La hausse des prix de l’énergie est belle … et bien là !

Le gaz est une des énergies dont le prix a le plus augmenté ces 5 dernières années. En effet, la facture des clients de GDF Suez s’est alourdie de 40 % sur cette période.

Mais ça ne s’arrête pas là : +9.7% au 1er avril !

La Commission de régulation de l’énergie (CRE), réunie jeudi 25 mars, a entériné la demande de GDF Suez : les tarifs régulés du gaz naturel vendu aux particuliers augmenteront de 9,7 % en moyenne à compter du 1er avril 2010.

De même, après avoir connu des sommets mi-2008 (on avait alors atteint un baril de pétrole à 147 $) suivi d’une baisse importante liée à la crise économique, le prix du fioul repart nettement à la hausse depuis début 2010.

Le prix du litre de fioul est de nouveau à 70.01 ct€/L en ce premier jour de printemps 2010.

Du fait de la raréfaction des énergies fossiles, de leur caractère polluant (et donc taxé) et de la reprise économique les analystes prédisent que les prix du gaz et du fioul pourraient atteindre de nouveaux sommets dans les années qui viennent.

Tarifs de l’électricité : vers une hausse de 24% … ?

Maintenant que GDF Suez a obtenu gain de cause sur la hausse des tarifs du gaz, on peut légitimement penser qu’il en sera de même avec les demandes d’EDF. Selon les Echos, le groupe EDF souhaite une hausse de l’ordre de 24 % entre 2010 et 2015.

En conclusion, toutes les énergies deviennent de plus en plus chères…

Ces hausses importantes des prix de l’énergie ne vont pas améliorer le pouvoir d’achat des ménages au moment même ou l’on prend conscience que la précarité énergétique n’est plus qu’un problème de pauvres.

N’attendez pas que vos factures deviennent impayables pour faire des travaux d’économie d’énergie dans votre habitation. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, réalisez le carnet énergétique de votre logement.

Changer d’énergie ou de chauffage ne suffit pas : il faut isoler.

Rappelons-nous avant tout que l’énergie la moins chère est l’énergie que l’on ne consomme pas : C’est le moment d’améliorer la performance énergétique de votre habitation !

En 2020, « zéro énergie » pour les tous nouveaux bâtiments

« Dès 2020, tous les bâtiments neufs seront à énergie positive, c’est-à-dire qu’ils produiront davantage d’énergie qu’ils n’en consomment, » N. Sarkozy

Les bâtiments sont à l’origine d’environ 45% de la consommation d’énergie primaire en Europe. L’objectif fixé pour 2020 concernant la performance énergétique des bâtiments neufs devrait permettre de réduire cette consommation et limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Les bâtiments neufs devront produire leur propre énergie à partir de 2020

A partir du 31 décembre 2020, les bâtiments construits devront produire autant d’énergie qu’ils en consomment : autrement dit, ils devront respecter la norme « zéro énergie » et être alimentés par des énergies renouvelables (en installant des panneaux solaires ou des pompes à chaleur par exemple).

Les bâtiments neufs publics devront respecter cette nouvelle norme d’ici fin 2018.

Plus d’aides pour améliorer la performance énergétique des bâtiments

Pour répondre à ces objectifs, les Etats membres devront définir d’ici juin 2011 des aides financières pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments : prêts à taux réduit, réductions fiscales, assistance financière pour l’installation de compteurs intelligents…

Qu’en sera t-il des bâtiments existants ?

Les députés suggèrent également aux Etats membres de fixer des objectifs de performance énergétique pour les bâtiments existants : cela impliquerait de viser par exemple, un pourcentage minimal de bâtiments existants atteignant le «zéro énergie» à une certaine date.

Des compteurs intelligents pour toutes les habitations neuves ou rénovées

Les députés demandent également l’installation de smartgrids, compteurs intelligents relevant vos consommations d’énergie, dans tous les nouveaux bâtiments ou ceux qui subissent une importante rénovation (c’est-à-dire lorsque les travaux couvrent plus de 25% de la surface du bâtiment ou impliquent un coût total supérieur de 20% à la valeur du bâtiment).

