Les grands pays industrialisés travaillent ensemble pour le développement d’une économie plus durable

En juillet 2009, lors du forum des économies majeures, un partenariat global sur les technologies décarbonées a été décidé entre 23 pays représentant 80% des consommations d’énergie totale de la planète.

Ces derniers se sont retrouvés à Washington les 19 et 20 juillet derniers, lors d’une conférence dirigée par Steven Chu, (voir photo ci-contre) ministre de l’énergie aux États-Unis pour mettre au point des « volontés communes ». Cette conférence ministérielle a permis d’établir 11 grandes initiatives pour une économie décarbonée.

But : Éviter ensemble la construction de 500 centrales électriques …

Même s’il n’a pas été question de chiffrer précisément les investissements envisagés, M. Chu a souligné avant tout la réelle volonté de fonder une collaboration internationale pour le développement d’une économie plus verte. Cette volonté s’est traduite par l’objectif principal de la réunion : « Éviter la construction de 500 centrales électriques moyennes dans les 20 prochaines années ».

Quelles sont les mesures décidées pour y parvenir ?

Les 11 initiatives discutées par les 24 ministres recoupent 3 grands axes :

1. L’accès à l’énergie pour les plus pauvres

  • Le but est de fournir, d’ici 2015et en collaboration avec des entreprises privées, des lanternes solaires à plus de 10 millions de personnes n’ayant pas accès aux circuits électriques. Ce programme a une dimension à la fois humanitaire et écologique.

2. L’efficacité énergétique

  • Amélioration très importante de la performance énergétique des bâtiments (Faîtes-le chez vous! ). Rien qu’en France, le bâtiment est à l’origine de la moitié des consommations d’énergie finales.
  • Collaboration sur la mise en place de « smartgrids » (réseaux de distribution d’électricité intelligents) qui permettent d’ajuster parfaitement l’offre à la demande en temps réel.
  • Vers une réduction importante de la consommation d’énergie des appareils électroménagers. Ceci pourra, d’après les estimations, permettre d’éviter la construction de 80 centrales d’ici 2030.
  • Développement important de la mobilité électrique : 20 millions de véhicules électriques en circulation d’ici 2020

3. Énergies renouvelables et captation de CO2

  • Financement d’efforts de recherche supplémentaires pour résoudre les problèmes rencontrés dans le développement des systèmes de captage et stockage du carbone
  • Développement des agrocarburants et de la production d’électricité à partir de la biomasse
  • Développement de l’hydroélectricité
  • Poursuite des efforts de recherche pour diminuer les coûts des énergies solaires et éoliennes

Les grandes économies mondiales progressent

D’après l’ONU, les États-Unis et l’Europe ont, pour la deuxième année consécutive, augmenté leur capacité de production d’électricité  renouvelable au détriment du charbon, du gaz et du nucléaire. En europe plus particulièrement, l’Allemagne, l’Angleterre, et la France ont affirmé que l’UE avait les moyens de réduire ses rejets de carbone de 10% de plus que l’objectif défini en 1990 pour 2020 (le protocole de Kyoto « impose » une réduction de 30%).

La Chine, pourtant très décriée pour ses attitudes peu écologiques, a elle aussi impressionné en annonçant son intention d’investir 738 milliards de dollars dans les énergies propres d’ici à 2020 !

A nous d’agir !

Si les états ont le devoir d’agir pour l’environnement en influençant le cours des choses à leur niveau, il est important que chacun d’entre nous agisse également sur notre sphère de responsabilité individuelle.

Vous pouvez notamment choisir de réaliser des économies d’énergie dans votre habitation, de produire de l’énergie renouvelable chez vous, de rouler de façon écologique etc.

Le rejet de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel ne devrait rien changer pour les ménages : juste 6 mois de répits supplémentaires

La nouvelle contribution climat énergie ou « taxe carbone », qui visait à encourager les ménages et industriels à réduire leur consommation d’énergie, a été annulée par le Conseil constitutionnel deux jours avant son entrée en vigueur. La taxe fixait à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone et se voulait une première étape vers un système de fiscalité verte.

Un trop grand nombre d’exemptions à la taxe carbone

Le Conseil constitutionnel a en effet considéré que la loi créait une rupture de l’égalité devant l’impôt en exonérant un trop grand nombre de systèmes polluants : les plus grandes installations industrielles extrêmement polluantes et déjà soumises aux quotas européens de C02 n’étaient notamment pas concernées par cette contribution carbone.

Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre étaient ainsi soumises à la taxe carbone. Selon le conseil constitutionnel, l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre  était donc difficilement atteignable.

Un dispositif de remplacement prévu dès le 1er juillet prochain

Suite au rejet de la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il présenterait le 20 janvier un nouveau projet de loi prenant en compte les remarques du Conseil constitutionnel et que cette nouvelle taxe carbone entrerait en vigueur le 1er juillet prochain.

Le gouvernement précise qu’il n’est en effet pas question d’enterrer cette nouvelle priorité car elle est nécessaire pour orienter le comportement des ménages et des industriels en matière de consommation d’énergie.

Concrètement, le nouveau projet de loi ne devrait rien changer pour les ménages

Conformément aux remarques du Conseil Constitutionnel, le nouveau projet de loi devrait remettre en question l’exonération de 1018 sites industriels très polluants (raffinerie, papeterie, sidérurgie…) qu’impliquait la loi sur la taxe carbone dans sa première version.

