Le bâtiment : un gisement de progrès important pour l’environnement

La lutte contre le changement climatique est actuellement au cœur des priorités de l’Etat. Pour cela, tout est fait pour permettre une réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre. Comme le bâtiment figure parmi les secteurs les plus énergivores et les plus polluants. Il constitue un gisement important d’économie d’énergie.

Le bâtiment : un secteur très polluant

Le bâtiment est un secteur très énergivore : il consomme 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole d’énergie par an ; ce qui représente 43% de toute la consommation en énergie finale en France. Cette consommation d’énergie s’accompagne de fortes émissions de gaz à effet de serre. Elle est notamment responsable du rejet de 120 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut au quart des émissions de gaz à effet de serre totale du pays.

Le bâtiment est un important gisement d’économie d’énergie

Bien que le secteur n’évolue que très lentement, il est possible d’y réaliser d’importantes économies d’énergie.  En effet, pas mal de progrès sont encore possible pour diminuer la consommation énergétique du secteur. D’après l’ADEME, les principales voies de progrès concernent les travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments existants, les équipements en énergie renouvelable des bâtiments,  et l’anticipation des comportements d’usage des occupants (smart building).

Par ailleurs, un rapport international sur l’efficacité énergétique des bâtiments, publié par le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) en avril 2009, avance même qu’il est possible de réduire la consommation énergétique du secteur de 60% d’ici 2015. Cette étude a notamment identifié quelques pistes d’action pour atteindre cet objectif.

Les recommandations pour économiser de l’énergie

Ce rapport du WBCSD préconise par exemple l’adoption de codes de construction stricts (tel la RT 2012), et la mise en place des labels de qualité énergétique (comme le label BBC Rénovation). Il suggère également le recours aux subventions afin d’encourager les investissements dans le secteur.  Par ailleurs, il conseille l’adoption d’une approche plus globale de la conception des bâtiments. Par ailleurs, il encourage les efforts de recherche et développement, tant dans le neuf que l’existant ; et suggère la création et la valorisation des formations en matière de construction de bâtiment à faible consommation d’énergie. Enfin, le rapport préconise le déploiement d’une campagne d’information et de communication, en vue de faire connaître au plus grand nombre les avantages de l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un bâtiment.

La France fait figure de bon élève à l’échelle internationale mais ils reste encore beaucoup à faire !

En synthèse, le bâtiment est un véritable gisement d’économie d’énergie. De nombreuses améliorations peuvent être apportées pour réduire sa consommation en énergie. Pour en connaître davantage sur ces différentes possibilités, notamment sur leur application sur un logement, n’hésitez pas à contacter des professionnels en la matière.

Quelle est la différence entre un label (BBC, etc.), une Norme et la réglementation ?

Labels, normes, réglementation, bon nombre de dispositions réglementaires régissent dorénavant le secteur de la construction et du bâtiment. Il devient alors difficile de s’y retrouver. Pour clarifier un peu les choses, voici un petit topo sur la différence entre un label, une norme, et la réglementation.

Comprendre ce qu’est un label

Un label définit un niveau de qualité de construction supérieure à celle définie par la règlementation en vigueur. Il fixe un ensemble de caractéristiques, et permet d’attester de la qualité d’une construction. Il est souvent accompagné d’un cahier des charges, qui décrit les niveaux de performance à atteindre.

Le label peut être obtenu sur demande de certification auprès d’un organisme certificateur. Il appartient alors à ce dernier d’effectuer les contrôles nécessaires pour affirmer que le bâtiment possède les caractéristiques requises ou non.

Il existe aujourd’hui de nombreux labels de construction. Certains sont officiels (c’est-à-dire définis par l’Etat dans la réglementation), par exemple les labels BBC, HQE, et THPE ; Ils sont délivrés par des organismes accrédités par le COFRAC (Comité Français d’accréditation). D’autres sont créés et animés par groupements privés : Il s’agit par exemple des labels maison passive, Minergie etc.

Qu’est-ce qu’une norme ?

Une norme quant à elle est un ensemble de références, à application volontaire. Elle propose des solutions techniques et des méthodes commerciales, qui permettent de simplifier les relations contractuelles. Elles concernent essentiellement les produits, les biens et les services ; et, sont élaborées par un organisme reconnu (AFNOR pour la France), mais doivent être acceptées par tous. Le domaine de la construction compte notamment des normes en matière thermique, acoustique, électrique, etc.

