La fiabilité des DPE une nouvelle fois mise en cause… Choisissez plutôt un audit énergétique approfondi !

Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) permet de connaître le niveau de performance énergétique d’un bâtiment, et donne un aperçu de sa consommation énergétique. Il est obligatoire depuis le 1er janvier 2010 pour toute transaction d’un logement (mise en location ou mise en vente), et depuis le 1er janvier 2011 sur toutes les annonces immobilières. Il a de ce fait une grande influence sur le prix à la location des logements et leur valeur. Seulement, la fiabilité des DPE est aujourd’hui remise en question. Une récente étude de l’UFC-Que Choisir révèle notamment que le DPE manque de crédibilité.

Un dispositif très approximatif…

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a mené une étude sur la fiabilité du DPE. Celle-ci consistait à demander un test de DPE, auprès de grandes entreprises de diagnostic et de fournisseurs d’énergie, pour 4 maisons individuelles situées dans 4 régions différentes.  Les résultats de l’étude ont révélé un manque de fiabilité du DPE : en effet, une même maison pouvait être classée de C à E, en fonction du diagnostiqueur. Un écart qui dénonce le manque de crédibilité et de professionnalisme de ces derniers.

De leur côté, les diagnostiqueurs se défendent, et attribuent les causes de ces divergences de résultats aux pressions qu’ils subissent de la part des acquéreurs ou des acheteurs pour avoir un résultat répondant à leurs attentes. Ces derniers suggèrent ainsi, à travers la Fidi (Fédération interprofessionnelle du diagnostic immobilier), des propositions afin d’améliorer la crédibilité des DPE.

…qui pourtant a une influence directe sur les prix des logements

En effet, à part son rôle informatif, le DPE a beaucoup d’influence sur les prix des logements. Même si particuliers et professionnels admettent que le DPE n’est pas un indicateur fiable, il reste un élément déterminant de la négociation lors de la vente ou de l’acquisition d’un bien : les logements au mauvais DPE se retrouvent alors dévalués. Cette tendance est confirmée par les résultats du sondage réalisé par LocService sur un échantillon de 9000 locations du parc locatif. D’après cette étude, le loyer diminue au fur et à mesure que la performance énergétique du logement est faible : celui des logements étiquetés A ou B pouvant être près de 10% supérieur à celui d’un même logement classé F ou G.

Un dispositif amené à évoluer

Le DPE est toutefois amené à évoluer. Afin de réduire les pressions subies par les diagnostiqueurs, et ainsi améliorer la fiabilité des DPE, les membres de la FIDI proposent d’instaurer une responsabilisation des acquéreurs dans la déclaration de la classe énergie ; et suggèrent un allègement de la dégressivité du PTZ+.  Les défenseurs des consommateurs quant à eux exigent l’adoption de mesures techniques pour rendre les DPE opposables, et pour engager la responsabilité des diagnostiqueurs en cas de faux diagnostic.

Attention aux professionnels qui se basent sur la méthode 3CL  (la méthode de calcul du DPE) pour vous conseiller énergétiquement

La méthode 3Cl est la méthode de calcul réglementaire utilisée pour l’établissement d’un DPE. Il s’agit d’une méthode très simplifiée qui permet à n’importe qui d’obtenir le DPE en quelques clics. Tous les bilans disponibles sur internet sont aussi basés sur cette méthode. Toutefois, les résultats sont bien trop éloignés de la réalité pour se baser dessus afin de prendre une quelconque décision de travaux. Ses résultats ne reflète pas les vrais points faibles d’un logements. Si votre objectif est de faire les bon choix au moment de rénover votre habitation, il est important de se tourner vers un professionnel thermicien indépendant qui peut utiliser des méthodes plus approfondies arrivant à des résultats plus pertinents.

Bénéficiez d’un audit énergétique plus approfondi qu’un DPE pour rénover sans vous tromper.

L’Eco PTZ et le Crédit d’impôt développement durable ne feront bientôt plus qu’un !

L’Etat encourage depuis quelques années déjà l’amélioration des performances énergétiques et environnementales des bâtiments. A cet effet, des dispositifs d’aide, comme l’éco PTZ et le crédit d’impôt développement durable, ont été adoptés. Ceux-ci servent à encourager les ménages à la rénovation des logements et aux travaux d’économies d’énergie. Auparavant cumulables, ces deux aides ont cessé de l’être au début de l’année 2011. Ce changement a engendré une chute de performances de ces dispositifs. L’idée d’une fusion de ces aides est ainsi envisagée pour y remédier.

