Le réchauffement climatique : comprendre les polémiques – « climato-sceptiques » contre « climato-graves »

Le réchauffement climatique est un fait : les études sur le climat montrent bel et bien que la température de la planète a augmenté de 0,7°C depuis 1980. Il est « communément admis » que cette hausse de température résulte de l’effet de serre, lui-même favorisé par les émissions de CO² de l’industrie humaine. C’est sur cette thèse (la thèse des « climato-graves ») que toutes les orientations politiques récentes sont fondées (grenelle I & II, fiscalité verte etc.).

Mais on entend parfois cette thèse battue en brèche par ceux que nous appellerons les « climato-sceptiques » qui soutiennent que les causes du réchauffement climatique sont liées à des phénomènes naturels, liés par exemple aux radiations et aux diverses éruptions du soleil. En effet, ils estiment que les gaz à effet de serre émis par les actions de l’homme sont négligeables par rapport à la quantité de CO2 déjà contenue dans l’atmosphère, et qu’ils ne sont pas à l’origine du réchauffement climatique. Ils considèrent que les « climato-graves » font partie d’un complot politico-industriel, qui vise à instaurer un climat de peur au sein de la population.

A la demande du gouvernement, l’académie des sciences a réalisé un audit de scientifiques indépendants pour comprendre les deux thèses et éclairer les politiciens : font-ils fausse route ? Ont-il tord de se baser sur la thèse des « climato-graves » dans la définition de leurs politiques ?

De cet audit, il en ressort que les « climato-sceptiques » n’ont pas publié un seul article scientifique pour prouver leur thèse, et pour cause, il sont très rarement des scientifiques spécialistes de l’étude du climat.  A l’opposé, la thèse des « climato-graves » est soutenue par le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) et appuyée par de nombreuses études scientifiques (jusqu’à 928 publications scientifiques au cours de la décennie 1993 à 2003) et par pratiquement tous les climatologues. De plus, il apparait que les « climato-sceptiques » sont soutenus par des lobbys industriels, qui ont tout intérêt à ce que les gens ne changent pas leurs habitudes de consommation (notamment les lobbys du pétrole, de l’automobile, du tabac, etc.).

Les gaz à effet de serre sont bien à l’origine du réchauffement climatique

Pour conclure, l’académie des science a donc confirmé que la thèse des « climat-graves » correspondait à la réalité : nous devons donc continuer à réduire nos gaz à effet de serre pour enrayer le réchauffement climatique et les réglementations vont se renforcer dans ce sens. Notamment, alors qu’on sait faire aujourd’hui des maisons non polluantes, le bâtiment est toujours à l’origine de près du quart des émissions de gaz à effet de serre totale en France : La rénovation du parc existant d’habitations en France va faire l’objet d’importantes mesure pour réduire ces émissions.

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Le bâtiment : un gisement de progrès important pour l’environnement

La lutte contre le changement climatique est actuellement au cœur des priorités de l’Etat. Pour cela, tout est fait pour permettre une réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre. Comme le bâtiment figure parmi les secteurs les plus énergivores et les plus polluants. Il constitue un gisement important d’économie d’énergie.

Le bâtiment : un secteur très polluant

Le bâtiment est un secteur très énergivore : il consomme 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole d’énergie par an ; ce qui représente 43% de toute la consommation en énergie finale en France. Cette consommation d’énergie s’accompagne de fortes émissions de gaz à effet de serre. Elle est notamment responsable du rejet de 120 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut au quart des émissions de gaz à effet de serre totale du pays.

Le bâtiment est un important gisement d’économie d’énergie

Bien que le secteur n’évolue que très lentement, il est possible d’y réaliser d’importantes économies d’énergie.  En effet, pas mal de progrès sont encore possible pour diminuer la consommation énergétique du secteur. D’après l’ADEME, les principales voies de progrès concernent les travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments existants, les équipements en énergie renouvelable des bâtiments,  et l’anticipation des comportements d’usage des occupants (smart building).