En revanche, aucun changement n’est prévu pour les ménages. Notamment, les logements chauffés à base d’électricité seraient maintenus à l’écart de la taxe carbone dans le nouveau projet de loi.

 

Comment prévenir l’arrivée de cette nouvelle taxe ?

Pour prévenir l’arrivée de cette nouvelle taxe, il est nécessaire de réduire vos émissions de CO2 et donc vos consommations de chauffage, ce qui implique une bonne isolation de votre habitat. Découvrez comment bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro ainsi que de nombreux crédits d’impôts prévus par l’état pour améliorer la performance énergétique de votre habitat.

En savoir plus sur l’éco-prêt à taux zéro

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Taxe Carbone: ce sera 17€ la tonne. Et combien pour mon chauffage?

Nicolas Sarkozy vient de confirmer aujoud’hui le prix initial de la tonne de carbone, taxe qui sera mise en place dès 2010.

Il a été décidé que ce sera 17€.

Combien les habitants vont-ils payer en plus?

Pour une maison de 130m² dans la moyenne française en matière de performance énergétique (275 kwh/m²/an), et se chauffant au fioul la facture supplémentaire sera de 164€ en 2010!

Si le montant de la taxe carbone evolue bien comme prévu avec le temps, la facture se montera à 530€ en 2020 et de 970€ en 2030.

Il est grand temps de faire des économies d’énergie et donc de taxe carbone!

Découvrez comment diminuer le montant de taxe carbonne dont vous devrez vous acquiter

Comprendre la nouvelle Contribution Climat Energie ou « taxe carbone »

Enjeu de la sauvegarde de l’environnement : un consensus maintenant presque unanime

L’ensemble des scientifiques et des politiques mondiaux sont maintenant presque unanimement d’accord sur le fait qu’il faut agir, et agir en urgence pour la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique.

La nouvelle contribution climat énergie ou « taxe carbone » est un dispositif majeur de la politique française pour encourager les ménages et les entreprises à moins consommer et donc moins polluer.

François Fillon vient de confirmer hier dans une interview à paraître samedi 5 septembre dans Le Figaro Magazine que la taxe carbone – Proposée depuis plusieurs mois par Michel Rocard et sa commission – entrera bien en vigueur dès 2010 en France, sera de 14 euros par tonne de CO2 et s’appliquera de façon progressive.

La progression envisagée est la suivante: de 14€ la tonne de CO2 en 2010 on atteindra 55€ la tonne de CO2 en 2020 pour arriver à 100€ la tonne de CO2 en 2030.

Si l’effet de cette nouvelle taxe sera bien de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, son objectif quant à lui est bien d’encourager les ménages et entreprises à moins consommer car l’énergie la moins polluante (et la moins chère !) est bien sûr celle qu’on ne consomme pas.

L’électricité ne sera pas taxée :

Contrairement à ce qui a été préconisé par la commission Rocard, François Fillon a annoncé que l’électricité ne serait pas taxée. Ceci est une aberration quand on dit que l’objectif est de faire baisser les consommations et lorsqu’on sait que l’électricité est aussi produite à partir d’énergie fossile très polluante comme le charbon. Seules les énergies fossiles seront taxées par ce nouveau dispositif.

Le nucléaire est en effet la priorité française en matière de choix de politique énergétique et l’électricité, majoritairement produite à partir des centrales nucléaire, reste très favorisée. Ajoutez à cela les très puissants lobbies de EDF et d’Areva, vous comprendrez que le gouvernement n’a pas encore eu le courage de pousser le dispositif jusque là.

Concrètement, qu’est-ce que ça va changer pour les habitants ?

Les habitants disposant de systèmes de chauffage fonctionnant à base d’énergies fossiles (Fioul et Gaz), devront payer un peu plus chère leur énergie du fait de cette nouvelle taxe qui sera calculée à partir du montant de leurs consommations grâce aux facteurs ci-dessous :
Gazole 2,66 kgCO2 / L
Essence 2,42 kgCO2 / L
GPL 231 kgCO2/MWh
Fioul domestique 271 kgCO2/MWh
Gaz naturel 205 kgCO2/MWh

Etude de cas pour le calcul du montant de la taxe :

Pour une maison de 130m² avec une chaudière fioul avec une performance énergétique dans la moyenne française, c’est-à-dire consommant 275 kWh/m²/an pour le chauffage, le montant de la taxe annuelle serait de 135€ en 2010, de 530€ en 2020 et de 970€ en 2030.

Comment puis-je éviter de payer cette nouvelle taxe ?

Pour réduire le montant de cette nouvelle taxe, il faut donc réduire ses émissions et donc ses consommations. Pour cela, il faut isoler fortement votre habitat. Pour cela, vous pouvez bénéficier du nouvel éco prêt à taux zéro et des nombreux crédits d’impôts prévus par l’état.

Découvrez comment améliorer la performance énergétique de votre habitat.

Interview de Nicolas Hulot :

Voilà une interview très intéressante de Nicolas Hulot suite à l’annonce hier par François Fillon de la mise en place de cette nouvelle taxe. Nicolas Hulot a participé aux ateliers et à la commission Rocard. (Attention: L’interview commence réellement à la 2ième minute car Europe 1 a précédé la vidéo de pub…).

Source:

Sénova, le partenaire de la rénovation énergétique de votre habitat : audit énergétique, éco-prêt, études thermiques