Il existe trois catégories de normes : la norme française homologuée, la norme expérimentale, et le guide d’application. Ce dernier comprend des recommandations pour faciliter l’application d’une norme. La norme expérimentale définit une norme en phase d’expérimentation et de mise à l’épreuve. Enfin, la norme française homologuée est déjà reconnue pour son contenu et sa valeur technique. Elle n’attend plus qu’une officialisation des pouvoirs publics pour avoir un caractère obligatoire.

La réglementation

La règlementation entre dans le cadre de la législation. C’est un texte de loi (Arrêté ou Décret) émanant d’une autorité administrative (Etat ou collectivité), et dont l’application est obligatoire. La règlementation thermique en est un exemple. La règlementation définit les caractéristiques obligatoires et les exigences qu’une construction doit respecter.

En clair, les normes, les labels et la réglementation comprennent tous les trois des références en matière de qualité. Ils se distinguent uniquement dans l’impératif de leur mise en œuvre : les normes et les labels étant d’application volontaire, contrairement à la réglementation qui a un caractère obligatoire. Dans tous les cas, construire dans les normes et labelliser son logement peut être intéressant. En effet, cela peut ouvrir droit à des avantages fiscaux, financier ou en cas de revente.

Vous avez un projet de construction ou de rénovation ? Vous souhaitez être sûr de respecter la réglementation ou aller plus loin en visant un label ? Vous pouvez faire appel pour cela à un bureau d’études expert et indépendant qui saura vous accompagner dans votre projet.

Démarchage abusif auprès des habitants dans le domaine de l’isolation ou des énergies renouvelables : état des pratiques courantes et comment s’en prévenir ?

Ces dernières années, le marché de l’économie d’énergie et des énergies renouvelables a connu un grand essor. De nombreux opérateurs se sont lancés dans ce domaine, et les pratiques commerciales agressives ont commencé à apparaître. On note particulièrement une forte recrudescence du démarchage abusif. Appels téléphoniques répétitifs, visites à domicile sans demande de rendez-vous, offres commerciales trompeuses, voire accompagnées de contraintes morales ou physiques… Le démarchage abusif nuit aujourd’hui à l’image des professionnels de l’isolation et des énergies renouvelables.

Bilan de ce qui se fait

Démarchage abusif par téléphone

Le démarchage par téléphone figure parmi les formes les plus fréquentes du démarchage abusif. Les victimes de ces agissements reçoivent généralement plusieurs appels par jour, et sont mis en relation avec des interlocuteurs plus qu’insistants. Ces derniers veulent à tout prix obtenir des rendez-vous, quitte à faire de la publicité mensongère. Le secteur des pompes à chaleur et des panneaux solaires figurent parmi les domaines les plus touchés par ce genre de pratique.

Démarchage abusif à domicile

A part ces appels intempestifs, on peut également qualifier de démarchage abusif les visites à domicile que certains commerciaux font, et ce malgré le fait que le consommateur ne souhaite pas les recevoir. Les personnes âgées en sont les cibles privilégiées. Les vendeurs peu scrupuleux profitent notamment de leur disponibilité et de leur faiblesse, pour leur vendre des produits et des conseils inappropriés, à des prix prohibitifs. En particulier, certains commerciaux se disent faussement mandatés par de grandes entreprises afin de les induire en erreur.

Les problèmes engendrés

Ces démarchages abusifs nuisent énormément à l’image du secteur de l’isolation et des énergies renouvelables. En effet, les services fournis par les opérateurs qui recourent à ce genre d’agissements manquent souvent de sérieux. Ces démarcheurs sont d’ailleurs pour la plupart des commerciaux, qui n’ont qu’une faible connaissance dans le domaine. Leur conseils sont peu avisés, et ne répondent pas du tout aux véritables besoins du client. Ils suivent des logiques de ventes et de profits. Il n’est alors pas étonnant de souvent entendre des habitants se plaindre, par exemple d’avoir signé l’isolation des combles par 10cm de laine de verre sous la pression d’un démarchage abusif, alors que soit, ce n’est pas du tout la priorité, soit au contraire qu’il faudrait en mettre 40cm…

Comment réagir à ces démarchages ?

Au delà de s’inscrire sur la liste rouge ou de ne pas laisser entrer les démarcheurs douteux, il est aussi possible de se prémunir en sachant les reconnaître et en connaissant bien les possibilités d’amélioration de votre habitation.

