Tout comprendre sur « Linky » : le compteur intelligent – smart metering – réseau intelligent
Prévu pour intégrer les maisons neuves d’ici 2012, et tous les logements à l’horizon 2020, le compteur intelligent Linky est aujourd’hui en phase d’essai. Cet article fournit quelques informations pour mieux comprendre son fonctionnement.
Qu’est-ce que « Linky » ?
Linky est un compteur innovant. Il présente des nouvelles fonctionnalités, qui permettent de le qualifier de compteur intelligent. En effet, à la différence des compteurs actuels, Linky peut exécuter des ordres et communiquer des données à distance. Par exemple, en cas de panne ou de modification de puissance, Linky ne nécessite plus l’intervention d’un technicien pour résoudre le problème : de simples commandes à distance suffisent. Il permet aussi de relever la consommation et la production d’électricité, de réduire les coupures accidentelles, même à distance. Par ailleurs, Linky favorise également la maîtrise des consommations.
Comment ça marche ?
En fait, contrairement au réseau actuel, où les compteurs sont reliés au poste de transformation par des lignes électriques, le compteur Linky est connecté à un concentrateur, qui est lui-même relié au centre de supervision d’ERDF. Grâce à ce système, toutes les interventions sont plus rapides, et ne nécessitent plus d’intervention physique, comme la mise en service, les changements de puissance, les relevés de compteurs, etc. Par ailleurs, Linky offre pas mal d’avantages pour les consommateurs finaux. Il fournit les informations exactes sur la consommation réelle, et permet de mieux la maîtriser. D’ailleurs, pour ceux qui produisent de l’électricité, ce compteur permet également de comptabiliser la production à chaque instant.
Où en est l’expérimentation ?
La phase d’expérimentation du compteur Linky a débuté en 2010, en Indre-et-Loire pour les zones rurales, et dans l’agglomération lyonnaise pour les zones urbaines. Selon les chiffres avancés par ERDF, 205 000 compteurs intelligents ont pu être installé dans ces zones, à la mi-décembre 2010. Du côté du gestionnaire du réseau, les responsables affirment que ces nouveaux compteurs fonctionnent bien, qu’il y a peu de réclamations, et peu d’incidents. Par contre les associations de consommateurs ne sont pas encore convaincues de son efficacité et de son aspect pratique. Elles dénoncent principalement les problèmes de lisibilité des consommations réelles (en raison du fait que les compteurs sont installés à l’extérieur des logements), et la comparabilité des tarifs, qui devient difficile avec les nombreuses possibilités de tarification et la multiplication des offres concurrentes. Elles soulèvent également la question du coût et du financement de ce nouveau compteur.
Face à ces différentes critiques, et afin que le compteur soit testé en période de froid, la phase d’expérimentation de Linky a été prolongé jusqu’au 31 mars 2011.
Par ailleurs, il est bon de noter qu’il existe d’autres solutions plus perfectionnées pour suivre en temps réel toutes les consommations de son habitation.


Les consommateurs d’énergie font actuellement face à une sombre réalité : l’énergie coûte de plus en plus cher. Plusieurs motifs sont généralement avancés pour justifier cette tendance. On entend souvent parler de la hausse des prix à l’international, la raréfaction des énergies traditionnelles, l’augmentation de leur coût d’exploitation (salaire et main-d’œuvre, matières premières, services publics…), le vieillissement des centrales nucléaires, etc. Tout cela se reflète au quotidien par des hausses de prix incessantes. D’ailleurs, les projections sur l’évolution du prix des énergies pour les prochains mois le confirment.
Pour l’électricité par exemple, le ministre de l’énergie, Eric Besson, a déclaré qu’une augmentation de son prix est « inéluctable ». Cette hausse serait applicable à partir du mois d’aout. Elle servira surtout à financer les investissements indispensables à la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire national, et au financement de la promotion des énergies renouvelables. De son côté, Philippe de Ladoucette, président de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie), affirme que le prix de l’électricité va augmenter dans les prochaines années.
Appelée « effort énergétique », la consommation en énergie liée aux transports et au logement figure parmi les principaux postes de dépenses des français. Elle occupe ainsi 8,4% du budget de consommations des ménages. Cette proportion est restée stable au cours de ces 20 dernières années.
Les caractéristiques des logements ont beaucoup évolué en 20 ans : leur surface a augmenté de 9 m2 en moyenne, et plusieurs sortes d’appareils sont venues s’ajouter aux équipements électriques. Cependant, malgré ces changements, les dépenses en énergie n’ont pas évolué de la même manière chez les ménages des centres-villes et ceux des zones périphériques et rurales. En effet, les logements en centre ville ont été les premiers à bénéficier des progrès énergétiques en matière d’isolation et d’efficacité des systèmes de chauffage. De plus, ces améliorations ont surtout profité aux ménages aisés. Par conséquent, comparé au niveau de 1985, la part de la facture énergétique dans le budget de consommation a baissé d’un tiers chez les ménages aisés et urbains, contre un quart pour les ménages plus modestes et ruraux.
C’est un fait, les pays développés ont besoin d’énergie pour fonctionner. De beaucoup d’énergie. En effet, sans énergie, aucune activité économique n’est possible : plus de transport, plus d’électricité pour les ordinateurs, plus d’usines en état de fonctionner, plus d’accès aux ressources vitales, plus de possibilité de virer les salaires sans télécommunications. Le chaos social s’installerait automatiquement.
