Nouvelle hausse des tarifs du gaz : Comment faire face ?

Il y a trois mois, GDF annonçait une hausse du prix du gaz de près de 10%, décision qui avait déjà été source de nombreuses critiques. Aujourd’hui GDF remet ça !

En effet, c’est officiel, le prix du gaz augmentera de 2 à 4,7% le 1er juillet 2010, une hausse qui représente 0,228 centimes d’euro par kilowattheure. Il s’agit d’une autre mauvaise nouvelle pour les ménages qui ont déjà subi au mois d’avril la hausse la plus importante depuis novembre 2005, et qui vont voir à nouveau leurs factures grossir d’ici la fin de l’année.

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a donné son accord à GDF-Suez pour cette augmentation qui ne touchera pas tous les consommateurs de la même manière. Pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour faire la cuisine la facture n’augmentera que légèrement (2 euros sur l’année), les foyers qui s’en servent aussi pour leur eau chaude subiront une hausse plus prononcée de 8 euros par an. Et pour tous ceux qui, en plus, se chauffent au gaz, la facture augmentera de 45 euros sur l’année.

Les augmentations successives des tarifs du gaz, + 15% depuis le début de l’année 2010, s’expliquent par la hausse des cours du pétrole (sur lesquels sont indexés les prix du gaz) qui se fait d’autant plus ressentir que l’euro est en baisse.

L’État ne joue plus son rôle de régulateur

Depuis décembre, l’État n’a plus son mot à dire dans les choix des tarifs de GDF, toutefois l’opinion publique s’accorde pour dire que l’État devrait « assumer son rôle de régulation et d’actionnaire majoritaire » en s’opposant à cette hausse alors même que « la précarité énergétique explose dans notre pays et que de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures ».

Des solutions existent pour mettre fin à cette dépendance énergétique

En effet, dans ce contexte de crise économique, les ménages vont voir une fois de plus leurs dépenses énergétiques augmenter malgré eux. Cependant, il y existe des solutions alternatives pour faire face à la hausse des prix du gaz, et de l’énergie en général, qui prennent en compte la nécessité grandissante de réduire son impact sur l’environnement.

Pour n’en citer que quelques unes, le chauffe-eau solaire permet par exemple de remplacer un cumulus électrique ou des systèmes ECS marchant au gaz ou au fuel. La pompe à chaleur permet de chauffer une maison grâce à l’énergie du sol, de l’eau ou de l’air. Le bois est une énergie renouvelable bien trop souvent négligée mais dont les appareils de chauffage sont de plus en plus performants (6 millions de logements individuels sont aujourd’hui équipés de systèmes de chauffage au bois en France).

De telles solutions peuvent permettre aux ménages d’être plus sereins vis-à-vis de leurs factures d’énergie et de faire des économies sur le long terme.

Pour savoir quelles sont les solutions les plus adaptées à votre logement, vous pouvez faire appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous conseiller dans vos projets de rénovations énergétiques.

Tout comprendre sur le confort thermique dans votre habitation et savoir comment l’améliorer

Le confort dans le logement est la première motivation des français pour faire des « travaux d’économie d’énergie » (ou faire une « rénovation énergétique ») de leur habitation.
Nous nous sommes penchés sur la question pour bien comprendre de quoi il s’agit exactement et savoir comment l’améliorer.

Qu’est-ce que le confort thermique ?

L’environnement thermique correspond aux caractéristiques de l’environnement qui affectent nos échanges de chaleur avec ce qui nous entoure.

Une situation de confort thermique est atteinte lorsque notre environnement thermique nous procure une sensation de bien-être. Le confort thermique dépend de paramètres physiques, physiologiques et psychologiques qui varient d’un individu à l’autre. Il est donc difficile de définir des conditions « optimales » dans un cas général.

Comment se font les échanges thermiques ?

  • Par transpiration : l’eau qui s’évapore à la surface de notre peau est un moyen de céder de la chaleur et donc de diminuer n otre température corporelle.