Par ailleurs, un rapport international sur l’efficacité énergétique des bâtiments, publié par le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) en avril 2009, avance même qu’il est possible de réduire la consommation énergétique du secteur de 60% d’ici 2015. Cette étude a notamment identifié quelques pistes d’action pour atteindre cet objectif.

Les recommandations pour économiser de l’énergie

Ce rapport du WBCSD préconise par exemple l’adoption de codes de construction stricts (tel la RT 2012), et la mise en place des labels de qualité énergétique (comme le label BBC Rénovation). Il suggère également le recours aux subventions afin d’encourager les investissements dans le secteur.  Par ailleurs, il conseille l’adoption d’une approche plus globale de la conception des bâtiments. Par ailleurs, il encourage les efforts de recherche et développement, tant dans le neuf que l’existant ; et suggère la création et la valorisation des formations en matière de construction de bâtiment à faible consommation d’énergie. Enfin, le rapport préconise le déploiement d’une campagne d’information et de communication, en vue de faire connaître au plus grand nombre les avantages de l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un bâtiment.

La France fait figure de bon élève à l’échelle internationale mais ils reste encore beaucoup à faire !

En synthèse, le bâtiment est un véritable gisement d’économie d’énergie. De nombreuses améliorations peuvent être apportées pour réduire sa consommation en énergie. Pour en connaître davantage sur ces différentes possibilités, notamment sur leur application sur un logement, n’hésitez pas à contacter des professionnels en la matière.

Jean-Marc Jancovici parle du développement durable…

…ou plutôt devrais-je dire : parle de la durabilité du système actuel.

Pour reprendre l’auteur de la conférence: « [Il n’est] pas le premier à poser la question de la durabilité du système dans lequel nous vivons. » Cependant, beaucoup de choses ont été dites sur la question, beaucoup d’articles ont été écrits mais à mon sens, ceux-ci s’adressent soit à un public de fin connaisseurs ou bien survolent uniquement le problème sans en faire ressortir les principaux aspects.

Cette conférence de Jean-Marc Jancovici est un bon compromis car il traite de points essentiels tout en étayant sa thèse de graphiques pertinents et de concepts de physiques et de mathématiques avérés. Cependant, la clarté de son discours permet de vulgariser le sujet pour le rendre accessible à tous.

Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici, né en 1962, est un ingénieur français, spécialiste dans le domaine de l’énergie et du climat, et consultant auprès de divers organismes publics et privés. Il est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique, et il est l’un des fervents défenseurs de la « fiscalité carbone » qu’il considère être la seule vraie solution au double problème du réchauffement climatique et de la pénurie à venir des énergies fossiles.

Les Semaines Sociales de France

Ces vidéos (Conférence en 6 parties de 10 minutes chacune) sont extraites des Semaines Sociales 2007. Chaque année, les Semaines Sociales organisent une session nationale de 3 jours consacrée à une question sociale contemporaine. Ces sessions sont un lieu de formation, de réflexion et de débat qui contribue au lien social et à la recherche de solutions concrètes.

Le thèmes de la session de 2007 était : « Vivre autrement. Pour un développement durable et solidaire ».

La conférence

Le titre de la conférence: « Vivre autrement pour un développement durable et solidaire ». Un titre assez peu évocateur du contenu de a vidéo. En effet, Jean-Marc Jancovici s’attache plus à expliquer à quel point notre mode de vie et de consommation actuel est néfaste pour la survie de l’humanité qu’à nous expliquer comment vivre autrement. Le bilan est édifiant !!!

La conclusion de sa conférence: Seules une hausse du prix de l’énergie et une mise en évidence du prix de l’énergie dans notre quotidien nous permettrons de prendre conscience du chemin glissant (celui de la surconsommation d’énergie) que nous avons emprunté il y a de ça quelques années déjà.

La taxe carbone est une première réponse qui fait écho à Jean-Marc Jancovici, Nicolas Hulot et à toutes les personnes qui luttent comme eux pour une régulation des consommations d’énergie par une meilleure information auprès des consommateurs (En savoir plus sur la taxe carbone)

Une conférence qui se décompose en 6 vidéos de 10 minutes chacune. Bon film !!!

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Partie 6

Il est temps d’agir au plus vite. Limitons ensemble les conséquences de nos actes.

