Faites votre propre bilan carbone avec Coach Carbone

Coach Carbone, c’est le nom du programme lancé par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et l’ADEME depuis octobre 2010. Il propose à chaque foyer de réaliser son bilan carbone. Il s’agit de mesurer vous-même l’ampleur de vos émissions de gaz à effet de serre. L’objectif du projet, dans la lignée du Grenelle Environnement, est le fameux « facteur 4 » : arriver à diviser par quatre les émissions françaises d’ici 2050 en faisant des économies d’énergie.

Pourquoi calculer mon bilan carbone ?

Cet outil est intéressant pour trois raisons. Il permet d’abord de comprendre d’où viennent vos émissions, et dans quelle situation vous produisez le plus de CO2. C’est prendre conscience de l’impact de chaque geste quotidien. Grâce à cette compréhension, il sera ensuite plus facile d’agir pour réduire votre empreinte écologique. Enfin, diminuer vos consommations d’énergie c’est aussi réduire votre facture sur le long terme.

Comment calculer mon bilan carbone ?

Il faut rejoindre les presque 30 000 inscrits sur le site de Coach Carbone pour débuter l‘évaluation. En 160 questions pour une durée d’environ une heure, vous arriverez à un diagnostic personnalisé. Quatre domaines seront abordés : l’habitat, le transport, l’alimentation et l’équipement. La facilité d’utilisation de cet espace interactif et ludique permettra à chaque famille de calculer facilement son bilan carbone.

Quel est l’impact moyen de mon logement sur mes émissions ?

Les résultats des enquêtes réalisées à partir des données enregistrées par Coach Carbone ont montré que le logement est le second poste d’émissions de CO2 après les transports. Votre logement représente en moyenne 20% du bilan carbone (voir le graphique ci-dessous), mais l’impact peut atteindre plus de 30% pour les foyers de 3 personnes, car ceux-ci possèdent souvent des logements assez grands sans mutualiser l’utilisation de l’énergie autant que les foyers de 4 ou 5 personnes.

Comment réduire ma consommation d’énergie ?

Des conseils sont fournis par Coach Carbone une fois le diagnostic établi, mettant en avant les points à améliorer. Cependant, une étude réalisée à partir des résultats du programme, montre que la sensibilité à l’environnement ou l’engagement écologique ne sont pas forcément des facteurs déterminants. Davantage que modifier sa consommation ou ses équipements, il est important de rendre son habitat durable, économe en énergie et plus respectueux de l’environnement.

Rénover pour moins consommer d‘énergie, c’est désormais une démarche rentable dans bien des cas, bénéficiant d’une fiscalité de plus en plus avantageuse. Cela permet aussi d’améliorer votre confort, notamment thermique, tout en réduisant vos émissions. Pour savoir quoi faire, pour quel budget, pour quel intérêt (économies, réduction des émissions de CO2…) dans votre maison, vous pouvez faire appel à un bureau d’études thermiques indépendant qui pourra vous aider à rénover sans vous tromper.

Graphique : impact du bâtiment sur les émissions de CO2 par personne en fonction du nombre de personnes par foyer

Lecture : plus il y a de personnes par foyer, plus l’impact du bâtiment sur l’environnement sera faible, car les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment sont « mutualisées ». Toutefois, lorsqu’on arrive à une grande famille de 7 ou 8 personnes, les logements sont très grands et redeviennent assez énergivores et ne compensent plus la mutualisation.

Les français veulent vivre dans un logement écologique et peu consommateur d’énergie

En accord avec l’évolution du secteur du bâtiment et le développement des énergies renouvelables en France, « Ipsos » a mené un sondage d’opinion pour l’hebdo « le moniteur ».

Étant donné que les charges du logement occupent 19,2% du budget des ménages français, ce sondage arrive au bon moment pour évaluer l’opinion générale sur le sujet. Réalisé en Décembre 2010, il fait le point sur les envies des français en matière d’habitat d’ici 2020.

Comment les français voient leur espace de vie? Quels sont les facteurs qu’ils souhaiteraient changer? Comment ils perçoivent le logement idéal ? Autant de questions se profilent  dans ce sondage.