  • Par convection : l’échange de chaleur entre l’air ambiant et le corps humain est augmenté par la vitesse de l’air et l’écart de température entre les 2 corps.
  • Par rayonnement : même sans contact deux corps échangent de l’énergie, par exemple le soleil chauffe notre maison toute la journée et les objets qui ont absorbé cette chaleur la rediffusent par la suite.
  • Par conduction : on perd ou on gagne de l’énergie par contact direct avec des objets froids ou chauds (le sol froid de la salle de bain par exemple) mais ce mode de transfert a une influence plus faible que les précédents.

Quels sont les facteurs liés à la personne qui affectent le confort thermique ?

La sensation de froid ou de chaleur que nous avons est en premier lieu liée à notre activité physique que l’on mesure à l’aide d’une unité appelé le MET. 1 MET correspond au niveau d’activité d’une personne sédentaire, assise et au repos ; c’est aussi équivalent à 58.2 W/m2 =50 kcal/h.m2=100W/pers. A l’activité s’ajoute l’état de santé de la personne, son âge, son sexe, son régime…

Vient ensuite la façon donc la personne est vêtue. On attribue à chaque vêtement une valeur qui correspond à la capacité du vêtement à nous isoler de l’air ambiant. Cette valeur a pour unité le clo : 1 clo = 0.155 m2.K/W et elle correspond à un état de confort pour une personne ayant une activité de 1 MET dans une pièce à 21°C, avec une humidité de 50% et un mouvement d’air de 0.1m/s.

Quels sont les facteurs environnementaux qui affectent le confort thermique ?

Le premier élément extérieur qui affecte le confort thermique est la température. On distingue 3 températures :

  • La température de l’air ambiant : l’enveloppe de l’habitation doit permettre de la conserver entre 19 et 26 °C, malgré les variations de la température extérieure avec les saisons et les heures de la journée.
  • La température des parois : même si la température ambiante est agréable, une paroi froide procurera une sensation de froid et inversement pour une paroi chaude.
  • La température ressentie, dite température opérative : elle se calcule à partir des deux températures précédentes. Si une paroi est très froide il faudra augmenter la température ambiante pour atteindre une zone de confort, mais la sensation désagréable due à l’écart de température entre l’air ambiant et les parois n’en sera pas moindre.

On estime que pour une différence de 3°C entre la température ambiante au niveau des pieds et la température ambiante 5% des gens ne sont pas satisfaits des conditions thermiques, pour 6°C, 40%.

Le taux d’humidité de l’air se mesure en pourcentage et on estime que ce taux correspond à une zone de confort entre 35 et 70 %. De la même manière, la température du sol doit être située entre 19 et 29°C pour ne pas avoir plus de 10% des gens non satisfaits.

La vitesse de l’air est un autre facteur à prendre en compte. En effet, le mouvement de l’air réduit la température ressentie car il accélère les échanges thermiques. Par ailleurs, pour une même vitesse d’air, la diminution de la température ressentie due au mouvement de l’air est plus importante si l’air ambiant est plus froid. Au-delà de 0.15m/s en hiver et 0.25m/s en été on ressent un courant d’air. Afin d’éviter ce désagrément il est important de faire vérifier l’étanchéité à l’air de votre habitation.

Quels sont les facteurs psychologiques qui affectent le confort thermique ?

  • Les stimuli visuels tels que la luminosité ou les couleurs présentes dans la pièce
  • Les expériences précédentes et les attentes : une maison dans laquelle on se rappelle avoir eu froid ou dont on nous a dit qu’il y faisait tout le temps froid nous paraîtra plus froide qu’une maison dont on nous a dit qu’elle était bien chauffée
  • Le temps d’acclimatation : la sensation d’inconfort qu’on peut avoir en entrant dans la pièce peut s’atténuer au fur et à mesure qu’on s’y habitue
  • La densité de personnes dans la pièce ou l’état d’entretien de la pièce : autant d’impressions qui nous font dire qu’il va faire chaud ou froid dans la pièce avant même d’y entrer
  • Le climat et notre culture : quelqu’un venant de l’Equateur n’aura pas la même définition d’une température chaude que quelqu’un vivant en Suède

Quels sont les mécanismes de régulation de la température corporelle ?

