Les dépenses moyennes d’énergie des français sont stables depuis 20 ans (en proportion du budget du ménage)

Appelée « effort énergétique », la consommation en énergie liée aux transports et au logement figure parmi les principaux postes de dépenses des français. Elle occupe ainsi 8,4% du budget de consommations des ménages. Cette proportion est restée stable au cours de ces 20 dernières années.

Facture d’énergie : 2300 € / an en moyenne

D’après une étude de l’INSEE, les dépenses en énergie constituent en moyenne 8,4% de la consommation des ménages en 2006. Ces dépenses se répartissent à 4,8% pour les énergies liées au logement, et 3,6% pour les énergies liées au transport. Les français payent ainsi une moyenne de 2300 euros par an pour leurs factures d’énergies. On note toutefois une grande inégalité entre l’effort énergétique des ménages situés en zone urbaine et ceux en zone rurale. Les dépenses en énergie de ces derniers sont deux fois plus élevés (11,3% contre 5,7% en agglomération parisienne par exemple).

Cette inégalité s’explique essentiellement par la taille des logements, qui sont plus grands en zone rurale, et par conséquent dépensent plus en chauffage. Elle est également due à leur éloignement par rapport au lieu de travail de leurs occupants, impliquant plus de dépenses en carburant. Enfin, il y a aussi le mode de chauffage adopté, le fioul étant davantage utilisé en zone rurale, ce qui est plus coûteux.

Il apparaît aussi que plus le revenu des ménages est élevé, plus ils consomment de l’énergie. Ceci s’explique particulièrement par la taille des logements et les équipements électriques des ménages aisés, qui sont beaucoup plus importants que ceux des ménages modestes.

Evolution de la part budgétaire de l’énergie des ménages français en 20 ans

En 20 ans, cette part budgétaire de l’énergie dans les dépenses des ménages n’a baissé que de 3 points. Elle était ainsi de 11,6% en 1985, et est passé à 8,4% en 2006. Cette stabilité de l’effort énergétique s’explique par les évolutions du prix de l’énergie d’une part, et celles de la performance énergétique d’autre part.

En effet, bien que le prix de l’énergie n’ait cessé d’augmenter ces dernières années, il est demeuré moins cher par rapport aux autres biens du panier de consommation. Par ailleurs, les évolutions techniques ont permis l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat et le transport, ce qui a conduit à la réduction de leur consommation en énergie.

Ainsi, malgré une croissance de la consommation énergétique due à l’étalement urbain, l’augmentation du taux d’équipement en automobile, l’agrandissement de la taille des logements, et le niveau d’équipement électrique élevé, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup augmenté.

Impacts des progrès énergétiques sur la facture énergétique

Les caractéristiques des logements ont beaucoup évolué en 20 ans : leur surface a augmenté de 9 m2 en moyenne, et plusieurs sortes d’appareils sont venues s’ajouter aux équipements électriques. Cependant, malgré ces changements, les dépenses en énergie n’ont pas évolué de la même manière chez les ménages des centres-villes et ceux des zones périphériques et rurales. En effet, les logements en centre ville ont été les premiers à bénéficier des progrès énergétiques en matière d’isolation et d’efficacité des systèmes de chauffage. De plus, ces améliorations ont surtout profité aux ménages aisés. Par conséquent, comparé au niveau de 1985, la part de la facture énergétique dans le budget de consommation a baissé d’un tiers chez les ménages aisés et urbains, contre un quart pour les ménages plus modestes et ruraux.

En bref, malgré la hausse des prix et les nombreux facteurs qui ont favorisé la croissance de la consommation en énergie, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup changé ces dernières années. L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et dans le secteur du transport y ont largement contribué. Tout cela montre que toutes les dispositions visant à réduire la consommation d’énergie sont une véritable source d’économies (une bonne isolation, un système de chauffage performant, …).

Toutefois, les évolutions récentes des prix de l’énergie montrent que l’effort énergétique tend à s’intensifier fortement et la précarité énergétique se développe considérablement. Les dépenses moyennes d’énergie des français qui n’auront pas rénové énergétiquement leur habitat ou opté pour une voiture économique pourraient être beaucoup moins stables d’ici à 2020.