Les habitants sont globalement satisfaits

En général les français sont satisfaits de leurs conditions de logement. Questionnés sur le confort, l’organisation intérieure, la localisation et la taille de leur logement, 92% des répondants se sont dits contents de leur habitation actuelle. On note une plus grande satisfaction auprès des personnes âgées, des individus à revenus élevés, des propriétaires et des provinciaux. Cependant, la performance énergétique, la sécurité contre le vol, et l’isolation phonique restent les principaux points de mécontentement des français.

Analyse de satisfaction des français

Interrogés sur les aspects négatifs de leurs logements, il apparaît que :

  • 1 individu sur 4 n’est pas totalement comblé en raison des problèmes liés à la sécurité contre le vol.
  • 27% sont mécontents des charges d’énergie, de la réception des réseaux (Eau de chauffage et ECS) de l’isolation phonique et de la performance énergétique de leur habitation.

Le logement rêvé des français

Voici, entre autres, ce qui a pu être observé concernant le souhait des français en matière de logement d’ici 10 ans :

  • 86% : c’est la part des sondés qui se voient  propriétaires dans les 10 ans à venir. Ils souhaitent de préférence une construction neuve éloignée des grandes agglomérations.
  • 26%, dont 67% de moins de 45 ans, désirent dans 10 ans un logement avec une meilleure isolation, une bonne performance énergétique, une meilleure luminosité, et plus d’espace.
  • 28% des français (principalement des jeunes ménages) rêvent de posséder une terrasse ou un jardin.

En conclusion, en matière de logement d’ici à 2020, les français aspirent à devenir propriétaire d’une maison individuelle avec jardin, éloignée des grandes villes, possédant une très bonne performance énergétique, étant confortable et peu coûteuse en énergie.

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Les dépenses moyennes d’énergie des français sont stables depuis 20 ans (en proportion du budget du ménage)

Appelée « effort énergétique », la consommation en énergie liée aux transports et au logement figure parmi les principaux postes de dépenses des français. Elle occupe ainsi 8,4% du budget de consommations des ménages. Cette proportion est restée stable au cours de ces 20 dernières années.

Facture d’énergie : 2300 € / an en moyenne

D’après une étude de l’INSEE, les dépenses en énergie constituent en moyenne 8,4% de la consommation des ménages en 2006. Ces dépenses se répartissent à 4,8% pour les énergies liées au logement, et 3,6% pour les énergies liées au transport. Les français payent ainsi une moyenne de 2300 euros par an pour leurs factures d’énergies. On note toutefois une grande inégalité entre l’effort énergétique des ménages situés en zone urbaine et ceux en zone rurale. Les dépenses en énergie de ces derniers sont deux fois plus élevés (11,3% contre 5,7% en agglomération parisienne par exemple).

Cette inégalité s’explique essentiellement par la taille des logements, qui sont plus grands en zone rurale, et par conséquent dépensent plus en chauffage. Elle est également due à leur éloignement par rapport au lieu de travail de leurs occupants, impliquant plus de dépenses en carburant. Enfin, il y a aussi le mode de chauffage adopté, le fioul étant davantage utilisé en zone rurale, ce qui est plus coûteux.

Il apparaît aussi que plus le revenu des ménages est élevé, plus ils consomment de l’énergie. Ceci s’explique particulièrement par la taille des logements et les équipements électriques des ménages aisés, qui sont beaucoup plus importants que ceux des ménages modestes.

Evolution de la part budgétaire de l’énergie des ménages français en 20 ans

En 20 ans, cette part budgétaire de l’énergie dans les dépenses des ménages n’a baissé que de 3 points. Elle était ainsi de 11,6% en 1985, et est passé à 8,4% en 2006. Cette stabilité de l’effort énergétique s’explique par les évolutions du prix de l’énergie d’une part, et celles de la performance énergétique d’autre part.

En effet, bien que le prix de l’énergie n’ait cessé d’augmenter ces dernières années, il est demeuré moins cher par rapport aux autres biens du panier de consommation. Par ailleurs, les évolutions techniques ont permis l’amélioration de la performance énergétique dans l’habitat et le transport, ce qui a conduit à la réduction de leur consommation en énergie.