Afin de conserver une température corporelle de 37°C, nous possédons un certain nombre de capteurs qui nous informent de notre température et nous l’adaptons grâce à différents mécanismes :

  • conscients : se frictionner et bouger quand on a froid, s’aérer quand on a chaud, s’habiller plus légèrement en été, allumer la ventilation …
  • inconscients : la respiration, la transpiration, la circulation du sang à la surface de la peau

Comment établit-on les règles de confort thermique ?

Même si la notion de confort est subjective, il est intéressant de savoir si l’environnement thermique dans une habitation est susceptible de satisfaire ses habitants ou non. On utilise alors un indice de prédiction du vote moyen compris entre -3 et 3 (de froid à chaud) pour savoir dans quelles conditions on dépasse les 10, 20 ou 30% de gens insatisfaits selon le niveau d’exigence que l’on se fixe.

Une fois ces zones de confort établies, il n’y a plus qu’à définir les moyens techniques à mettre en œuvre pour y parvenir. Pour cela une seule solution : faire appel à un bureau d’étude thermiques spécialiste des particuliers.

Conclusion

Comment améliorer le confort thermique de son habitation en hiver ?

  1. Chauffer par rayonnement si possible (planchers chauffants, radiateurs/panneaux rayonnants) permettent d’obtenir une température opérative agréable
  2. Bien isoler son habitation notamment les combles mais aussi les murs, les surfaces vitrées, les sols et plafonds, ce qui permet :
    • D’éviter l’effet de paroi froide (rayonnement froid des murs)
    • De conserver une température constante et uniforme à l’intérieur et ainsi limiter les mouvements d’air
  3. Contrôler les mouvements d’air :
    • Avoir une maison bien étanche à l’air pour éviter les courants d’air et les entrées d’air froid par jours venteux
    • Avoir un système d’aération générale (entrée d’air dans le séjour ou la chambre et sortie au niveau de la cuisine, salle de bain ou WC) bien conçu pour éviter les désagréments
  4. Evacuer l’humidité : il est impératif d’évacuer la vapeur d’eau due à l’activité des occupants car une humidité supérieure à 70% provoque un inconfort thermique important. De plus elle se condense sur les vitres et créer des moisissures sur les parois, ce qui est néfaste à la santé. Pour évacuer l’humidité sans perdre trop de chaleur, il est important d’utiliser une VMC (si possible double flux ou hygro) bien réglée.

Comment améliorer le confort thermique de son logement en été ?

En été, nous voulons rafraichir le logement au maximum. Nous pouvons pour cela :

  1. Limiter les apports solaires (rayonnement solaire dans la maison) par les portes et fenêtres notamment grâce à des volets, des stores ou des brises soleils
  2. Sur-ventiler la nuit pour amener de l’air frais dans le logement (fenêtres ouvertes, VMC en by pass et en fonctionnement maximal la nuit)
  3. Utiliser des matériaux ayant un déphasage adapté pour éviter une montée en température insoutenable dans l’après-midi
  4. Apporter de l’inertie à votre habitation : vous pouvez limiter l’influence des variations de température extérieure sur la température intérieure de votre maison – c’est-à-dire que votre maison peut emmagasiner de la fraicheur la nuit pour limiter l’élévation de température dans la journée
  5. En dernier ressort, à éviter car c’est très énergivore, il est possible de climatiser ou de rafraichir son logement.

Cliquez ici pour savoir quoi faire, dans quel ordre, pour quel budget et avec quelles aides pour rénover sans vous tromper afin d’améliorer le confort thermique de votre habitation.