L’éco PTZ et le crédit d’impôt développement durable

Pour mémoire, l’éco PTZ est un dispositif d’aide à la rénovation et au financement des travaux d’économies d’énergie. Il s’agit d’un prêt bancaire, dont les intérêts sont payés par l’Etat. Pour en bénéficier, il faut soit réaliser un bouquet de travaux, soit atteindre un certain niveau de performance énergétique globale, soit remplacer un système d’assainissement non collectif par un système moins énergivore. Quant au crédit d’impôt développement durable, il s’agit d’une aide fiscale qui s’applique aux équipements destinés à l’amélioration des performances énergétiques et environnementales d’un bâtiment. Tout comme l’éco PTZ, certaines conditions sont à remplir pour pouvoir en bénéficier. Ces deux dispositifs étaient auparavant cumulables, ce qui n’est plus le cas depuis cette année.

Une prochaine fusion de l’éco PTZ et du crédit d’impôt développement durable

L’idée d’une fusion de l’éco PTZ et du Crédit d’impôt développement durable a été lancée au cours des Journées de la construction, organisée par la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), qui s’est tenu à Lyon au début du mois d’avril. Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat au logement, avait alors émis le souhait d’adopter une réforme de ces dispositifs, suite au constat de l’effondrement de la demande en éco PTZ. En effet, l’arrêt du cumul de l’éco PTZ avec le crédit d’impôt développement durable a entraîné un ralentissement des demandes, de sorte que seuls 150 000 rénovations ont été engagées jusqu’à présent ; ce qui est encore loin de l’objectif de 400 000 logements rénovés pour 2012-2013.

Un dispositif plus avantageux pour les particuliers

Le principe de cette réforme est de fusionner les deux dispositifs en un seul produit, qui soit aussi performant que l’éco PTZ et le crédit d’impôt réuni. Une mission est ainsi confiée à Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle, afin de présenter prochainement des propositions allant dans ce sens. L’objectif étant de créer un dispositif plus simple et plus lisible, qui facilite l’examen des dossiers par les banques. Prévu intégrer la prochaine loi de finance, ce nouveau dispositif s’annonce ainsi plus avantageux : les démarches devraient notamment être plus simple, et l’aide beaucoup plus accessible.

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Le réchauffement climatique : comprendre les polémiques – « climato-sceptiques » contre « climato-graves »

Le réchauffement climatique est un fait : les études sur le climat montrent bel et bien que la température de la planète a augmenté de 0,7°C depuis 1980. Il est « communément admis » que cette hausse de température résulte de l’effet de serre, lui-même favorisé par les émissions de CO² de l’industrie humaine. C’est sur cette thèse (la thèse des « climato-graves ») que toutes les orientations politiques récentes sont fondées (grenelle I & II, fiscalité verte etc.).

Mais on entend parfois cette thèse battue en brèche par ceux que nous appellerons les « climato-sceptiques » qui soutiennent que les causes du réchauffement climatique sont liées à des phénomènes naturels, liés par exemple aux radiations et aux diverses éruptions du soleil. En effet, ils estiment que les gaz à effet de serre émis par les actions de l’homme sont négligeables par rapport à la quantité de CO2 déjà contenue dans l’atmosphère, et qu’ils ne sont pas à l’origine du réchauffement climatique. Ils considèrent que les « climato-graves » font partie d’un complot politico-industriel, qui vise à instaurer un climat de peur au sein de la population.

A la demande du gouvernement, l’académie des sciences a réalisé un audit de scientifiques indépendants pour comprendre les deux thèses et éclairer les politiciens : font-ils fausse route ? Ont-il tord de se baser sur la thèse des « climato-graves » dans la définition de leurs politiques ?

De cet audit, il en ressort que les « climato-sceptiques » n’ont pas publié un seul article scientifique pour prouver leur thèse, et pour cause, il sont très rarement des scientifiques spécialistes de l’étude du climat.  A l’opposé, la thèse des « climato-graves » est soutenue par le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) et appuyée par de nombreuses études scientifiques (jusqu’à 928 publications scientifiques au cours de la décennie 1993 à 2003) et par pratiquement tous les climatologues. De plus, il apparait que les « climato-sceptiques » sont soutenus par des lobbys industriels, qui ont tout intérêt à ce que les gens ne changent pas leurs habitudes de consommation (notamment les lobbys du pétrole, de l’automobile, du tabac, etc.).

Les gaz à effet de serre sont bien à l’origine du réchauffement climatique

Pour conclure, l’académie des science a donc confirmé que la thèse des « climat-graves » correspondait à la réalité : nous devons donc continuer à réduire nos gaz à effet de serre pour enrayer le réchauffement climatique et les réglementations vont se renforcer dans ce sens. Notamment, alors qu’on sait faire aujourd’hui des maisons non polluantes, le bâtiment est toujours à l’origine de près du quart des émissions de gaz à effet de serre totale en France : La rénovation du parc existant d’habitations en France va faire l’objet d’importantes mesure pour réduire ces émissions.

Découvrez comment rendre votre habitation non polluante, et ainsi réduire l’impact environnemental de votre foyer.