Posséder un logement performant énergétiquement, c’est bien. L’utiliser efficacement, c’est encore mieux !

Les constructions de logements BBC (Bâtiments Basse Consommation) sont en hausse et c’est une bonne nouvelle ! En effet, de plus en plus de gens prennent les devants par rapport à la RT 2012 et décident d’ores et déjà de faire construire leur logement aux normes Bâtiment Basse Consommation. On le sait, les avantages sont nombreux (présentés dans une des questions ici) et certains entament même les démarches pour que leur logement soit certifié « BBC-Effinergie ». Ci-dessous, une carte des demandes de labels BBC-Effinergie pour l’année 2009.

Source : Le moniteur

Les réflexes à avoir dans une maison BBC

Cependant, faire construire ou acheter un logement BBC prend tout son sens lorsque le comportement des personnes qui y habitent va avec. En effet, cela ne sert à rien d’isoler une maison si c’est pour laisser les fenêtres ouvertes l’hiver ou pour installer une climatisation qui fonctionne en continue tout l’été. Même lorsque la maison est efficace energétiquement, pour optimiser les consommations de son logement il y a donc des comportements à adopter. Par exemple, en été, bien ventiler la nuit et laisser volets et fenêtres fermés pendant la journée doivent devenir des réflexes. Vivre dans une maison BBC ca s’apprend si on veut vraiment en ressentir les avantages, en terme de confort mais surtout d’économies d’argent et d’énergie !

Des consommations réelles bien plus importantes que sur le papier : Retour d’expérience de Olivier Sidler

Même s’il ne s’agit pas de logement, Olivier Sidler, directeur du bureau d’étude Enertech, a fait une remarque très juste à ce sujet. Pour lui, « le plus gros problème technique [pour généraliser le BBC], c’est celui de la maintenance » et du comportement des utilisateurs. Il prend l’exemple des bureaux de l’Inned, pour lesquels il a travaillé, qui consommaient  (d’après le papier) 30% d’énergie en moins que ce qu’exige aujourd’hui le label BBC. Mais après avoir réalisé des mesures sur site, on s’est rendu compte que la climatisation était allumée en permanence et que le puits canadien marchait même la nuit en hiver. Du coup, les consommations d’énergie du bâtiment étaient largement supérieurs à ce qui avait été prévu lors de l’étude !

Les smartgrids, une solution pour piloter sa consommation

Savoir combien vous consommez d’énergie peut être un moyen de surveiller vos consommations et de les limiter. Les smartgrids, petits compteurs qui permettent de piloter les consommations d’énergie en temps réel, sont un bon moyen de rendre son habitation BBC encore moins énergivore. Des capteurs peuvent être installés un peu partout, par exemple sur vos appareils ménagers, et vous retransmettent, via un ordinateur portable, les consommations par pièce et par équipements. L’utilisation de ce type de « capteurs intelligents » permettrait d’éviter les pics de consommations habituels. En effet, une fois que vous avez repéré ou et quand vous consommez le plus, il suffit de modifier vos comportements en conséquence (baisser d’1 ou 2 degrés la température à certains moments de la journée, faire tourner votre lave-linge le soir etc.)

Si vous souhaitez construire un logement BBC, ou rénover efficacement votre habitation, faîte appel à un bureau d’études thermiques indépendant qui saura vous conseiller de façon neutre et objective.

Tout comprendre sur les certificats d’économie d’énergie (CEE) !

L’origine : Une relance des économies d’énergie

A la suite de l’orientation sur l’énergie du 13 juillet 2005 (loi fixant les grandes orientations énergétiques de la France), l’Etat décide qu’une relance des économies d’énergie est nécessaire notamment pour les secteurs tels que le logement, les bureaux, les commerces et les transports. En effet, ces secteurs possèdent d’importants gisements d’économie d’énergie. Il faut alors trouver un moyen efficace de sensibiliser et de modifier le comportement des particuliers en matière d’économie d’énergie.  Aussi incongrue que cela puisse paraitre, l’état a demandé aux vendeurs d’énergie eux-mêmes de faire des économies d’énergie ! L’idée de certificat d’économie d’énergie, obligeant les vendeurs d’énergie à réaliser un « quota » d’économies pendant une période donnée, émerge alors.

Comment ça marchait jusqu’à présent ?

Le principe général du certificat d’économie d’énergie est simple, il oblige les producteurs et distributeurs d’énergie, appelés les « obligés », à réaliser des économies d’énergie, et d’encourager les autres acteurs, les « non obligés », à en faire de même par l’obtention d’un certificat.

Plus précisément, les obligés ont quatre solutions :

  • ils peuvent inciter leurs clients à réaliser des économies d’énergie en leur apportant des informations et des « aides » financières (aides aux travaux, prime pour l’achat d’équipement etc). Après avoir fait certifier ces investissements auprès de l’autorité publique, les obligés reçoivent des certificats distribués en fonction d’un forfait calculé en kWh.
  • ils peuvent réaliser des économies d’énergie dans leurs propres bâtiments si ceux-ci ne sont pas déjà soumis à la réglementation sur les émissions de gaz à effet de serre.
  • ils ont aussi la possibilité d’acheter ces certificats à d’autres entreprises lorsque cela s’avère plus rentable.
  • Enfin, ils peuvent préférer payer une pénalité (2 centimes d’euro/kWh) au trésor public plutôt que de réaliser ces économies.