Pour savoir comment limiter l’impact environnemental de votre logement, cliquer ici.

Sources et liens :

Manicore.com : Site de Jean-Marc Jancovici

Experts en rénovation énergétique de la maison

Comprendre la nouvelle Contribution Climat Energie ou « taxe carbone »

Enjeu de la sauvegarde de l’environnement : un consensus maintenant presque unanime

L’ensemble des scientifiques et des politiques mondiaux sont maintenant presque unanimement d’accord sur le fait qu’il faut agir, et agir en urgence pour la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.

La nouvelle contribution climat énergie ou « taxe carbone » est un dispositif majeur de la politique française pour encourager les ménages et les entreprises à moins consommer et donc moins polluer.

François Fillon vient de confirmer hier dans une interview à paraître samedi 5 septembre dans Le Figaro Magazine que la taxe carbone – Proposée depuis plusieurs mois par Michel Rocard et sa commission – entrera bien en vigueur dès 2010 en France, sera de 14 euros par tonne de CO2 et s’appliquera de façon progressive.

La progression envisagée est la suivante: de 14€ la tonne de CO2 en 2010 on atteindra 55€ la tonne de CO2 en 2020 pour arriver à 100€ la tonne de CO2 en 2030.

Si l’effet de cette nouvelle taxe sera bien de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, son objectif quant à lui est bien d’encourager les ménages et entreprises à moins consommer car l’énergie la moins polluante (et la moins chère !) est bien sûr celle qu’on ne consomme pas.

L’électricité ne sera pas taxée :

Contrairement à ce qui a été préconisé par la commission Rocard, François Fillon a annoncé que l’électricité ne serait pas taxée. Ceci est une aberration quand on dit que l’objectif est de faire baisser les consommations et lorsqu’on sait que l’électricité est aussi produite à partir d’énergie fossile très polluante comme le charbon. Seules les énergies fossiles seront taxées par ce nouveau dispositif.

Le nucléaire est en effet la priorité française en matière de choix de politique énergétique et l’électricité, majoritairement produite à partir des centrales nucléaire, reste très favorisée. Ajoutez à cela les très puissants lobbies de EDF et d’Areva, vous comprendrez que le gouvernement n’a pas encore eu le courage de pousser le dispositif jusque là.

Concrètement, qu’est-ce que ça va changer pour les habitants ?

Les habitants disposant de systèmes de chauffage fonctionnant à base d’énergies fossiles (Fioul et Gaz), devront payer un peu plus chère leur énergie du fait de cette nouvelle taxe qui sera calculée à partir du montant de leurs consommations grâce aux facteurs ci-dessous :
Gazole 2,66 kgCO2 / L
Essence 2,42 kgCO2 / L
GPL 231 kgCO2/MWh
Fioul domestique 271 kgCO2/MWh
Gaz naturel 205 kgCO2/MWh

Etude de cas pour le calcul du montant de la taxe :

Pour une maison de 130m² avec une chaudière fioul avec une performance énergétique dans la moyenne française, c’est-à-dire consommant 275 kWh/m²/an pour le chauffage, le montant de la taxe annuelle serait de 135€ en 2010, de 530€ en 2020 et de 970€ en 2030.

Comment puis-je éviter de payer cette nouvelle taxe ?

Pour réduire le montant de cette nouvelle taxe, il faut donc réduire ses émissions et donc ses consommations. Pour cela, il faut isoler fortement votre habitat. Pour cela, vous pouvez bénéficier du nouvel éco prêt à taux zéro et des nombreux crédits d’impôts prévus par l’état.

Découvrez comment améliorer la performance énergétique de votre habitat.

Interview de Nicolas Hulot :

Voilà une interview très intéressante de Nicolas Hulot suite à l’annonce hier par François Fillon de la mise en place de cette nouvelle taxe. Nicolas Hulot a participé aux ateliers et à la commission Rocard. (Attention: L’interview commence réellement à la 2ième minute car Europe 1 a précédé la vidéo de pub…).

Source:

Sénova, le partenaire de la rénovation énergétique de votre habitat : audit énergétique, éco-prêt, études thermiques