De nouvelles aides financières d’ici juin 2010

La Commission parlementaire devrait proposer d’ici au 30 juin 2010 des aides financières supplémentaires visant à :
– Augmenter d’au moins 15% la part des montants du Fonds européen disponibles pour les mesures d’efficacité énergétique
– Etablir d’ici 2014, un Fonds européen de l’efficacité énergétique financé par le budget communautaire, la Banque européenne d’investissement et les Etats membres, pour promouvoir des instruments publics et privés dans des projets visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments.
– Des réductions de TVA pour les biens et services relatifs à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables.

Vous souhaitez améliorer la performance énergétique de votre habitat ? Faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans votre démarche : quoi faire ? dans quel ordre ? pour quel budget ?

La précarité énergétique va toucher de plus en plus de monde : Les factures de chauffage deviennent impayables…

A l’arrivée de l’hiver, mettre le chauffage n’est pas un geste anodin pour les personnes souffrant de précarité énergétique. Cette situation leur rend difficile le simple confort de s’éclairer, de se chauffer correctement. A l’origine de cette précarité thermique : la faiblesse des revenus, la mauvaise qualité thermique des logements et un endettement récurrent pour essayer de conserver un confort minimum.

C’est précisément pour aider les ménages en situation de précarité énergétique qu’un rapport a été réalisé et remis au gouvernement le 6 janvier 2010, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Selon le rapport, 3,4 millions de ménage en France soient près de 8 millions de français subiraient une situation de précarité énergétique. 87% des personnes concernées habitent un logement du parc privé et plus de la moitié d’entre elles ont plus de 60 ans.

Face à de tels chiffres, Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité a annoncé plusieurs mesures pour réduire les inégalités énergétiques en France. Parmi les mesures évoquées pour lutter contre la précarité énergétique, on trouve :

  • la mise en place de visites à domicile pour évaluer les besoins énergétiques
  • un « chèque vert » de 2500 euros pour aider les ménages à faire face aux consommations d’énergie en réaliser des travaux d’installation de chauffage et d’isolation
  • généraliser des fonds locaux de lutte contre la précarité énergétique, pour mieux coordonner les actions et accompagner les ménages jusqu’à la réalisation des travaux

Près de 4 millions d’euros sur 10 ans pour faire face à cette inégalité énergétique

Pour aider les personnes en précarité énergétique à réduire leur facture d’énergie, le coût estimé s’élèverait à 3,9 millions d’euros sur dix ans dont 1,7 millions seraient payés par l’Etat. Une partie des bénéfices générés par la taxe carbone devrait y contribuer. Il s’agirait d’un traitement préventif et pas seulement curatif, afin d’éviter que les ménages ne consacrent un part trop importante de leur revenu à se chauffer et s’éclairer.

Une précarité qui va se généraliser aux classes moyennes : ce n’est plus qu’un problème de pauvres…

Face à la hausse du prix des énergies (notamment fossiles), les factures énergétiques s’annoncent de plus en plus élevées. Pour certains ménages, il est déjà très difficile de remplir sa cuve de fioul avec un fioul à 60 centimes le litre. Qu’en sera-t-il dans quelques années lorsque le fioul coutera entre 2 à 5 € le litre ? Sans parler de la taxe carbone

Il est donc indispensable d’entreprendre des travaux de rénovation afin de réduire vos consommations d’énergie. Faites appel à un bureau d’études thermique spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans votre projet de rénovation énergétique.

Notes : Le détail des fonds sociaux d’aide aux travaux sur le site de l’Ademe

Aide de solidarité écologique : une nouvelle subvention pour la rénovation des logements

Annoncée ce mardi 26 janvier, une « aide de solidarité écologique » prend désormais place aux côtés de l’éco-prêt à taux zéro et du crédit d’impôt écologique au sein de la liste des diverses aides environnementales. Destinée à la rénovation thermique d’un bien immobilier, cette subvention s’adressera principalement aux propriétaires les plus modestes.

Selon une enquête menée par l’Insee (l’Institut nationale de la statistique et des études économiques), 15% des ménages français consacrent près de 10% de leurs revenus à régler leur facture de chauffage. Les bénéficiaires de cette nouvelle subvention écologique sont donc à chercher parmi cette tranche de population, mais tous n’y auront pas droit. Selon les propres termes de Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, seuls les propriétaires en « forte précarité énergétique » devraient être concernés. Il s’agirait là de quelques 300.000 ménages aux revenus modestes, souvent âgés et disposant d’un bien immobilier à rénover (notamment en terme d’isolation).

