Nouvelle hausse des tarifs de l’électricité début 2011 ! Vers une hausse sûre, certaine et récurrente des prix de l’électricité ?

Après la hausse des prix du mois d’août dernier, les tarifs de l’électricité connaîtront une nouvelle hausse à partir de l’année 2011. Cela résulte de la revalorisation de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) : un libellé présent sur toutes les factures ; et qui représente les surcoûts liés aux missions de services publics d’EDF. La CSPE inclut notamment les coûts liés à 3 obligations de EDF, à savoir le rachat d’électricité renouvelable, la péréquation tarifaire, et la fixation de tarif social de l’électricité.

Les raisons de cette nouvelle tarification : encore une bonne raison…

Le montant de la CSPE était jusque là gelé en raison de la crise économique. Seulement, avec le boom des investissements en énergies renouvelables, les dépenses qu’elle encourt ont fortement augmenté. Cela a entraîné un important déséquilibre financier au sein d’EDF. A ce sujet, cette dernière déclare avoir perdu en cumulé énormément d’argent (1.9 Milliards d’Euros à fin 2009 ?) à cause de la non compensation totale de son obligation de racheter l’électricité d’origine renouvelable à bon prix. Pour y remédier, l’Assemblée nationale a adopté, le 21 octobre dernier, un amendement sur la fixation de la CSPE. Ainsi, si auparavant, celle-ci faisait l’objet d’une prorogation automatique de l’arrêté précédent ; après cet amendement, la Commission de régulation de l’Energie (CRE) pourra décider de la revalorisation de la CSPE au 1er janvier 2011, et ce dans la limite de 0,3 centimes d’euros par Kilowatt heure, sauf intervention du gouvernement jusqu’au 31 décembre.

Une hausse quasi-acquise

Même si cette augmentation n’est pas encore officiellement décidée, les faits montrent qu’elle est quasiment acquise. En effet, le gouvernement a déjà accepté les termes de l’amendement. Par ailleurs, le ministre du budget François Baroin et Christine Lagarde l’ont confirmée publiquement. A cet effet, la CSPE connaîtra une hausse de 0,003 euros par kilowattheure dès le début de l’année 2011. Au niveau des consommateurs, cette hausse provoquera une augmentation de 3 à 4% sur le montant de leur facture d’électricité.

Des solutions pour réduire la facture d’électricité

Face à cette hausse incessante du prix de l’énergie, les particuliers sont invités à étudier les différentes solutions qui s’offrent à eux pour réduire leur facture d’électricité. Il s’agit par exemple de la rénovation thermique, de l’équipement en sources d’énergie renouvelable, etc., ainsi que les nombreuses aides et subventions pour financer ce type de travaux.

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Les intérêts cachés d’EDF, GDF et autres vendeurs d’énergie lorsqu’ils préconisent à leurs clients de faire des économies d’énergie

Lexique préliminaire : Par « énergéticien », on entend ici « un vendeur d’énergie »

Le nouveau DADA des entreprises qui vendent de l’énergie : vous conseiller d’en acheter moins ! Peut-on leur faire confiance ?

Les énergéticiens ont de plus en plus envie de faire faire des économies d’énergie à leurs clients ! Les exemples d’initiatives ne manquent pas :

  • Des publicités dans tous les magazines
  • Des sites dédiés possédés par les vendeurs d’énergie sans que l’on puisse parfois les identifier
    • www.economiedenergie.fr – filiale de Primagaz ;
    • lesecohabitants.fr – possédé par GDF ;
    • « Le centre d’information sur le chauffage et les économies d’énergie » (0 810 34 34 34 begin_of_the_skype_highlighting              0 810 34 34 34      end_of_the_skype_highlighting) – l’association Chauffage Fioul (regroupant les vendeurs de fioul);
    • Etc.
  • Des conseils et audits énergétiques proposés à des prix très faibles (299 € TTC pour EDF – 199 € TTC pour GDF – gratuit pour Chauffage Fioul), qui « ne sont pas rentables » d’après l’aveu même des énergéticiens.

N’ayant jamais vu un vendeur me préconiser de moins acheter son produit, j’ai donc cherché à savoir : « quels sont leurs intérêts cachés ? ».

A la recherche de « l’arnaque »…

Etape 1 : j’ai commencé par leur poser la question telle quelle. Réponse :

« Nous voulons démontrer aux clients et à l’état que nous sommes pro-actifs et que nous sommes un acteur majeur dans le domaine du Grenelle II et des économies d’énergie. L’ambition n’est pas de faire de l’argent mais de montrer qu’on est un acteur majeur pour l’environnement. »

- L’Agent Commercial d’EDF Bleu Ciel qui a répondu à mon appel

Connaissant l’entreprise du CAC 40, je n’étais pas vraiment convaincu par ce discours.