Ainsi, malgré une croissance de la consommation énergétique due à l’étalement urbain, l’augmentation du taux d’équipement en automobile, l’agrandissement de la taille des logements, et le niveau d’équipement électrique élevé, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup augmenté.

Impacts des progrès énergétiques sur la facture énergétique

Les caractéristiques des logements ont beaucoup évolué en 20 ans : leur surface a augmenté de 9 m2 en moyenne, et plusieurs sortes d’appareils sont venues s’ajouter aux équipements électriques. Cependant, malgré ces changements, les dépenses en énergie n’ont pas évolué de la même manière chez les ménages des centres-villes et ceux des zones périphériques et rurales. En effet, les logements en centre ville ont été les premiers à bénéficier des progrès énergétiques en matière d’isolation et d’efficacité des systèmes de chauffage. De plus, ces améliorations ont surtout profité aux ménages aisés. Par conséquent, comparé au niveau de 1985, la part de la facture énergétique dans le budget de consommation a baissé d’un tiers chez les ménages aisés et urbains, contre un quart pour les ménages plus modestes et ruraux.

En bref, malgré la hausse des prix et les nombreux facteurs qui ont favorisé la croissance de la consommation en énergie, l’effort énergétique des ménages français n’a pas beaucoup changé ces dernières années. L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et dans le secteur du transport y ont largement contribué. Tout cela montre que toutes les dispositions visant à réduire la consommation d’énergie sont une véritable source d’économies (une bonne isolation, un système de chauffage performant, …).

Toutefois, les évolutions récentes des prix de l’énergie montrent que l’effort énergétique tend à s’intensifier fortement et la précarité énergétique se développe considérablement. Les dépenses moyennes d’énergie des français qui n’auront pas rénové énergétiquement leur habitat ou opté pour une voiture économique pourraient être beaucoup moins stables d’ici à 2020.

Ainsi, si vous trouvez que votre logement est encore énergivore, n’hésitez pas à améliorer sa performance énergétique.

De l’intérêt de réaliser des travaux d’économie d’énergie au moment d’acheter

L’achat d’une maison ou d’un appartement correspond à un moment idéal pour rénover énergétiquement son habitat. En effet, le logement n’est pas encore habité et peut  de ce fait subir une rénovation importante sans provoquer de gêne. De plus, le propriétaire peut aisément négocier une rallonge de prêt immobilier à un bon taux pour financer les travaux.

Pourquoi le faire ?

Pour un meilleur confort chez vous

« Le confort dans le logement est la première motivation des français pour faire des « travaux d’économie d’énergie »

Bien isoler, bien chauffer, contrôler les mouvements d’air, évacuer l’humidité etc, tout ceci contribue à votre bien-être dans votre habitat. Les logements anciens sont le plus souvent de vraies passoires thermiques et disposent d’un confort médiocre. Or des solutions existent pour améliorer cet état de cause.

Pour diminuer le coût énergétique de votre habitation

On le sait, l’énergie coûte et continuera de couter de plus en plus cher (exemple de la dernière hausse du prix du gaz le 1er juillet dernier). On achète en général un  bien immobilier pour plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années. Pourquoi ne pas préparer les augmentations futures du coût de l’énergie en rénovant thermiquement votre logement ? Ainsi, votre logement consommant moins, vous limiterez votre dépendance énergétique et réaliserez sur le long termes de substantielles économies.

Des aides qui permettent de rentabiliser plus rapidement ses investissements

Différentes aides sont accordées aux particuliers dans des travaux de rénovation énergétique, ces aides peuvent être cumulables d’où l’intérêt d’y avoir recours. Voici la liste :

  • Le crédit d’impôt . Mais attention  ce crédit bénéficie uniquement aux résidences principales et il existe une liste d’équipements précis donnant droit à cette aide, pour en savoir plus: cliquez ici.
  • L’aide de solidarité écologique est destinée à la rénovation thermique d’un bien immobilier. Cette subvention s’adresse surtout aux propriétaires les plus modestes.

Pour une meilleure valorisation de votre bien sur le marché de l’immobilier

Si vous anticipez la vente ou la location éventuelle de votre bien, réaliser au préalable des travaux d’économie d’énergie peut être un bon calcul. Ainsi, si votre habitat est peu consommateur d’énergie ou moins énergivore que des logements classiques, vous le louerez ou le vendrez  plus facilement et plus cher. En effet, un locataire ou un acheteur potentiel sera prêt à payer plus cher un logement dont la facture énergétique sera allégée et le confort accru.

