Quelles sont les projections sur l’évolution du prix des énergies en France pour les prochains mois ?

Les consommateurs d’énergie font actuellement face à une sombre réalité : l’énergie coûte de plus en plus cher. Plusieurs motifs sont généralement avancés pour justifier cette tendance. On entend souvent parler de la hausse des prix à l’international, la raréfaction des énergies traditionnelles, l’augmentation de leur coût d’exploitation (salaire et main-d’œuvre, matières premières, services publics…), le vieillissement des centrales nucléaires, etc. Tout cela se reflète au quotidien par des hausses de prix incessantes. D’ailleurs, les projections sur l’évolution du prix des énergies pour les prochains mois le confirment.

Petit rappel des évolutions du prix des énergies ces dernières années

On peut dire que ces dernières années, le prix de l’énergie n’a cessé d’augmenter. Rien qu’en 2010, par exemple, le prix de l’énergie a connu plusieurs hausses : on se souvient notamment de la hausse de 3-5% du prix de l’électricité au mois d’aout, et de celle du début de l’année 2011 (encore 3 à 5%). Pour le gaz, les augmentations d’avril et de juillet ont totalisé une hausse de 15% pour 2010. A part cela, on remarque aussi la hausse des prix des autres sources d’énergies, comme les carburants et le fioul. Cette tendance semble ne pas être près de s’inverser. En effet, les projections de prix pour les prochains mois annoncent d’autres augmentations.

Les projections des évolutions du prix des énergies pour les prochains mois

Cette année 2011 s’annonce lourde pour les factures d’énergie des particuliers. En effet, les tarifs des principales sources d’énergie vont augmenter.

Pour l’électricité par exemple, le ministre de l’énergie, Eric Besson, a déclaré qu’une augmentation de son prix est « inéluctable ». Cette hausse serait applicable à partir du mois d’aout. Elle servira surtout à financer les investissements indispensables à la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire national, et au financement de la promotion des énergies renouvelables. De son côté, Philippe de Ladoucette, président de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie), affirme que le prix de l’électricité va augmenter dans les prochaines années.

Quant au gaz, un arrêté interministériel, publié le 10 décembre 2010, avait déjà annoncé une hausse de son prix pour avril 2011. Cette augmentation s’explique par la hausse des coûts d’approvisionnement de GDF Suez. Elle se traduira notamment par une hausse des tarifs de l’ordre de 10%.

Egalement, pour les autres sources d’énergies telles que les carburants (essence, diesel) et le fioul, leurs tarifs suivent généralement le cours des prix du pétrole à l’international. De ce fait, il est plus ou moins certain que celles-ci vont augmenter (quelques prévisions annoncent un prix du baril à 150 dollars pour 2011).

Quelles solutions face à ces hausses répétitives ?

Face à cette tendance, des solutions pérennes d’économie d’énergie sont indispensables. La rénovation thermique du logement, la réalisation de projets de construction à faible consommation énergétique, ou le recours aux énergies renouvelables sont ainsi vivement conseillés. En plus, entreprendre de tels travaux est aujourd’hui beaucoup plus accessible, grâce notamment aux nombreux dispositifs d’aides que l’Etat offre.

Les dépenses moyennes d’énergie des français sont stables depuis 20 ans (en proportion du budget du ménage)

Appelée « effort énergétique », la consommation en énergie liée aux transports et au logement figure parmi les principaux postes de dépenses des français. Elle occupe ainsi 8,4% du budget de consommations des ménages. Cette proportion est restée stable au cours de ces 20 dernières années.

Facture d’énergie : 2300 € / an en moyenne

D’après une étude de l’INSEE, les dépenses en énergie constituent en moyenne 8,4% de la consommation des ménages en 2006. Ces dépenses se répartissent à 4,8% pour les énergies liées au logement, et 3,6% pour les énergies liées au transport. Les français payent ainsi une moyenne de 2300 euros par an pour leurs factures d’énergies. On note toutefois une grande inégalité entre l’effort énergétique des ménages situés en zone urbaine et ceux en zone rurale. Les dépenses en énergie de ces derniers sont deux fois plus élevés (11,3% contre 5,7% en agglomération parisienne par exemple).

Cette inégalité s’explique essentiellement par la taille des logements, qui sont plus grands en zone rurale, et par conséquent dépensent plus en chauffage. Elle est également due à leur éloignement par rapport au lieu de travail de leurs occupants, impliquant plus de dépenses en carburant. Enfin, il y a aussi le mode de chauffage adopté, le fioul étant davantage utilisé en zone rurale, ce qui est plus coûteux.