Etape 2 : J’ai donc poussé mes recherches plus loin. J’ai découvert un certain nombre d’intérêts cachés que les énergéticiens ne présentent jamais dans leurs discours commerciaux

Intérêt N°1 : Les CEE

L’état demande aux vendeurs d’énergie eux-mêmes de faire des économies d’énergie ou de les faire réaliser par leurs clients. A chaque fois qu’un énergéticien peut prouver qu’il a réalisé (ou fait réaliser) des économies d’énergie, il obtient un Certificat d’Economie d’Energie (CEE). Si, à la fin d’une période donnée, un vendeur d’énergie ne possède pas suffisamment de CEE (par rapport aux quotas imposés), il doit payer une « amende ». S’il a récolté plus de CEE que son quota, il peut alors les revendre sur le marché des CEE aux autres énergéticiens qui n’en ont pas assez. En quelque sorte, faire faire des économies d’énergie à leurs clients permet aux énergéticiens d’économiser des « amendes », donc de l’argent, voire gagner de l’argent en revendant ses CEE excédentaires par rapport à son quota.

Pour tout comprendre sur les CEE, cliquez ici

Intérêt N°2 : La maîtrise et l’augmentation de leurs marchés respectifs

Etre présents dans les réflexions des ménages lorsqu’ils pensent à changer leur chaudière gaz présente un grand intérêt pour GDF : il va pouvoir influencer en faveur une solution à base de gaz. De même pour EDF qui pourra pousser pour une Pompe à Chaleur (rappelons qu’une PAC fonctionne à base d’électricité) ou l’association Chauffage Fioul qui préconisera une bonne chaudière fioul à condensation ou de simplement moderniser l’installation existante si elle est au fioul.

A titre d’exemple, à chaque fois que EDF réussit à faire installer une PAC en remplacement d’une chaudière fioul ou gaz, c’est autant de kilowattheures électriques vendus en plus donc autant de CA (Chiffre d’Affaire) supplémentaire garanti pour les 20 prochaines années au moins (durée de vie de l’installation).

Chez GDF, j’ai déjà entendu un « animateur filière de département » (qui gère les partenariats avec les installateurs et les conseillers) dire : « Nous sommes en effet très vigilants à ce que toutes les chaudières gaz qui sont remplacées chez nos clients le soit par une chaudière gaz plus performante ou a minima par une PAC avec relève chaudière à gaz »… Autant dire que GDF ne vous préconisera pas d’installer une chaudière à bois !

Intérêt N°3 : Valorisation de leur image de marque

A l’heure où l’on assiste à une vraie prise de conscience de l’importance de l’enjeu environnemental chez les ménages en France, il est de bon ton que les entreprises montrent leurs actions en matière de développement durable. Cela leur permet de redorer leur image, ou autrement dit de développer leur « green power ».

Plus la marque est forte, plus elle attire les clients, et plus les licences de marque se monnayent chère… (Voir Intérêt N°4)

Attention toutefois au greenwashing !

Intérêt N°4 : Une « prise de part de marché » sur le marché de la rénovation du bâtiment

Avoir un réseau d’artisans permet aux énergéticiens de bénéficier d’une nouvelle source de revenus, voire même de prendre une part au marché de la rénovation.

Selon les énergéticiens, les artisans partenaires doivent soit reverser une commission pour chaque apport d’affaire, soit payer une licence de marque annuelle.

Certains sont même allés jusqu’à co-concevoir des systèmes de chauffage afin de les vendre en exclusivité aux installateurs partenaires moyennement une rétribution de marge. Bien sûr, ces produits sont conçus pour favoriser le marché principal de l’énergéticien en question. C’est le cas d’EDF qui n’avait pas de solution performante à base d’électricité (PAC) à proposer pour remplacer les vieilles chaudières fioul et gaz dans les maisons mal isolées. Le groupe se lança alors dans la conception, en partenariat avec Stiebel Eltron, d’une pompe à chaleur à très haute température spécialement prévue à cet effet… Dans ce cas précis, l’initiative a avorté car la machine n’était pas encore assez performante non plus…

Méfiez-vous donc des conseils des énergéticiens !