Administré par l’Anah (l’agence nationale de l’habitat), un « Fond national d’aide à la rénovation thermique des logements privés » devrait se voir doté d’une enveloppe globale de 1,25 milliards d’euros. Pouvant distribuer cette « aide de solidarité écologique » aux propriétaires précaires jusqu’à la fin de l’année 2017, ce Fond national devrait également, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, « faciliter l’accès des plus modestes à l’éco-prêt à taux zéro, mesure phare du Grenelle de l’environnement ».

Dans le principe, cette subvention sera être allouée au financement de travaux permettant une réelle économie énergétique (l’objectif visé étant une économie d’au moins 30%). Un audit énergétique préalable (reste à préciser s’il s’agira d’un simple DPE ou d’un audit thermique approfondi) sera donc nécessaire afin d’identifier les logements éligibles et d’établir les travaux envisageables.

25 % du montant des travaux en subvention cumulable avec le crédit d’impôt

L’ « aide de solidarité écologique » prendra la forme d’une subvention d’au maximum 3.000 euros ainsi que d’une prise en charge de 25% du montant des travaux. Pour une rénovation thermique évaluée à 20.000 euros, l’aide ainsi allouée sera donc de 8.000 euros.

Cette subvention sera complémentaire du crédit d’impôt « développement durable ». Les propriétaires concernés pourront en outre, grâce au « Fond national d’aide à la rénovation thermique », bénéficier d’une avance, sous forme de prêt à taux zéro, sur le montant de ce crédit d’impôt. Cette avance devrait permettre, nous explique le dossier de presse transmis par le ministère, « d’éviter que le décalage temporel entre le paiement des travaux et l’attribution du crédit d’impôt ne conduise à une difficulté de trésorerie insurmontable ».

Rénovez sans vous tromper !

La maison passive : un confort économe et écologique

Face aux enjeux climatiques actuels, la politique développement durable mise en place par le gouvernement rend aujourd’hui indispensable la rénovation et la construction de logements plus respectueux de l’environnement. Notamment, le Grenelle de l’Environnement a fixé pour objectif que dès 2010, tout bâtiment public ou un tiers des logements privés respectent une construction au standard habitat passif, ou à défaut BBC (bâtiment basse consommation).

Grâce à son système d’isolation, la maison passive est aujourd’hui l’habitat le plus performant énergétiquement : elle produit très peu de gaz à effet de serre avec une consommation énergétique de chauffage qui ne dépasse pas les 15 kWh/m²/an.

La maison passive : un bâtiment confortable et pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage

maison passiveUne maison passive est une habitation qui assure, par le seul biais de ses composants (fenêtres, murs), une température ambiante agréable tout au long de l’année, sans utilisation conventionnelle d’un système de chauffage.

Cela passe par une utilisation optimale du chauffage passif fourni par le rayonnement solaire thermique à travers les fenêtres et baies vitrées, mais aussi par la chaleur intérieure dégagée par l’utilisation d’appareils ménagers et par les habitants eux-mêmes. En pratique, ces habitations n’utilisent un système de chauffage que quelques jours par an.

Une maison passive répond aux normes du label de performance énergétique Passivhaus (ou label MinergieP suisse, sensiblement équivalent au label Passivhaus) qui a pour exigence un besoin de chauffage inférieure à 15 kWh/m²/an.  (Alors qu’en moyenne, une maison consomme 200 kWh/m²/an !).

Comment parvenir à une telle performance énergétique ?

Réduction des pertes d’énergie : un habitat compact, une isolation très importante et une étanchéité parfaite.

L’isolation maximale du bâtiment qui passe par l’utilisation de triples vitrages et d’épaisseur d’isolants de plusieurs dizaines de cm, permet d’ « emballer chaudement » la maison et de limiter les pertes de chaleur.