Les résultats « positifs » de la première période ?

Le dispositif CEE a été assez efficace si l’on considère les chiffres. En effet, les vendeurs d’énergie ont fait économiser 65 Twh cumac (cumulé actualisé) à leurs clients en trois ans alors que l’objectif initial était de 54 Twh cumac. La création d’un marché de CEE a permis de réaliser des actions écologiques au moindre coût pour les vendeurs d’énergie, pour les consommateurs et pour l’Etat. Alors qu’à grande échelle, il est difficile de faire adopter un comportement « ecofriendly » aux particuliers, les vendeurs d’énergie ont utilisé efficacement leur relation privilégiée avec leurs clients afin de les convaincre d’agir de façon plus écologique grâce notamment à des incitations financières.

Qu’est-ce qui a changé avec le Grenelle II ?

La première période de CEE s’achevant en juin 2009, de nouveaux objectifs et de nouveaux principes ont été définis par le Grenelle 2. L’Etat a mis la barre bien plus haute que pour la première période : les économies d’énergie doivent s’élever à 345 Twh pour les trois ans à venir.

Des limites au système des CEE avec des modifications bien critiquées …

Au-delà d’un objectif beaucoup plus ambitieux, plusieurs changements interviennent :

  • Le nombre de revendeurs de certificats a été réduit. Avant toute personne morale pouvait émettre une demande de CEE dès lors qu’elle réalisait une économie d’énergie ou qu’elle remplaçait une source d’énergie non-renouvelable par une source d’énergie renouvelable. Dorénavant, seuls les obligés, les collectivités, les bailleurs sociaux et l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat) pourront prétendre aux CEE. C’est dont un coup dur pour les propriétaires particuliers qui ne pourront plus revendre ces CEE aux obligés dont EDF ! EDF (via Bleu Ciel) récupérera le bénéfice directement pour leur compte…
  • Enfin, les CEE ont été élargis aux distributeurs de carburants.
    Cette mesure semble perdre le sens initial des CEE. En effet, les distributeurs  de carburants ne disposent d’aucun levier qui leur permettraient d’influencer le comportement des automobilistes. Ce qui est plus grave, c’est que les vendeurs de carburants préfèreront alors payer les pénalités au Trésor Public plutôt que de respecter les objectifs définis en terme d’économies d’énergie, ce qui aura évidemment des répercussions sur le prix du carburant et donc sur les ménages…

Découvrez comment réaliser des économies d’énergie chez vous !

Nouvelle hausse des tarifs du gaz : Comment faire face ?

Il y a trois mois, GDF annonçait une hausse du prix du gaz de près de 10%, décision qui avait déjà été source de nombreuses critiques. Aujourd’hui GDF remet ça !

En effet, c’est officiel, le prix du gaz augmentera de 2 à 4,7% le 1er juillet 2010, une hausse qui représente 0,228 centimes d’euro par kilowattheure. Il s’agit d’une autre mauvaise nouvelle pour les ménages qui ont déjà subi au mois d’avril la hausse la plus importante depuis novembre 2005, et qui vont voir à nouveau leurs factures grossir d’ici la fin de l’année.

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a donné son accord à GDF-Suez pour cette augmentation qui ne touchera pas tous les consommateurs de la même manière. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine la facture n’augmentera que légèrement (2 euros sur l’année), les foyers qui s’en servent aussi pour leur eau chaude subiront une hausse plus prononcée de 8 euros par an. Et pour tous ceux qui, en plus, se chauffent au gaz, la facture augmentera de 45 euros sur l’année.

Les augmentations successives des tarifs du gaz, + 15% depuis le début de l’année 2010, s’expliquent par la hausse des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) qui se fait d’autant plus ressentir que l’euro est en baisse.

L’État ne joue plus son rôle de régulateur

Depuis décembre, l’État n’a plus son mot à dire dans les choix des tarifs de GDF, toutefois l’opinion publique s’accorde pour dire que l’État devrait « assumer son rôle de régulation et d’actionnaire majoritaire » en s’opposant à cette hausse alors même que « la précarité énergétique explose dans notre pays et que de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures ».

Des solutions existent pour mettre fin à cette dépendance énergétique

En effet, dans ce contexte de crise économique, les ménages vont voir une fois de plus leurs dépenses énergétiques augmenter malgré eux. Cependant, il y existe des solutions alternatives pour faire face à la hausse des prix du gaz, et de l’énergie en général, qui prennent en compte la nécessité grandissante de réduire son impact sur l’environnement.

Pour n’en citer que quelques unes, le chauffe-eau solaire permet par exemple de remplacer un cumulus électrique ou des systèmes ECS marchant au gaz ou au fuel. La pompe à chaleur permet de chauffer une maison grâce à l’énergie du sol, de l’eau ou de l’air. Le bois est une énergie renouvelable bien trop souvent négligée mais dont les appareils de chauffage sont de plus en plus performants (6 millions de logements individuels sont aujourd’hui équipés de systèmes de chauffage au bois en France).

De telles solutions peuvent permettre aux ménages d’être plus sereins vis-à-vis de leurs factures d’énergie et de faire des économies sur le long terme.

Pour savoir quelles sont les solutions les plus adaptées à votre logement, vous pouvez faire appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous conseiller dans vos projets de rénovations énergétiques.