En conclusion, nous pouvons dire que :

  • Pour les vendeurs d’énergie, peu importe la qualité du diagnostic pour le client tant que ses intérêts sont servis. Le diagnostic est donc fait à la va-vite (« de visu et en direct ») et essentiellement marketing : des logiciels très simplifiés, peu de responsabilité etc.
  • L’expert est « juge et partie » (parfois sans le savoir !). Il va nécessairement favoriser des solutions électriques pour EDF, gaz pour GDF, fioul pour Association CHAUFFAGE FIOUL etc. En effet, les outils logiciels sur lesquels sont basés les diagnostics ont tous été réalisés (ou adaptés) par les centres R&D des énergéticiens et les méthodes de calculs ont tendance à favoriser les technologies qui les intéressent par rapport à d’autres.
  • Les partenaires installateurs choisis sont sélectionnés pour favoriser une énergie par rapport aux autres (c’est le cas par exemple des chauffagistes « labélisés » Qualifioul pour l’association Chauffage Fioul).

Leur démarche est donc avant tout pécuniaire et peut aller quelquefois à l’encontre de l’intérêt du client

Il est bien évident que les vendeurs d’énergie font leurs choix stratégiques en fonction d’une recherche de rentabilité maximale pour leur entreprise. Notamment, contre toute attente, proposer à leurs clients de faire des économies d’énergie est donc une activité très lucrative au final.

En écoutant les recommandations des vendeurs d’énergie, le client n’est jamais sûr de faire les meilleurs choix en fonction de son habitat et de ses besoins propres.

Une solution peut être de faire appel à des indépendants, par exemple :

  • Les espaces info-énergies (mis en place par l’Ademe) qui répondent gratuitement aux particuliers par téléphone
  • Des bureaux d’études thermiques experts qui pourront vous accompagner en profondeur dans tous vos projets tout en ne considérant que votre intérêt (ex : Sénova)

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La baisse du tarif de rachat de l’électricité solaire ne concerne pas (encore!) les particuliers

Si vous hésitiez encore à engager des travaux d’économies d’énergie et notamment à installer des panneaux solaires, c’est le moment de vous lancer !

En effet, les mots « économies » et « rigueur » sont dans l’air du temps chez nos dirigeants et il semblerait que le ministère de l’écologie soit le plus sollicité à ce niveau-là (ce que nous évoquions dans notre article du 30 juillet dernier).

Ainsi,le gouvernement a annoncé lundi une baisse de 12% des tarifs de rachat par EDF de l’électricité produite à partir de panneaux solaires (deuxième baisse en 8 mois), à compter du 1er septembre. En revanche, les particuliers ne seront pas touchés par ces réformes : si leurs installations domestiques sont d’une puissance inférieure à 3 kWc, c’est-à-dire 30m², le tarif applicable sera toujours de 58c euros par kWh. Il est donc encore temps de profiter des différentes aides « vertes » et plus particulièrement  de bénéficier des tarif de rachat très intéressants (de l’électricité produite à partir de panneaux solaires) .

Pourquoi faut-il en profiter maintenant ?

  • Il y a une véritable volonté du gouvernement de diminuer ces tarifs à terme car:
  1. La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France est passée de 81 MW en 2008 à 850 MW en 2010. Ainsi, la France est très largement en avance sur ses objectifs du Grenelle de l’environnement d’après le gouvernement.
  2. Comme tout cycle de vie de marché, le photovoltaïque entre dans la phase dite » phase de maturité », le coût des matériaux lié aux installations est donc en baisse. Le gouvernement veut donc suivre naturellement cette évolution et réduire le niveau des tarifs de rachat.
  3. Enfin comme nous l’évoquions le 30 juillet «M. Borloo affirme aussi sa volonté de s’entretenir avec les professionnels de filières en « surchauffe ». Certaines filières ont connu un tel succès depuis ces dernières années que le marché a été envahi par des professionnels pas toujours très scrupuleux qui peuvent préconiser des travaux inadaptés aux besoins des particuliers … ». Ainsi, l’ajustement des tarifs permettra de contrer l’effet d’aubaine du secteur des panneaux solaires.
  • Les tarifs de rachat de l’électricité produite à partir de panneaux solaires français restent parmi les plus élevés d’Europe, pour les particuliers.

Pour profiter de ces tarifs de rachat ou tout simplement pour savoir si cela vaut le coût d’installer des panneaux solaires chez vous, faites appel à un bureau d’études thermiques qui saura vous apporter un conseil d’expert neutre et objectif.

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Nouvelle hausse du prix de l’électricité ! – Vers une évolution du comportement des consommateurs

+3% pour les particuliers

Chaque année à la veille du 15 août, EDF révise ses tarifs réglementés avec l’accord du ministère de l’énergie et du ministère de l’économie. Pour les particuliers, il faudra compter sur une hausse de la facture de 3 % en moyenne.

