie thermique,
  • Isolant phonique,
  • Difficilement combustible,
  • Compressible,
  • Grande longévité.
La laine de coton :

  • Léger,
  • Compressible,
  • un isolant phonique,
  • Perméable à la vapeur d’eau,
  • résiste à l’humidité,
  • inflammable,
  • Perméabilité de l’air,
  • Recyclable.
La laine de mouton :

  • Léger,
  • Perméable à la vapeur d’eau,
  • Compressible,
  • Perméable à l’air,
  • hydro-régulateur
  • Difficilement combustible,
  • Retient la chaleur l’été,
  • Recyclable.
Ouate de cellulose:

  • Abondance (papiers recyclés),
  • Isolant phonique,
  • Difficilement inflammable,
  • Perméabilité de l’air,
  • Retient la chaleur l’été.
La fibre de bois :

  • Perméable à la vapeur d’eau,
  • Renouvelable,
  • Difficilement combustible,
  • Perméable à l’air,
  • Non compressible.
Le liège :

  • Perméable à la vapeur d’eau,
  • Non capillaire
  • Difficilement combustible
  • Très bon Isolant phonique,
  • Recyclable,
  • Perméabilité de l’air,
  • Faible épaisseur,
  • résiste à l’humidité,
  • Grande longévité.
Laine de chanvre:

  • Isolant phonique,
  • Difficilement inflammable,
  • Perméabilité de l’air,
  • Recyclable,
  • Retient la chaleur l’été,
  • Perméable à la vapeur d’eau.

Isolants synthétiques

Les produits d’isolation en plastiques alvéolaires sont d’origine organique. Ils regroupent plusieurs familles de produits isolants à cellules fermées. Ils ne sont pas traités contre les rongeurs, dégagent des émissions de particules nocives en cas d’incendie. Fortes consommations d’énergie grise.

Polystyrène expansé:

  • Facilement inflammable
  • Perméabilité de l’air,
  • Incompressible
  • Isolant phonique.
Polyuréthane:

  • Isolant phonique,
  • Dégradation de son pouvoir isolant dans le temps,
  • Mauvaise efficacité en été
  • Incompressible
  • Perméabilité de l’air.

Polystyrène extrudé:

  • Facilement inflammable
  • Perméabilité de l’air,
  • Incompressible
  • Isolant phonique,
  • Grande résistance en compression.

Isolants minces

Les produits minces réfléchissants sont sujets à controverse. Certains fabricants annoncent des performances thermiques équivalentes à celles d’isolants traditionnels d’épaisseur élevée, qui seraient atteintes grâce à l’effet réfléchissant des couches superficielles, voire même parfois internes au produit mince. Il n’est pas un isolant à part entière, il a une résistance faible et est surtout utilisé comme réfléchissant (l’hiver la chaleur est renvoyée dans la maison et l’été elle est renvoyé à l’extérieur) et pare-vapeur. L’isolant mince ne remplace pas une isolation classique.

Tableau comparatif des isolants – www.senova.fr

Sénova : Le bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers vous assiste dans votre projet d’isolation thermique !

Comment rendre un bâtiment bien étanche à l’air ?

Lorsqu’on réalise un bâtiment à basse consommation, il est vraiment primordial de soigner l’étanchéité à l’air de l’enveloppe. Outre les pertes thermiques importantes (Jusqu’à 50% dans un bâtiment bien isolé) que les infiltrations d’air représentent, elles sont aussi sources d’inconfort ou de désordres :

  • Courants d’air froids désagréables
  • Inconfort acoustique
  • Qualité de l’air dégradée (Orifices de perméabilité non lavables)
  • Traces de salissures (zone froide = condensation = adhérence poussières)
  • Défaut de conservation du bâti (Moisissures)

50% des constructions BBC échouent le test d’étanchéité à l’air…

De plus, le label BBC impose une étanchéité à l’air (0.6 m3/h.m2) très bonne. Or il semblerait que près de 50% des constructions BBC en cours de certification échouent à ce test… Pourtant, rendre un bâtiment étanche à l’air, c’est possible !
Les principales sources d’infiltrations dans un bâtiment ordinaire sont :

  • Les menuiseries (41%)
  • Les passages des équipements électriques (38%)
  • Les trappes (12%)
  • La tuyauterie (7%)
  • La structure (2%)

Comment qualifier l’étanchéité à l’air d’un bâtiment ? Le test de la porte soufflante

Nous vous conseillons de faire un test à la porte soufflante en cours de chantier, dès réalisation du clos et couvert. De cette manière, on peut encore corriger les défauts éventuels (et il y en aura !)
Découvrez les solutions existantes pour réussir à coup sûr votre projet de construction ou rénovation à basse consommation notamment en termes de d’étanchéité à l’air!

L’éco-prêt à taux zéro, un formidable levier pour réaliser ses travaux d’économie d’énergie : 100 000 propriétaires l’ont déjà compris

L’éco-prêt à taux zéro qui permet aux particuliers de financer des travaux d’économies d’énergie, vient de fêter sa 100 000e signature.

Mis en place, il y a moins d’un an, cet engagement du Grenelle Environnement permet d’obtenir un logement plus économe, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre.

L’éco-prêt à taux zéro possède un triple avantage :

  1. Avec l’éco-prêt à taux zéro, la durée d’amortissement de votre investissement diminue. Si vous bénéficiez en outre du crédit d’impôt, cette durée se réduit encore.
  2. Tout le monde ne peut pas financer de gros travaux sans prêt… mais avec un prêt à taux zéro votre effort financier sera raisonnable. Et une fois le prêt remboursé, vous bénéficierez à plein des économies !
  3. Meilleur confort, consommations, rejets de gaz à effet de serre et charges en baisse, valeur immobilière en hausse : vous gagnez sur tous les tableaux.

Attention toutefois : Il ne suffit pas d’utiliser l’éco-prêt à taux zéro, mais encore faut-il bien l’utiliser.(« Un succès en trompe l’oeil » d’après Que Choisir)

Pour être sûr de réaliser les travaux les plus adaptés à votre habitat et à vos besoins, faites appel à des experts thermiciens indépendants qui réaliseront pour vous le carnet énergétique de votre habitat.