Afin d’éviter les pertes de chaleur par les joints, les fissures et les ouvertures, une étanchéité extrême de la maison est requise et doit être exécutée de manière méticuleuse lors de la construction. Pour assurer le renouvellement de l’air consommé par les habitants et empêcher l’accumulation d’élément toxique dans cet espace étanche, les maisons passives sont munies d’un système de ventilation à double flux (VMC à double flux). Le système double flux permet de récupérer la chaleur de l’air vicié extrait pour la transmettre à l’air entrant.

Maximiser les gains de chaleur : une utilisation optimale des apports solaires et de la chaleur dégagée par l’habitant

Puisque les besoins en chaleur sont diminués, ils peuvent être comblés par de simples apports solaires ou internes. Les apports solaires sont liés au rayonnement solaire au travers des fenêtres et des baies vitrées. Les apports internes sont liés aux occupants de la maison et à leurs activités (utilisation d’appareils de cuisson, d’ordinateurs,…).

Le faible niveau de déperdition associé au cumul des apports solaires et internes permet de se passer de chauffage classique. On parle alors de maison « sans chauffage » !

Quels avantages pour quels coûts ?

L’absence de système de chauffage classique génère de grandes économies de chauffage annuelles. Consommant moins d’énergie, une maison passive produit peu de gaz à effet de serre ce qui limite fortement son impact sur l’environnement.

Ce type d’habitat assure également un confort supérieur à celui d’une habitation classique : la chaleur distribuée de manière uniforme dans l’habitat, les problèmes d’humidité et d’odeurs limités grâce à la ventilation à double flux, l’isolation des bruits extérieurs et des courants d’air et la qualité de l’air nettement meilleure, sont quelques-uns des éléments très appréciés dans une maison passive.

De plus, une maison passive représente un investissement valorisant, et qui est garanti à l’avenir par son « passeport énergétique ».

A quel prix ?

La construction d’une maison passive génère un surcoût d’environ 10 % lié entre autre à l’isolation plus importante et à l’étanchéité à l’air que nécessite l’habitation. Toutefois, ce surcoût est contrebalancé par des coûts de fonctionnement très faibles du fait de la faible demande en énergie. On peut ainsi estimer que sur 30 ans, le coût d’une maison passive est équivalent à celui d’une maison moyenne, et cet investissement sera d’autant plus vite amorti que le prix des énergies fossiles augmentera.

Peut-on rénover une maison existante en maison passive ?

Il est théoriquement possible de répondre aux exigences de l’habitat passif dans le cas d’une rénovation d’un habitat déjà existant mais le coût généré est très élevé…il est en effet particulièrement coûteux de faire la chasse aux ponts thermiques, et d’assurer une épaisseur d’isolation suffisante et une étanchéité parfaite dans une maison existante. Dans ce cas, on s’orientera plutôt vers une rénovation basse consommation d’énergie. Pour en savoir plus sur les différents labels en rénovation, cliquez-ici.

Une vraie maison passive doit être certifiée et doit répondre à des critères précis :

• Le besoin de chauffage doit être inférieure à 15 kWh/m²/an. C’est le résultat de l’optimisation économique. Pour un maison de 100 m², cela représente donc un maximum de 1500 kWh pour une année complète.

• L’étanchéité à l’air n50 < 0,6 /h : ce critère est difficile à comprendre pour un néophyte, il suffit de savoir que cette étanchéité à l’air est testée à l’aide du « Blower Door Test » et qu’elle signifie l’absence de fuite.

• La consommation d’énergie primaire inférieure à 120 kWh/m²/an. L’économie d’énergie est recherchée, il n’est pas raisonnable de la gaspiller dans d’autres appareils que le chauffage, dont le chauffage de l’eau, l’éclairage, l’électroménager et toute autre consommation. Selon la source d’énergie utilisée, la conversion de l’énergie primaire en énergie finale est pénalisante ou non. En tout électrique, cela donne 44 kWh/m²/an au compteur, ce qui est faible. Les énergies renouvelables sont bien plus favorisées par cette conversion.

La certification passe par la validation de la conception et le calcul des consommations, puis par le test d’étanchéité à l’air et enfin par un suivi des consommations. Bref, une simple déclaration ne suffit pas ! Méfiez-vous des publicités mensongères, vous en savez maintenant assez pour débusquer les tromperies les plus grossières.

Pour savoir comment améliorer la performance énergétique de votre habitat, faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers, qui saura vous guider dans la construction ou la rénovation de votre maison.