Tout savoir sur les panneaux solaires photovoltaïques.

Les panneaux solaires photovoltaïques permettent de créer de l’électricité. Ils convertissent l’énergie solaire (la lumière) en électricité par l’intermédiaire d’un matériau semi-conducteur comme le silicium. L’élément de base est la cellule photovoltaïque. Un module photovoltaïque est composé de plusieurs cellules photovoltaïques reliées entre elles. La principale influence sur le rendement d’un panneau photovoltaïque est le type de cellules.

Quel type de cellules pour quelles performances ?

Toutes les cellules sont produites à base de silicium, mais les méthodes de fabrication leur donnent des productivités différentes. Les modules photovoltaïques fournissent une tension de 12 ou 24V en sortie.

  • Les cellules en silicium monocristallin, sont conçues à partir d’un seul bloc de silicium fondu et de ce fait, d’une grande pureté. Elles offrent le meilleur rendement (entre 13% et 17%), mais sont les plus chères à la production, donc à la vente.
  • Les cellules en silicium polycristallin, sont élaborées à partir d’un bloc de silicium cristallisé. Elles ont un rendement de 11 à 15 % et leur coût de production est moins élevé que les cellules monocristallins. Ce sont les cellules les plus répandues car elles sont en générale le meilleur rapport qualité/prix et des rendements importants.
  • Les cellules en silicium amorphe, sont produites à partir d’un gaz de silicium projeté sur du verre ou du plastique souple. Elles ont un coût de production bien inférieur mais pour des rendements de l’ordre de 7 à 10%.
  • Pour la production d’électricité, il faut aussi un accumulateur et un onduleur afin de transformer le courant continue en alternatif. Pour obtenir de meilleur rendement, les panneaux photovoltaïques doivent être orienté plein sud et avoir une inclinaison de 30 à 45°.

Quid de l’énergie « grise » ?

La fabrication du matériel photovoltaïque consomme des matières premières et de l’énergie, cette énergie est appelée énergie grise. Mais selon l’Observatoire des Energies Renouvelables Observ’Er, on peut estimer qu’en France une cellule solaire rembourse entre deux à cinq ans l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication (cadre, câble et supports compris). De plus, en fin de vie, soit après 30 à 35 ans d’utilisation pour les panneaux de bonne qualité, la plupart des composants (verre, aluminium, silicium, métal) peuvent être recyclés.

Quels sont les avantages financiers ?

Vous avez la possibilité de vendre totalement ou en partie le courant produit par votre installation photovoltaïque à EDF. Les tarifs de rachat de l’électricité sont très avantageux pour une installation intégrée à votre toiture.

L’investissement dans une installation de panneaux solaire photovoltaïque est le meilleur placement financier du moment mais l’apport financier reste tout de même important. Des aides et crédits d’impôts existent et couvrent une bonne partie de l’investissement.

Quelle surface de panneaux faut-il installer ?

En règle générale, on ne parle pas de surface à installer mais de puissance à installer (en kilowatt crête, kWc). Pour un particulier, on peut installer jusqu’à 3 kWcrête de puissance de panneaux.

Si l’on n’est pas limité par la surface disponible en toiture, on a donc intérêt à installer le maximum de panneaux pour atteindre la limite des 3kWc et ainsi augmenter les gains annuels au maximum.

Quelle marque choisir ?