Savoir reconnaître les démarchages douteux

Pour éviter de se faire arnaquer, il est essentiel de savoir reconnaître les démarchages abusifs. Ainsi, pour les appels téléphoniques, il faut se méfier des numéros masqués, et surtout des appels insistants. Il convient aussi de rester vigilant face aux arguments qu’ils avancent, surtout si ces derniers s’apparentent à des contraintes (risque d’amende, de payer des taxes …). En ce qui concerne les démarchages à domicile, il faut rester vigilant avec les commerciaux qui n’ont que des numéros de portable sur leur carte de visite. D’ailleurs, il est toujours conseillé d’exiger les coordonnées du vendeur, et de vérifier s’il est bel et bien envoyé par son entreprise.

Bien connaître sa maison et les possibilités d’amélioration pour ne pas se laisser embobiner

Par ailleurs, une bonne connaissance de sa maison constitue aussi un atout essentiel pour ne pas se laisser baratiner par ces démarcheurs. Coût de l’énergie, caractéristiques des murs, du toit, systèmes de chauffage… Connaître ces différents points vous aidera à mieux comprendre le discours du démarcheur, et vous évitera de vous faire arnaquer avec des propositions inappropriées. A part ça,  se renseigner sur les différentes possibilités d’amélioration de la performance énergétique de son logement sera un plus.

Et si vous avez déjà cédé ?

Si vous pensez avoir été victime d’un démarchage abusif, et que vous avez cédé sous la pression, la loi prévoit un délai de rétraction de 7 jours pour annuler votre commande.  Ce peut être l’occasion de prendre le temps de faire le point sur l’ensemble des améliorations possibles dans votre habitation, en prenant en compte également votre besoin propre. Vous pouvez pour cela vous faire aider d’un professionnel spécialiste et indépendant. Ainsi, vous êtes certains de faire les bons choix, et vous saurez quoi répondre au prochain démarcheur !

Comprendre les polémiques autour de la RT 2012 – Lobbys

La RT 2012 a fait l’objet de plusieurs polémiques dès sa phase d’élaboration. Aujourd’hui, malgré sa publication dans le journal officiel, elle continue d’enflammer les débats entre les différents groupes de pression.

Les différentes polémiques autour de la RT 2012

Parmi les nombreuses polémiques dont la RT 2012 fait l’objet, on peut citer les remarques de l’ICEB (Institut pour la Conception Environnementale du Bâti), qui lui reprochent de ne pas apporter les solutions adéquates par rapport aux objectifs du Grenelle. D’après cet institut, la RT 2012 manque de solutions passives. Elle ne préconise que des solutions difficiles à mettre en œuvre (pompe à chaleur, puits canadien), ce qui favorise le tout électrique. Par ailleurs, l’ICEB dénonce aussi le mode de calcul de la consommation électrique, qui ne reflète pas du tout la consommation réelle d’un bâtiment. Entre autres, l’Institut estime que le coefficient d’équivalence en énergie primaire de l’électricité pénalise les énergies renouvelables au profit de solutions peu performantes.

D’autre part, les différents lobbys (fabricants d’équipements électriques, ou à gaz, lobbys pétroliers, …) ne cessent de faire pression pour que la RT 2012 favorise leurs business. Les syndicats de professionnels, regroupant les différents fabricants d’équipement, continuent jusqu’à aujourd’hui de demander l’amendement, voire l’annulation de la loi. C’est le cas par exemple de l’action de Gifam, qui a déposé un recours à cet effet. Ce syndicat, défenseur des fabricants d’équipements électriques, reproche notamment à la RT 2012 de discriminer le chauffage électrique. A part cela, il y a eu également les actions menées par Promotelec, Uniclima…

La RT 2012 : le centre d’une guerre des lobbys

On peut dire que la prochaine entrée en vigueur de la RT 2012 ne satisfait pas tous les acteurs du bâtiment et de l’immobilier. En effet, même si la règlementation est le fruit d’un long processus et d’une longue discussion, les groupes de pressions ne cessent de tenter des recours pour la modifier ou l’annuler. On assiste alors à une véritable guerre d’influence entre les promoteurs de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables d’une part, et les lobbys des industriels et des traditionnels fournisseurs d’énergie d’autre part.

Comment réagir face à ces polémiques ?

Même si les opinions se disent à peu près sûres que ces tentatives d’amendement ou d’annulation de la RT 2012 ne passeront pas, ces différentes pressions restent toutefois inquiétantes. En effet, si elles aboutissent, elles peuvent entraîner des modifications de la loi, et avoir des impacts sur la conformité ou non d’un projet à la RT 2012. Faire appel à des experts peut permettre de se prémunir contre ces éventuels changements. De cette manière, on est sûr d’avoir les meilleurs conseils quant aux équipements à privilégier et aux solutions les plus adéquates, afin d’atteindre les performances thermiques exigées.