Ainsi, si vous trouvez que votre logement est encore énergivore, n’hésitez pas à améliorer sa performance énergétique.

Nouvelle hausse des tarifs de l’électricité début 2011 ! Vers une hausse sûre, certaine et récurrente des prix de l’électricité ?

Après la hausse des prix du mois d’août dernier, les tarifs de l’électricité connaîtront une nouvelle hausse à partir de l’année 2011. Cela résulte de la revalorisation de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) : un libellé présent sur toutes les factures ; et qui représente les surcoûts liés aux missions de services publics d’EDF. La CSPE inclut notamment les coûts liés à 3 obligations de EDF, à savoir le rachat d’électricité renouvelable, la péréquation tarifaire, et la fixation de tarif social de l’électricité.

Les raisons de cette nouvelle tarification : encore une bonne raison…

Le montant de la CSPE était jusque là gelé en raison de la crise économique. Seulement, avec le boom des investissements en énergies renouvelables, les dépenses qu’elle encourt ont fortement augmenté. Cela a entraîné un important déséquilibre financier au sein d’EDF. A ce sujet, cette dernière déclare avoir perdu en cumulé énormément d’argent (1.9 Milliards d’Euros à fin 2009 ?) à cause de la non compensation totale de son obligation de racheter l’électricité d’origine renouvelable à bon prix. Pour y remédier, l’Assemblée nationale a adopté, le 21 octobre dernier, un amendement sur la fixation de la CSPE. Ainsi, si auparavant, celle-ci faisait l’objet d’une prorogation automatique de l’arrêté précédent ; après cet amendement, la Commission de régulation de l’Energie (CRE) pourra décider de la revalorisation de la CSPE au 1er janvier 2011, et ce dans la limite de 0,3 centimes d’euros par Kilowatt heure, sauf intervention du gouvernement jusqu’au 31 décembre.

Une hausse quasi-acquise

Même si cette augmentation n’est pas encore officiellement décidée, les faits montrent qu’elle est quasiment acquise. En effet, le gouvernement a déjà accepté les termes de l’amendement. Par ailleurs, le ministre du budget François Baroin et Christine Lagarde l’ont confirmée publiquement. A cet effet, la CSPE connaîtra une hausse de 0,003 euros par kilowattheure dès le début de l’année 2011. Au niveau des consommateurs, cette hausse provoquera une augmentation de 3 à 4% sur le montant de leur facture d’électricité.

Des solutions pour réduire la facture d’électricité

Face à cette hausse incessante du prix de l’énergie, les particuliers sont invités à étudier les différentes solutions qui s’offrent à eux pour réduire leur facture d’électricité. Il s’agit par exemple de la rénovation thermique, de l’équipement en sources d’énergie renouvelable, etc., ainsi que les nombreuses aides et subventions pour financer ce type de travaux.

Nouvelle hausse du prix de l’électricité ! – Vers une évolution du comportement des consommateurs

+3% pour les particuliers

Chaque année à la veille du 15 août, EDF révise ses tarifs réglementés avec l’accord du ministère de l’énergie et du ministère de l’économie. Pour les particuliers, il faudra compter sur une hausse de la facture de 3 % en moyenne.

Abonnement double tarif favorisé

L’abonnement « double tarif » (tarif heure pleine/heure creuse) sera avantagé. En effet, la hausse des prix sera moins importante sur ce tarif, qui surtaxe la consommation en heure pleine mais qui est très avantageux en heure creuse. Ceci incite les consommateurs, par exemple, à faire tourner leur machine à laver ou à chauffer aux heures où la demande est la plus basse (c’est-à-dire aux heures creuses), ils payent ainsi moins cher que pour un tarif « classique ».

Les gros consommateurs d’électricité (c’est-à-dire toutes les personnes ayant un abonnement supérieur à 18 kVA) seront même obligé de souscrire au « double tarif ».

Autre nouveauté, le gouvernement a annoncé qu’il augmenterait de 10% les aides aux ménages ayant souscrit au « tarif de première nécessité ». Ce tarif permet aux personnes modestes de bénéficier de réduction sur leur abonnement et sur leur consommation d’électricité. L’état semble prendre conscience de l’augmentation forte du nombre de ménage en situation de précarité énergétique.

Pourquoi une telle hausse des prix de l’énergie en France ?

