Eco-PTZ : Rénover énergétiquement sa maison à taux zéro, c’est encore possible en 2011
L’éco-PTZ est un des multiples dispositifs d’aides financières mis en place par le gouvernement pour encourager la rénovation énergétique du parc d’habitations anciennes. L’état s’oblige à conserver ces dispositifs parfois couteux car ils entrent dans le cadre de l’engagement qu’il a pris de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les consommations énergétiques en France.
Comprendre l’éco-PTZ
L’éco-prêt à taux zéro est une aide financière destinée à appuyer les travaux de rénovation énergétique dans les logements anciens. Mis en application à partir de janvier 2009, il se traduit par l’octroi d’un prêt avec 0% d’intérêt. Cet éco-PTZ se destine à tous les propriétaires de biens immobiliers, dont la construction date d’avant le 1er janvier 1990.
L’accès à l’éco-PTZ n’est pas soumis à des conditions de ressources. Pour y être éligible, la première option consiste à composer un bouquet de travaux comprenant deux ou trois des grandes catégories suivantes :
- isolation des murs extérieurs,
- isolation des vitres et portes,
- isolation de la toiture,
- équipement en dispositif de production d’eau chaude sanitaire d’origine renouvelable,
- installation d’un système de chauffage plus économique qui peut être couplé avec un dispositif d’aération ou de ventilation,
- travaux d’équipement d’un système de chauffage alimenté en énergie renouvelable.
Par exemple, les travaux doivent comprendre une isolation des murs extérieurs et une installation de chauffage à source d’énergie renouvelable.
A part cela, il est aussi possible de bénéficier de l’éco-PTZ si les travaux permettent d’atteindre un certain seuil de performance énergétique. Ce seuil est fixé à 80 Kwh/m²/an pour tout logement consommant moins de 180Kwh/m2/an, et à 150Kwh/m2/an pour un logement consommant plus de 180Kwh/m2/an.
Le montant accessible en éco-PTZ
Selon les cas, l’éco-PTZ est accessible auprès des établissements bancaires sur étude
- du devis détaillé des travaux à réaliser, ce devis devant être établi par le professionnel qui sera en charge de l’exécution des travaux.
- de l’étude thermiques réalisé par un bureau d’études thermiques montrant que les travaux ont un réel impact sur la performance énergétique globale de la maison.
Après accord favorable, l’éco-PTZ ouvre droit à un financement plafonné à 20 ou 30 000 euros par logement. La durée du prêt s’étale sur 10 ans, et pourra être prolongée jusqu’à 15 ans sur décision de la banque. A noter que, dès obtention du financement, l’emprunteur dispose d’un délai de deux ans pour réaliser l’ensemble des travaux. Une fois ceux-ci achevés, le propriétaire est également tenu de fournir à l’administration fiscale un justificatif de leur réalisation, telle qu’elle a été convenue.
L’éco-PTZ à moyen terme
Souvent critiqué pour son aspect complexe, notamment au niveau de l’évaluation de l’efficacité des bouquets de travaux par les banques, l’éco-PTZ sera néanmoins maintenu à moyen terme. En effet, si les autres dispositifs d’aides à l’accession ont été réformés lors de la présentation de la loi de finance 2011, l’éco-PTZ lui n’a subi aucune modification majeure. Il est toutefois fort possible que cette aide soit simplifiée. D’après Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement, si le nouveau PTZ+ s’avère efficace, une version de l’éco-PTZ similaire pourra être mise en place, et une formule adaptée aux problématiques de copropriétés sera étudiée.
Par ailleurs, il n’est plus possible de cumuler l’éco-PTZ avec d’autres aides à partir de 2011, et ce, quelque soit les conditions de ressources. En effet, jusqu’à fin 2010, il était possible de cumuler éco-PTZ et crédit d’impôt si le revenu fiscal du foyer n’excédait pas 45 000 €.
Ne partez pas tout seuls dans un projet de rénovation énergétique ! C’est complexe lorsqu’on n’est pas expert et qu’on ne dispose pas de conseil neutre et objectif.








Pour optimiser l’efficacité sociale de ses aides, l’Anah prévoit de recentrer ses dispositifs à partir de 2011. A cet effet, une nouvelle grille d’aide entrera en vigueur au 1er janvier 2011. Pour les aides aux propriétaires occupants en particulier, les plafonds d’intervention connaîtront une hausse, et les financements seront majorés. Les logements très dégradés seront beaucoup plus favorisés, et les recours aux cofinancements facilités. Par ailleurs, concernant les aides aux travaux de rénovation thermique, des efforts seront déployés en matière d’ingénierie. Cela permettra aux populations cibles de 