Abonnement double tarif favorisé

L’abonnement « double tarif » (tarif heure pleine/heure creuse) sera avantagé. En effet, la hausse des prix sera moins importante sur ce tarif, qui surtaxe la consommation en heure pleine mais qui est très avantageux en heure creuse. Ceci incite les consommateurs, par exemple, à faire tourner leur machine à laver ou à chauffer aux heures où la demande est la plus basse (c’est-à-dire aux heures creuses), ils payent ainsi moins cher que pour un tarif « classique ».

Les gros consommateurs d’électricité (c’est-à-dire toutes les personnes ayant un abonnement supérieur à 18 kVA) seront même obligé de souscrire au « double tarif ».

Autre nouveauté, le gouvernement a annoncé qu’il augmenterait de 10% les aides aux ménages ayant souscrit au « tarif de première nécessité ». Ce tarif permet aux personnes modestes de bénéficier de réduction sur leur abonnement et sur leur consommation d’électricité. L’état semble prendre conscience de l’augmentation forte du nombre de ménage en situation de précarité énergétique.

Pourquoi une telle hausse des prix de l’énergie en France ?

En 2005, le gouvernement et EDF s’étaient engagés à ce que la hausse des prix de l’électricité ne soit pas supérieure au taux de l’inflation. Or, ceci n’a pas été respecté, comment justifient-ils alors cette nouvelle hausse ?

  • La consommation d’énergie finale en France est de plus en plus forte
  • La hausse des tarifs doit permettre de prendre en compte les investissements engagés par EDF pour « assurer sur le long terme l’intégrité de son système électrique et sa sécurité d’approvisionnement énergétique ».
  • L’électricité française est la deuxième moins chère d’Europe derrière la Finlande. En 2009, d’après l’institut européen des statistiques Eurostat, notre électricité était 25% moins chère que la moyenne européenne. Le gouvernement et EDF ont pour objectif de tendre vers le « coût réel » de l’électricité, notamment dans le cadre de l’ouverture du marché à la concurrence.

Enfin l’accent mis sur les abonnements « heure pleine/heure creuse » correspond à une volonté d’agir sur la demande en la diminuant lors des pics de consommation afin de :

  • Diminuer les coûts qu’ils entrainent (aux heures pleines), en particulier en hiver car il faut alors mettre en route des systèmes très coûteux pour EDF.
  • Réduire la pollution qu’entrainent ces pics. Ainsi, pendant les heures pleines où la demande est plus forte que d’habitude, EDF doit importer ou produire de l’électricité à partir d’énergies polluantes (fioul ou charbon par exemple).

Nota : EDF, au travers de sa filiale Edelia, travaille à réduire la demande pendant les pics de consommations aussi grâce aux smartgrids qui permettent de faire de « l’effacement diffus ».

Modifions dès maintenant notre façon de consommer l’électricité !

Il va maintenant falloir apprendre à utiliser son électricité aux heures creuses plutôt qu’aux heures pleines. Sans cela, c’est notre facture qui va en prendre un coup… Cependant, consommer aux heures creuses n’est pas toujours évident. Concrètement, il faudra :

  • Utiliser l’électroménager en heures creuses
  • Utiliser des « programmateurs horaires » pour le chauffe-eau électrique et le chauffage électrique : on chauffe la maison aux heures creuses seulement.
    Facile à dire, pas forcément à faire lorsqu’on a une logement mal isolé qui se refroidit très rapidement et qu’on a froid dans la maison en soirée l’hiver ! D’où la troisième préconisation:
  • Il faut rénover énergétiquement votre habitation afin d’en améliorer la performance énergétique globale. Ainsi, avec des déperditions bien réduites et un système de chauffage adapté, vous pourrez chauffer aux heures creuses seulement tout en maintenant un confort accru dans votre logement tout au long de la journée et de la nuit.

Vers une hausse de 24 % d’ici à 2015 ?

Il semblerait que nous ne soyons qu’au commencement d’une série de hausses importantes du prix de l’électricité (tel que nous la connaissons pour le prix du gaz)… Ainsi, Edf envisagerait d’augmenter ses tarifs de 24% d’ici 2015 pour les particuliers. Ceci s’inscrit dans la lignée du rapport du 26 juillet 2010, de l’Agence Internationale de l’énergie sur la libéralisation du marché de l’électricité qui conseille vivement à la France d’augmenter ses tarifs.

Pensez donc à rénover ou à construire dès maintenant un logement plus performant énergétiquement, pour ne plus subir les hausses du prix de l’électricité!

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