Il apparaît aussi que plus le revenu des ménages est élevé, plus ils consomment de l’énergie. Ceci s’explique particulièrement par la taille des logements et les équipements électriques des ménages aisés, qui sont beaucoup plus importants que ceux des ménages modestes.

Evolution de la part budgétaire de l’énergie des ménages français en 20 ans

En 20 ans, cette part budgétaire de l’énergie dans les dépenses des ménages n’a baissé que de 3 points. Elle était ainsi de 11,6% en 1985, et est passé à 8,4% en 2006. Cette stabilité de l’effort énergétique s’explique par les évolutions du prix de l’énergie d’une part, et celles de la performance énergétique d’autre part.

En effet, bien que le prix de l’énergie n’ait cessé d’augmenter ces dernières années, il est demeuré moins cher par rapport aux autres biens du panier de consommation. Par ailleurs, les évolutions techniques ont permis l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat et le transport, ce qui a conduit à la réduction de leur consommation en énergie.

Ainsi, malgré une croissance de la consommation énergétique due à l’étalement urbain, l’augmentation du taux d’équipement en automobile, l’agrandissement de la taille des logements, et le niveau d’équipement électrique élevé, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup augmenté.

Impacts des progrès énergétiques sur la facture énergétique

Les caractéristiques des logements ont beaucoup évolué en 20 ans : leur surface a augmenté de 9 m2 en moyenne, et plusieurs sortes d’appareils sont venues s’ajouter aux équipements électriques. Cependant, malgré ces changements, les dépenses en énergie n’ont pas évolué de la même manière chez les ménages des centres-villes et ceux des zones périphériques et rurales. En effet, les logements en centre ville ont été les premiers à bénéficier des progrès énergétiques en matière d’isolation et d’efficacité des systèmes de chauffage. De plus, ces améliorations ont surtout profité aux ménages aisés. Par conséquent, comparé au niveau de 1985, la part de la facture énergétique dans le budget de consommation a baissé d’un tiers chez les ménages aisés et urbains, contre un quart pour les ménages plus modestes et ruraux.

En bref, malgré la hausse des prix et les nombreux facteurs qui ont favorisé la croissance de la consommation en énergie, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup changé ces dernières années. L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et dans le secteur du transport y ont largement contribué. Tout cela montre que toutes les dispositions visant à réduire la consommation d’énergie sont une véritable source d’économies (une bonne isolation, un système de chauffage performant, …).

Toutefois, les évolutions récentes des prix de l’énergie montrent que l’effort énergétique tend à s’intensifier fortement et la précarité énergétique se développe considérablement. Les dépenses moyennes d’énergie des français qui n’auront pas rénové énergétiquement leur habitat ou opté pour une voiture économique pourraient être beaucoup moins stables d’ici à 2020.

Ainsi, si vous trouvez que votre logement est encore énergivore, n’hésitez pas à améliorer sa performance énergétique.

Crise pétrolière, crise nucléaire, crise géopolitique… Quelles solutions énergétiques pour la France ?

C’est un fait, les pays développés ont besoin d’énergie pour fonctionner. De beaucoup d’énergie. En effet, sans énergie, aucune activité économique n’est possible : plus de transport, plus d’électricité pour les ordinateurs, plus d’usines en état de fonctionner, plus d’accès aux ressources vitales, plus de possibilité de virer les salaires sans télécommunications. Le chaos social s’installerait automatiquement.

Retour sur l’histoire des choix énergétiques de la France

Avant l’ère industrielle, l’homme a basé son développement sur les énergies renouvelables (bois, eau, vent, soleil etc.). Puis nous avons découvert les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), plus faciles à utiliser et peu conteuses (au début!). Le développement des pays du Nord s’est largement appuyé sur cette nouvelle forme d’énergie. Mais la France ne dispose pas d’énergies fossiles sur son territoire et développait de ce fait son économie sur une énergie qu’elle ne maitrisait pas. Pour De Gaulle, cela représentait un risque inacceptable car la France était alors à la merci de tout événement qui aurait pu  contraindre son approvisionnement en énergie (guerre, raréfaction, crise géopolitique ou naturelle).

En recherche d’indépendance énergétique, le gouvernement fait alors le choix du nucléaire et les premiers réacteurs voient le jour dans les années 50. Le nucléaire présentait alors deux avantages : il sécurise l’économie française et permet l’accès à une électricité beaucoup mois chère et moins émettrice de gaz à effet de serre que dans la plus part des autres pays.