En 2005, le gouvernement et EDF s’étaient engagés à ce que la hausse des prix de l’électricité ne soit pas supérieure au taux de l’inflation. Or, ceci n’a pas été respecté, comment justifient-ils alors cette nouvelle hausse ?

  • La consommation d’énergie finale en France est de plus en plus forte
  • La hausse des tarifs doit permettre de prendre en compte les investissements engagés par EDF pour « assurer sur le long terme l’intégrité de son système électrique et sa sécurité d’approvisionnement énergétique ».
  • L’électricité française est la deuxième moins chère d’Europe derrière la Finlande. En 2009, d’après l’institut européen des statistiques Eurostat, notre électricité était 25% moins chère que la moyenne européenne. Le gouvernement et EDF ont pour objectif de tendre vers le « coût réel » de l’électricité, notamment dans le cadre de l’ouverture du marché à la concurrence.

Enfin l’accent mis sur les abonnements « heure pleine/heure creuse » correspond à une volonté d’agir sur la demande en la diminuant lors des pics de consommation afin de :

  • Diminuer les coûts qu’ils entrainent (aux heures pleines), en particulier en hiver car il faut alors mettre en route des systèmes très coûteux pour EDF.
  • Réduire la pollution qu’entrainent ces pics. Ainsi, pendant les heures pleines où la demande est plus forte que d’habitude, EDF doit importer ou produire de l’électricité à partir d’énergies polluantes (fioul ou charbon par exemple).

Nota : EDF, au travers de sa filiale Edelia, travaille à réduire la demande pendant les pics de consommations aussi grâce aux smartgrids qui permettent de faire de « l’effacement diffus ».

Modifions dès maintenant notre façon de consommer l’électricité !

Il va maintenant falloir apprendre à utiliser son électricité aux heures creuses plutôt qu’aux heures pleines. Sans cela, c’est notre facture qui va en prendre un coup… Cependant, consommer aux heures creuses n’est pas toujours évident. Concrètement, il faudra :

  • Utiliser l’électroménager en heures creuses
  • Utiliser des « programmateurs horaires » pour le chauffe-eau électrique et le chauffage électrique : on chauffe la maison aux heures creuses seulement.
    Facile à dire, pas forcément à faire lorsqu’on a une logement mal isolé qui se refroidit très rapidement et qu’on a froid dans la maison en soirée l’hiver ! D’où la troisième préconisation:
  • Il faut rénover énergétiquement votre habitation afin d’en améliorer la performance énergétique globale. Ainsi, avec des déperditions bien réduites et un système de chauffage adapté, vous pourrez chauffer aux heures creuses seulement tout en maintenant un confort accru dans votre logement tout au long de la journée et de la nuit.

Vers une hausse de 24 % d’ici à 2015 ?

Il semblerait que nous ne soyons qu’au commencement d’une série de hausses importantes du prix de l’électricité (tel que nous la connaissons pour le prix du gaz)… Ainsi, Edf envisagerait d’augmenter ses tarifs de 24% d’ici 2015 pour les particuliers. Ceci s’inscrit dans la lignée du rapport du 26 juillet 2010, de l’Agence Internationale de l’énergie sur la libéralisation du marché de l’électricité qui conseille vivement à la France d’augmenter ses tarifs.

Pensez donc à rénover ou à construire dès maintenant un logement plus performant énergétiquement, pour ne plus subir les hausses du prix de l’électricité!

Nouvelle hausse des tarifs du gaz : Comment faire face ?

Il y a trois mois, GDF annonçait une hausse du prix du gaz de près de 10%, décision qui avait déjà été source de nombreuses critiques. Aujourd’hui GDF remet ça !

En effet, c’est officiel, le prix du gaz augmentera de 2 à 4,7% le 1er juillet 2010, une hausse qui représente 0,228 centimes d’euro par kilowattheure. Il s’agit d’une autre mauvaise nouvelle pour les ménages qui ont déjà subi au mois d’avril la hausse la plus importante depuis novembre 2005, et qui vont voir à nouveau leurs factures grossir d’ici la fin de l’année.