Si l’on souhaite le meilleur placement financier, il faut donc regarder les moins chers qui produisent le plus. C’est le critère du prix/ Wcrête. Mais ce n’est pas le seul critère ! Car pour avoir un bon placement financier, il faut aussi que le matériel dure de nombreuses années sans tomber en panne, que les produits arrivent à temps etc…
Il y existe trois catégories de panneaux solaires photovoltaïques en termes de qualité :

  • La meilleure qualité : les marques allemandes type Schott Solar. Ce sont les panneaux les plus chers et donc les moins rentables mais ils sont sensé durer plus longtemps.
  • Les plus productifs au m² (meilleur Wc/m²) : la marque américaine SunPower fabrique des panneaux également chers mais qui produisent plus d’énergie au m² en général. Pour quelqu’un qui est limité en surface de toiture disponible, cela peut être intéressant d’installer ce type de matériel.
  • Les moins chères (plus faible prix/Wc) : les marques chinoises comme Suntech. Elles correspondent donc au meilleur investissement à condition que les panneaux continuer de bien produire pendant 20 ans …

Vous avez un projet de rénovation énergétique ? Vous ne savez pas quoi entreprendre, comment ou dans quel ordre ? Contacter un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui vous saura vous conseiller de façon neutre et objective.

Enfin tout comprendre sur les labels « BBC Rénovation 2009 », « BBC Effinergie Rénovation » et « Effinergie Rénovation » pour les logements !

Article mis à jour suite aux modifications de la réglementation thermique début 2013.

Vous comptez rendre votre habitation très économe en énergie et en profiter pour obtenir un label ? Vous avez entendu parler de BBC Rénovation mais vous n’y comprenez plus rien ? Cet article est fait pour vous.

Le label BBC – Bâtiment Basse Consommation – est un niveau de performance énergétique définit par la loi qui est bien supérieur aux normes en vigueur pour la rénovation (RT ex).

Il existait déjà le label BBC pour les bâtiments neufs (BBC 2005 repris par Effinergie pour donner BBC Effinergie – Label qui n’existe plus depuis l’entrée en vigueur de la RT 2012-).

Il existe maintenant aussi un label BBC pour la rénovation : le label BBC Rénovation 2009, lui-même repris par Effinergie pour donner BBC Effinergie Rénovation.

Le label BBC Rénovation 2009 a donc été lancé par l’Etat en 2009, repris par Effinergie et délivré par des organismes certificateurs accrédités depuis le début de l’année 2010 seulement.

Un label pour quels projets?

Au départ, le label BBC rénovation 2009 a été défini dans un arrêté (l’arrêté du 29 septembre 2009 relatif au contenu et aux conditions d’attribution du label « haute performance énergétique rénovation »). Il correspond au niveau de performance le plus élevé pour la rénovation. Dans cet arrêté, le label n’est destiné qu’aux maisons individuelles et logements collectifs mis en service après 1948 et achevés depuis plus de 5 ans faisant l’objet d’un projet de rénovation.

La mise en pratique de cette loi s’est faite grâce à l’association Effinergie qui a repris les exigences décrites dans le précédent arrêté en y ajoutant des conditions décrites plus loin dans cet article sur les déductions possibles d’énergie grâce à la production locale d’électricité et sur l’étanchéité à l’air. L’ensemble de ces exigences à respecter pour obtenir le label BBC-Effinergie Rénovation est ce qu’on appelle le référentiel du label BBC-Effinergie Rénovation.

Et quid des logements construits avant 1948 ?

L’association Effinergie, les organismes certificateurs et l’état ont décidé d’étendre le référentiel du label BBC-Effinergie Rénovation aux logements construits avant 1948 sans pour autant l’inscrire dans un arrêté. En effet, d’après l’association Effinergie que nous avons contacté, il était trop complexe de le faire du fait de différences importantes dans la « législation de la construction » avant et après cette date.

Concrètement, il a été créé un label appelé Effinergie Rénovation pour les bâtiments construits avant 1948, mais qui utilise le même référentiel que le label BBC-Effinergie Rénovation. Seul le nom change, tout le reste est identique. En effet, le nom « BBC » tel que défini par la loi est réservé aux bâtiments construits après 1948.

Donc au final, nous pouvons retenir que les mêmes critères seront demandés pour toutes les maisons anciennes construites depuis plus de 5 ans, mais que dans un cas votre maison obtiendra le label BBC-Effinergie Rénovation et dans l’autre Effinergie Rénovation.