La politique énergétique française d’après-guerre sera suivie par les différentes présidences de la Vième république et le lobby nucléaire visant à encourager le développement de l’industrie nucléaire s’est considérablement renforcé. Aujourd’hui, près de 35% de l’énergie primaire consommée en France provient de nos centrales nucléaires.

La crise nucléaire : un élément nouveau dans la donne politique

La catastrophe nucléaire terrifiante que la planète vit aujourd’hui au Japon nous force, (citoyens, politiques, associations et entreprises) à prendre conscience des dangers du nucléaire : Une centrale nucléaire est comme une mine antipersonnelle géante que l’on pose chez soi. Quoi que le lobby nucléaire nous dise, on se rend compte aujourd’hui qu’il est possible qu’elle explose si un événement déclencheur suffisant arrive : un séisme majeur, un tsunami, mais aussi une attaque terroriste, inondations, erreurs humaines ?

Le nucléaire atteindrait-il ses limites plus tôt qu’on ne l’avait imaginé ? Jusqu’à présent, on pensait qu’on serait limité par les ressources naturelles en uranium (ou équivalent) et non par la prise de conscience du danger représenté par une centrale nucléaire.

La question qu’il faut alors se poser est : quelle alternative pour notre pays ?

La question est complexe. Aucune solution ne semble parfaite. Sauf… de réduire nos besoins énergétiques !

L’indépendance énergétique par la réduction des besoins

S’il n’existe pas encore de source d’énergie parfaite pour la France, il est possible de parvenir à l’indépendance énergétique en réduisant notre consommation. Et il est possible aujourd’hui de le faire sans altérer notre confort ni changer outre mesure nos habitudes.

La parabole de la maison individuelle

A titre d’exemple, prenons le cas d’une maison individuelle où la réflexion se pose de la même manière pour le propriétaire :

  • On peut choisir d’avoir une maison très consommatrice d’énergie et hésiter sur la manière de la chauffer : dois-je choisir le fioul qui atteint des sommets, dois-je choisir le gaz qui a plus que doublé ces dernières années et qui est corrélé au prix du pétrole, dois-je choisir l’électricité qui est très chère et dont le prix va encore monter, dois-je choisir une pompe à chaleur ou du solaire qui sont plus chers à l’investissement et qui ne fonctionnent pas de manière optimale par températures très froides ou s’il n’y a pas de soleil ?
  • On peut aussi choisir de réduire considérablement les besoins énergétiques de sa maison en l’isolant, en la calfeutrant et en installant des équipements de ventilation très performants. A partir du moment où la maison ne consomme presque plus rien, le débat sur la bonne source d’énergie n’a plus lieu d’être ! Quelque soit la source d’énergie, on est insensible aux évolutions du prix car elles représentent un très petit montant en valeur absolue dans le budget du ménage. De même, en cas de perte subite de revenus, on peut quand même chauffer et vivre confortablement : c’est sécurisant. Le propriétaire est alors indépendant énergétiquement. Pour aller encore plus loin, le propriétaire peut choisir de produire localement de l’électricité verte par panneaux solaires photovoltaïques et sa maison sera ainsi devenue une mini-centrale d’énergie propre, autonome et source de revenus.

J’encouragerai de toute mon énergie les initiatives allant dans le sens de l’indépendance énergétique par la sobriété énergétique car je crois qu’elle est l’issue de secours pour notre société, et ce, qu’elle se fasse à l’échelle internationale, nationale, locale, ou individuelle. C’est aussi ça la beauté de cette stratégie : à l’instar du web 2.0 ou l’internaute est acteur, l’indépendance énergétique 2.0 de la France nous rend tous acteurs à notre échelle.

Dimitri Molle est un co-fondateur du bureau d’études thermiques Sénova, spécialiste de l’énergie dans l’habitat et ingénieur diplômé de l’École Centrale Paris.

Pourquoi les logements énergivores sont de plus en plus dévalorisés sur le marché ?

Grâce au Diagnostic de performance énergétique (DPE), il est actuellement possible de comparer la qualité des constructions immobilières, surtout en matière de performance énergétiques. Cinq grandes raisons poussent ainsi à croire que les logements énergivores vont perdre de plus en plus de valeur sur le marché immobilier.