Conclusion : rénovez !

Vous êtes sur le point d’acheter un bien immobilier ? Vous prévoyez  déjà de faire quelques travaux avant d’emménager ? C’est le moment d’y aller à fond et d’en profiter pour rénover énergétiquement votre habitat. Vous ne le regretterez pas.

Tout comprendre sur le Contrat de Performance Energétique (CPE)

La directive européenne 2006/32 définit le Contrat de Performance Énergétique comme « un accord contractuel entre le bénéficiaire et le fournisseur (normalement une SSE : société de services énergétiques) d’une mesure visant à améliorer l’efficacité énergétique, selon lequel des investissements dans cette mesure sont consentis afin de parvenir à un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique qui est contractuellement défini. »

Il existe deux types de CPE, le CPE « classique » et le CPE « élargi ». Le premier est déjà en place et ne concerne que le chauffage. Le deuxième est en cours d’expérimentation et concerne aussi bien les systèmes de chauffage que le bâti.

Un contrat entre « opérateur » et « client »

Dans un CPE, il y a deux parties : l’opérateur (ou fournisseur) et le client. Le client c’est celui qui veut lancer des démarches de rénovations énergétiques mais qui n’a pas les moyens financiers pour réaliser les travaux. En général, dans le résidentiel, il s’agit d’une copropriété. L’opérateur c’est celui qui va mettre en œuvre les améliorations nécessaires.

La particularité du CPE repose sur le fait que l’opérateur est celui qui va investir dans les travaux d’amélioration énergétique et qui va s’engager dans le temps sur une réduction de la consommation d’énergies du client. Ainsi, le client va avoir la possibilité de réaliser des travaux à son profit sans aucun financement de base de sa part. Et les économies d’énergies réalisées serviront à rembourser l’opérateur.

Prenons un exemple :

Si une copropriété consomme 100 kWh/m2/an, elle peut grâce au CPE se fixer comme objectif une consommation de 80 kWh/m2/an. La société de services énergétiques va donc essayer de faire des travaux afin que la copropriété ne consomme que 50 kWh/m2/an. Ainsi, l’écart de consommation entre 80 kWh et 50 kWh, que la copropriété va continuer à payer, fera lieu de rémunération pour l’opérateur.

Comment ca se passe exactement ?

Le contrat de performance énergétique comporte plusieurs étapes :

  • La réalisation d’un audit énergétique complet par un bureau d’études thermiques spécialistes des copropriétés. Celui-ci va permettre de faire un état des lieux des consommations actuelles, de mettre à jour les postes de déperditions et de faire des préconisations de travaux qui seront chiffrés en terme d’investissement et de retour sur investissement.
  • La rédaction d’un bilan financier à partir des estimations de coût et d’économies possibles, pour pouvoir établir une durée de contrat (5, 10 ans, ou plus)
  • La négociation d’un contrat équilibré pour les deux parties (sans oublier d’expliciter ce qu’il se passera dans le cas d’une hausse des prix de l’énergie)
  • Le contrôle et la mesure des performances énergétiques par l’opérateur pendant toute la durée du contrat

Le CPE présente donc plusieurs avantages :

  • Une rénovation énergétique pour la copropriété sans aucun investissement de sa part (confort accru, biens mieux valorisés sur le marché…)
  • Des économies immédiates, et ce pendant toute la durée du contrat
  • Des économies encore plus impressionnantes une fois le contrat expiré
  • Une assurance de résultats, puisque celui qui réalise les travaux a intérêt à ce que des économies soit faites s’il veut y gagner

Le CPE est une démarche qui met donc un terme à nombre de freins aux rénovations des copropriétés, et qui tire sa force du fait que tout le monde est gagnant.
Cependant, pour qu’il fonctionne véritablement, le contrat doit être clair et précis et reposer sur un système de confiance et de transparence.

Cela fait 20 ans que ce système fonctionne très bien en Allemagne, il faut maintenant espérer qu’il rencontre le même succès en France !