Je fais une extension : suis-je concerné par un label BBC Rénovation ou par La nouvelle réglementation thermique (RT2012) ?

Suite au courrier du directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages du 16 septembre 2011 :

Ce courrier précise que pour des maisons individuelles existantes, même en cas de rénovation lourde et d’extension de surface supérieur à la partie existante, le seul label pouvant être délivré est le BBC Rénovation.

Ce qui est énoncé ci-dessus est valable pour le projet dans sa globalité (extension et existant). Si on regarde uniquement la partie extension il y a quelques subtilités à connaître :

          – Si l’extension fait moins de 150m² de ShonRT et moins de 30% de de la surface existante elle est soumise aux caractéristiques minimales de la RT existante (arrêté du 3 mai 2007)

          –   Si l’extension fait plus de 150m² de ShonRT ou plus de 30% de de la surface existante alors elle est soumises à la RT2012. Ce qui nécessite un calcul thermique complet.

Est-il possible d’obtenir le label BBC Rénovation sur uniquement un ou plusieurs logements mais pas tout le bâtiment ?

Non, le label BBC Rénovation ou Effinergie Rénovation sont délivrés uniquement pour des bâtiments. En effet, pour obtenir le niveau de consommation validant le niveau énergétique en vu d’un label,  il est nécessaire d’appliquer la méthode Th-CE ex. Cette méthode s’appliquant uniquement aux bâtiments il est impossible de modélisé un logement unique dans un bâtiment.

Si vous aménagez vos combles pour en faire un deuxième logement il sera nécessaire, pour obtenir un label BBC rénovation, d’amener votre maison existante et le logement crée au niveau BBC.
Il s’agit du même principe pour un appartement. Pour faire labelliser votre bien il sera nécessaire de réaliser des travaux sur l’ensemble du bâtiment et c’est l’ensemble de l’immeuble qui recevra un label BBC.

Quels sont les critères à respecter pour pouvoir prétendre à son obtention?

Afin d’obtenir le label BBC-Effinergie Rénovation (ou Effinergie Rénovation selon la date de construction de votre maison), votre habitation devra respecter les conditions suivantes :

1 – Sur la consommation

Une consommation annuelle d’énergie primaire (Cep) inférieure à 80*(a+b) KWh/m²ShonRT
Où a désigne le facteur climatique de la zone dans la quelle se trouve votre habitation et b le facteur lié à l’altitude.

En particulier, pour une rénovation en Ile de France, la consommation annuelle d’énergie primaire devra donc être inférieure à 104 kWh/m²ShonRT.

Cette consommation d’énergie primaire « maximum » prend en compte : l’énergie nécessaire au chauffage, au refroidissement, à l’eau chaude sanitaire, à l’éclairage, à la ventilation et aux auxiliaires de ventilation et de chauffage.

La valeur autorisée de la consommation annuelle d’énergie primaire (Cep) est majorée en cas de production locale d’électricité (photovoltaïque, …) : on peut consommer plus à condition de produire localement de l’électricité. Cependant Effinergie a établi des limites de majoration afin d’éviter qu’une maison extrêmement mal isolée (passoire thermique) n’obtienne le label BBC Rénovation juste en installant un champ de panneaux solaires photovoltaïques ! Les limites sont les suivantes :
– Si la production d’eau chaude sanitaire se fait totalement ou partiellement par électricité, la majoration ne pourra excéder 35 kWhEP/m²/an
– Si la production d’eau chaude sanitaire se fait autrement que totalement ou partiellement par électricité, la majoration ne pourra excéder 12 kWhEP/m²/an

Par ailleurs, il existe un coefficient Ubât, dit coefficient de déperdition surfacique global, qui représente la capacité des parois de votre maison à éviter les pertes de chaleur. La RT 2005 définit une valeur maximale Ubât max pour ce coefficient. Le label BBC-Effinergie Rénovation impose que – même s’il y a production locale d’électricité – le coefficient Ubât de votre logement n’excède pas Ubât max – 30%.