Le PTZ+ favorise uniquement l’acquisition de logements performants

Parmi ces raisons, on peut citer les conditions d’octroi des aides à l’accession à la propriété, comme le PTZ+. Pour mémoire, le PTZ+ est entré en vigueur au début de l’année 2011. Il s’agit de la nouvelle version du PTZ. Comme ce dernier, il facilite l’accession à la propriété des primo-accédants, en leur donnant la possibilité de recourir à un prêt à taux zéro. Cependant, cette nouvelle mesure met l’accent sur l’aspect écologique des nouvelles acquisitions. Elle finance beaucoup plus l’achat de logement à basse consommation énergétique. C’est ainsi que le PTZ+ autorise l’octroi d’un prêt allant jusqu’à 40% de l’opération d’achat pour l’acquisition d’un logement BBC neuf, contre un maximum de 30% si le bien en question n’est pas classé BBC. De même, dans le cas de l’acquisition d’un logement ancien, le dispositif permet d’obtenir une aide de 20% du montant de l’acquisition si le bien présente de bonnes performances énergétiques (situées entre A et D). Dans le cas contraire, c’est-à-dire pour une étiquette énergétique comprise entre E et G, le prêt autorisé ne sera que de 10%.

Le DPE devient un critère de choix à l’achat ou à la location

Par ailleurs, il y a désormais l’obligation d’afficher les résultats du Diagnostic de performance énergétique (DPE) dans toutes les annonces immobilières. Applicable depuis le 1er janvier 2011, cette nouvelle mesure apporte un grand changement dans la perception des acquéreurs et locataires potentiels, surtout en matière de critère de choix. En effet, d’après un sondage, publié sur AvendreALouer.fr, 72,4% des internautes considèrent que l’affichage du DPE aura un impact sur les prix immobiliers et leur marge de négociation. 73% des acheteurs interrogés ont alors déclaré que le DPE pourrait devenir un critère de recherche, et pourrait influencer l’acte d’achat (pour 71% des répondants) et de visiter (pour 67,6%). Par ailleurs, 82,3% des participants ont estimé qu’un mauvais DPE constitue un prétexte pour négocier un prix inférieur. Du côté des vendeurs, le sondage affiche les mêmes opinions : 75% d’entre eux considèrent que les résultats du DPE jouent sur l’attractivité d’un bien, 72,4% trouvent que cela influence le montant des transactions, et 69% y voient de possibles répercussions sur la marge de négociation.

Le prix de l’énergie rend les logements énergétiques coûteux à l’utilisation

A part cela, les prix de l’énergie poussent aussi à croire que les logements énergivores vont perdre de la valeur. Rien que ces derniers mois par exemple, l’énergie a connu trois importantes hausses de prix (en avril et juillet 2010 et au début de l’année 2011 – certains annoncent un baril à 150$ en 2011); et celles-ci s’annoncent récurrentes. Le coût à l’utilisation des logements à forte consommation énergétique vont de ce fait croître au fur et à mesure, ce qui réduira leur attractivité aux yeux des acheteurs et locataires potentiels. En plus, avec l’affichage obligatoire du DPE dans les annonces immobilières, le marché sera transparent, et ces derniers auront une idée des charges qui les attendent.

Un logement énergivore est souvent inconfortable

En matière de confort, il s’avère que les logements énergivores présentent généralement plusieurs inconvénients. On peut citer par exemple les murs froids, l’humidité, les mouvements d’air, de nombreuses ponts thermiques, etc. Tous ces petits détails rendent ces logements inconfortables, et ont des répercussions sur leur valeur.

Les logements trop énergivores sont obsolètes par rapport à la nouvelle norme RT 2012

Enfin, avec la future règlementation thermique, la RT 2012, qui préconise des logements à faible consommation énergétique (consommation moyenne de 50 Kwh/m2/an en moyenne), les logements trop énergivores deviennent obsolètes comparées aux constructions neuves. Très peu d’acheteurs ou de locataires se risquent désormais à acquérir ou louer ce type de logement.

Tout cela ne favorise pas la valorisation des logements énergivores. Ainsi, si vous anticipez la vente ou la mise en location de votre bien, entreprendre des travaux de rénovation énergétique peut s’avérer être un bon calcul. En effet, un logement moins énergivore se vend ou se loue plus cher et plus vite. Découvrez quoi faire, dans quel ordre, pour quel budget et avec quelles aides pour rénover énergétiquement votre habitat !

L’affichage du Diagnostic de Performance Energétique (DPE) est obligatoire dans les annonces immobilières depuis le 1er janvier

Le DPE est désormais un élément obligatoire dans toutes les annonces immobilières publiées depuis du 01 janvier 2011. Cette mesure entre dans la mise en œuvre du Grenelle 2, et vise à améliorer l’information sur la qualité des biens immobiliers.