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a donné son accord à GDF-Suez pour cette augmentation qui ne touchera pas tous les consommateurs de la même manière. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine la facture n’augmentera que légèrement (2 euros sur l’année), les foyers qui s’en servent aussi pour leur eau chaude subiront une hausse plus prononcée de 8 euros par an. Et pour tous ceux qui, en plus, se chauffent au gaz, la facture augmentera de 45 euros sur l’année.

Les augmentations successives des tarifs du gaz, + 15% depuis le début de l’année 2010, s’expliquent par la hausse des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) qui se fait d’autant plus ressentir que l’euro est en baisse.

L’État ne joue plus son rôle de régulateur

Depuis décembre, l’État n’a plus son mot à dire dans les choix des tarifs de GDF, toutefois l’opinion publique s’accorde pour dire que l’État devrait « assumer son rôle de régulation et d’actionnaire majoritaire » en s’opposant à cette hausse alors même que « la précarité énergétique explose dans notre pays et que de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures ».

Des solutions existent pour mettre fin à cette dépendance énergétique

En effet, dans ce contexte de crise économique, les ménages vont voir une fois de plus leurs dépenses énergétiques augmenter malgré eux. Cependant, il y existe des solutions alternatives pour faire face à la hausse des prix du gaz, et de l’énergie en général, qui prennent en compte la nécessité grandissante de réduire son impact sur l’environnement.

Pour n’en citer que quelques unes, le chauffe-eau solaire permet par exemple de remplacer un cumulus électrique ou des systèmes ECS marchant au gaz ou au fuel. La pompe à chaleur permet de chauffer une maison grâce à l’énergie du sol, de l’eau ou de l’air. Le bois est une énergie renouvelable bien trop souvent négligée mais dont les appareils de chauffage sont de plus en plus performants (6 millions de logements individuels sont aujourd’hui équipés de systèmes de chauffage au bois en France).

De telles solutions peuvent permettre aux ménages d’être plus sereins vis-à-vis de leurs factures d’énergie et de faire des économies sur le long terme.

Pour savoir quelles sont les solutions les plus adaptées à votre logement, vous pouvez faire appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous conseiller dans vos projets de rénovations énergétiques.

La hausse des prix de l’énergie est belle … et bien là !

Le gaz est une des énergies dont le prix a le plus augmenté ces 5 dernières années. En effet, la facture des clients de GDF Suez s’est alourdie de 40 % sur cette période.

Mais ça ne s’arrête pas là : +9.7% au 1er avril !

La Commission de régulation de l’énergie (CRE), réunie jeudi 25 mars, a entériné la demande de GDF Suez : les tarifs régulés du gaz naturel vendu aux particuliers augmenteront de 9,7 % en moyenne à compter du 1er avril 2010.

De même, après avoir connu des sommets mi-2008 (on avait alors atteint un baril de pétrole à 147 $) suivi d’une baisse importante liée à la crise économique, le prix du fioul repart nettement à la hausse depuis début 2010.

Le prix du litre de fioul est de nouveau à 70.01 ct€/L en ce premier jour de printemps 2010.

Du fait de la raréfaction des énergies fossiles, de leur caractère polluant (et donc taxé) et de la reprise économique les analystes prédisent que les prix du gaz et du fioul pourraient atteindre de nouveaux sommets dans les années qui viennent.

Tarifs de l’électricité : vers une hausse de 24% … ?

Maintenant que GDF Suez a obtenu gain de cause sur la hausse des tarifs du gaz, on peut légitimement penser qu’il en sera de même avec les demandes d’EDF. Selon les Echos, le groupe EDF souhaite une hausse de l’ordre de 24 % entre 2010 et 2015.

En conclusion, toutes les énergies deviennent de plus en plus chères…

Ces hausses importantes des prix de l’énergie ne vont pas améliorer le pouvoir d’achat des ménages au moment même ou l’on prend conscience que la précarité énergétique n’est plus qu’un problème de pauvres.

N’attendez pas que vos factures deviennent impayables pour faire des travaux d’économie d’énergie dans votre habitation. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, réalisez le carnet énergétique de votre logement.

Changer d’énergie ou de chauffage ne suffit pas : il faut isoler.

Rappelons-nous avant tout que l’énergie la moins chère est l’énergie que l’on ne consomme pas : C’est le moment d’améliorer la performance énergétique de votre habitation !