Quelle méthode de calcul ?

La surface considérée est la la Surface Hors d’œuvre Net de pour la Réglementation Thermique(SHON RT).

Le logiciel de calcul utilisé doit utiliser la méthode de calcul TH-C-E ex (la méthode dite « réglementaire ») et être reconnue par les certificateurs du label BBC-Effinergie.

Pour réaliser cette étude thermique, vous pouvez faire appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers en maisons individuelles ou en copropriété.

2 – Sur l’étanchéité à l’air

Lorsque nous rénovons à basse consommation, les pertes par infiltrations peuvent représenter une part très importante des déperditions ! Pour s’assurer du soin de l’étanchéité à l’air du bâtiment, Effinergie exige qu’un test (test à la porte soufflante) soit réalisé sur ce dernier en fin de travaux.

Depuis octobre 2009, aucune valeur cible n’est exigée pour ce test.

Pour en savoir plus sur la mesure de perméabilité à l’air, cliquez ici

A qui m’adresser ?

L’association Effinergie a créé le label BBC-Effinergie Rénovation mais n’a pas vocation à le délivrer elle-même. La certification se fait donc par le biais d’organismes certificateurs reconnus par l’Etat et accrédités par le COFRAC. Il existe deux organismes certificateurs pour les logements privés :

Cequami, qui propose la certification BBC-Effinergie Rénovation via des contractants généraux ou des constructeurs de maisons individuelles qui font de nombreux projets par an. Les certifications sont groupées sur ces projets.

Promotelec, qui propose différents niveaux de Label Rénovation Energétique dont le label BBC-Effinergie Rénovation pour les maisons individuelles, les logements individuels groupés et les logements collectifs. Les certifications se font au cas par cas, maison par maison, propriétaire par propriétaire.

Quelle est la procédure pour obtenir la certification ?

La procédure à suivre pour obtenir le label BBC Effinergie Rénovation (ou Effinergie Rénovation) en tant que particulier est la suivante :

  1. Choix du professionnel pour réaliser un bilan thermique de votre logement
  2. Réalisation du bilan thermique initial (avant travaux) et projeté (après travaux) par l‘expert choisi afin d’avoir une vision exacte des solutions à mettre en place pour répondre aux exigences du label.
  3. Transmission de la demande d’attribution du label à l’organisme certificateur, ceci avant le début des travaux, accompagnés des bilans thermiques réalisés
  4. Examen administratif et technique du dossier par l’organisme certificateur
  5. Réalisation des travaux conformément au dossier présenté à l’organisme certificateur
  6. Visite de chantier pour effectuer les mesures des paramètres apparaissant dans les exigences du label
  7. Réalisation du test de perméabilité à l’air par un professionnel agréé par Effinergie et envoi des résultats à l’organisme certificateur
  8. Examen de la conformité des mesures avec les exigences par l’organisme certificateur
  9. Certification du logement

Puis-je me faire accompagner dans ma démarche ?

Il est tout à fait possible de vous faire accompagner dans votre démarche de rénovation énergétique et notamment pour l’obtention du label BBC Effinergie Rénovation. Vous pouvez pour cela faire appel à un spécialiste de la rénovation énergétique pour les particuliers.

Par ailleurs, pour connaître l’ensemble des aides financières disponibles pour faire certifier votre maison BBC Effinergie ou BBC effinergie rénovation, vous pouvez consulter notre article : Toutes les aides financières spécifiques pour les bâtiments à basse consommation d’énergie (BBC – Effinergie)!

Pour échanger sur ce sujet, rendez-vous sur notre forum!

Pour connaître l’ensemble des labels spécifique à la rénovation : S’y retrouver parmi les labels de performance énergétique pour un habitat rénové.