Comprendre le Diagnostic de performance énergétique (DPE)

Pour mémoire, le DPE est un outil qui sert à mesurer la performance énergétique d’un bâtiment. Il comporte sept classes, traduites par les lettres A à G. La classe A définit la meilleure performance, avec une consommation en énergie primaire inférieure à 50 Kwh/m2/an (niveau de la future réglementation thermique 2012), tandis la classe G désigne un bâtiment énergivore, consommant plus de 450 Kwh/m2/an. Dans une certaine limite (voir dernier paragraphe), le DPE permet ainsi de comparer la qualité des bâtiments, et d’avoir une appréciation de la consommation énergétique et du coût qui s’y associe pour un bâtiment donné. Jusqu’ici, il n’était obligatoire qu’à l’occasion d’une vente ou d’une signature de contrat de location. Le propriétaire étant alors tenu de présenter ses résultats uniquement aux candidats acquéreurs et locataires.

Affichage obligatoire du DPE depuis le 1er janvier 2011

Désormais, le DPE devra être affiché dès l’annonce de la vente ou de la mise en location d’un logement. Cette mesure entre dans le cadre de la loi Grenelle 2. Présentée au public le 27 octobre 2010, elle est entrée en vigueur au 01 janvier 2011. A cet effet, toutes les annonces immobilières devront comporter le résultat du DPE. Pour une annonce publiée dans la presse, celui-ci pourra être présenté par la mention « classe énergie », suivie de la lettre désignant la performance énergétique du bâtiment. Pour les annonces publiées sur des sites internet professionnels ou en vitrine, cet affichage prendra la forme d’une étiquette énergie, en couleur et bien lisible, qui devra remplir au minimum 5% de la surface du support. Sur internet, l’étiquette devra être affichée à l’écran supérieur, avec une résolution de 180×180 pixels.

Les sanctions en cas de non affichage

En cas d’absence d’affichage du DPE, la loi ne prévoit aucune sanction en soi. Ainsi, si cela se produit, les dispositions du droit commun seront appliquées. Sur le plan civil, le non affichage du DPE s’assimile à du vol, ou une dissimulation d’un fait qui aurait pu empêcher l’acquéreur de contracter, ou l’amener à signer pour un prix inférieur. La sanction sera alors la réduction du prix ou la nullité de l’acte.

Sur le plan pénal, l’absence d’affichage s’interprète comme de la publicité mensongère, ou une annonce de nature à induire en erreur. Ce manquement sera considéré comme un délit passible d’une peine d’emprisonnement de deux ans ou d’une amende de 37 500 euros.

Ces sanctions ne sont toutefois applicables qu’à l’issue de recours de la partie lésé. Mais au-delà de ces dispositions, la sanction du marché immobilier demeure la plus importante. En effet, en omettant d’afficher le DPE, les annonces ne seront pas prises au sérieux par les candidats acquéreurs ou locataires.

Les impacts de cette mesure sur les prix immobiliers

Cette nouvelle mesure apporte un changement majeur sur le marché immobilier. En effet, avec cette obligation, la performance énergétique des bâtiments deviendra un élément constitutif du choix des acquéreurs et locataires. Par ailleurs, la classe énergétique contribuera à la valorisation du bien : le prix des bâtiments classés en dessous de D va chuter, contrairement aux logements performants, qui verront leur valeur s’apprécier.

Les limites du DPE : fait à la « va-vite », au rabais, de façon trop industrialisée et bien souvent sans aucun reflet de la réalité

Il est important de noter que le DPE ne constitue qu’une sensibilisation du marché à la performance énergique. En effet, comme indiqué sur cet article : Il ne faut pas trop se fier au DPE au moment d’entreprendre des travaux de rénovation, le DPE n’est pas réalisé par des thermiciens ni des experts de la performance énergétique mais par des techniciens diagnostiqueurs immobiliers sachant manier leurs logiciels pour faire aussi bien de l’amiante, de l’électricité, du plomb, du gaz que de la performance énergétique.

Toutefois, l’affichage obligatoire du DPE dans les annonces immobilières a pour objectif d’améliorer l’information de tous les citoyens sur la qualité et la performance énergétique d’un bâtiment. Véritable révolution sur le marché immobilier, cette mesure y introduit la notion de valeur verte, et change le mode de valorisation d’un bien immobilier. Tous les propriétaires sont ainsi invités à réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique de leur logement, afin de mieux les valoriser lors de la mise en vente ou la location : découvrez quoi faire, dans quel odre, pour quel budget et avec quelles aides !