Comment bien choisir son isolation thermique ? Les critères importants à prendre en compte dans le choix des matériaux isolants

Il n’est vraiment pas facile de s’y retrouver entre tous les matériaux isolants thermiques disponibles sur le marché !
Voilà la liste des différents critères à prendre en compte au moment de choisir son isolant.

Conductivité Thermique

C’est le critère qui définit le pouvoir isolant du matériau. C’est la capacité à « freiner » le passage de la chaleur (Conductivité Thermique (λ) exprimé en m².K/W)
Plus la conductivité thermique est faible, plus le matériaux est isolant (et plus il freinera le passage de la chaleur). Elle dépend uniquement du matériau utilisé.
Dans les faits, tous les isolants ont une conductivité thermique autour de 0.04W/(m.K) (sauf les isolants sous vide qui sont bien meilleurs mais beaucoup plus cher) donc ce n’est pas un critère déterminant.

Matériaux avec une faible conductivité thermique (les bons sur ce critère):

  • VIP (Isolants sous vide)
  • Polystyrène

Energie grise = le côté « écolo »

C’est la quantité d’énergie qu’il a fallut prendre à la terre pour produire, transporter et à terme recycler le matériau.

  • Faible Energie Grise = Ecolo : Paille ou Ouate de Cellulose
  • Forte Energie grise = Pas Ecolo du tout : Polystyrène

Prix

Caractéristiques communes à chaque choix technique, le critère économique sera placé au rang qu’il convient.

Effets sur la santé

Chaque matériau peut avoir des conséquences sur la santé :

  • Rejet de poussières ou particules (Ex : Laine de Verre)
  • Effet allergisant (Ex: Ouate de cellulose en vrac a cause de la poussière éventuelle)
  • Émanations de polluants (Ex : Polystyrène)

Caractéristiques (ou qualités) mécaniques

Les caractéristiques mécaniques devront correspondre à l’utilisation souhaitée :

  • Rouleaux souples (isolation des combles)
    Ex : rouleaux de laine de bois ou de verre
  • Panneaux semis rigides (utilisation en sous pente)
    Ex : panneaux de laine de bois
  • Panneaux rigides (isolation des planchers)
    Ex : Polystyrène extrudé
  • Vrac (isolation au sol des combles perdus ou flocage par projection)
    Ex : Ouate de cellulose en vrac

Inertie

C’est la faculté du matériau à « stocker » la chaleur (en général proportionnel à sa masse). Une faible inertie permet des variations de température rapides et convient aux intermittences fréquentes de chauffage.
Une forte inertie permet d’avoir des températures stables (variations de températures lentes mais à anticiper si on souhaite faire de la régulation).

  • Ex d’isolant à forte inertie : Brique Monomur (Isolation Thermique Répartie)
  • Ex d’isolant à faible inertie : Laine de verre

Déphasage

C’est la propriété du matériau à décaler dans le temps le passage de la chaleur. Un déphasage de 12h00 permet par exemple à ce que le soleil de midi ne soit ressenti dans la maison qu’à minuit et inversement).
Le déphasage dépend de l’inertie, mais pas seulement.

  • Isolant à bon déphase : Fibre de bois (~9h)
  • Isolant à faible déphasage : Polystyrène

L’inertie et le déphase sont des critères importants pour le confort d’été.

Isolation phonique

En plus de l’isolation thermique, certains matériaux ont de bonnes caractéristiques acoustiques (affaiblissement des bruits aériens ou d’impact) qu’il faut penser à prendre en compte.

Ces caractéristiques d’affaiblissement acoustique sont exprimées en décibels (dB). Plus ce chiffre est grand et plus le matériau sera isolant aux bruits.

  • Bons isolants acoustique : Laine de roche ou ouate de cellulose ou autre isolant « thermo-acoustique » pour les bruits aériens

Durée de vie

C’est la durée pendant laquelle le matériau conserve ses caractéristiques initiales.
Pour des applications telles qu’une isolation de dalle béton ou de doublage muraux il est impératif que la durée de vie soit aussi longue que possible (le changement de l’isolant pendant la vie du bâtiment étant difficilement envisageable).

  • Ex : Les isolants mous posés en vertical (ex : laine de verre) peuvent se tasser avec le temps

Résistance aux agressions

Pendant sa durée de vie, l’isolant sera peut être confronté à des agressions diverses considérées comme anormale par le fabricant telles que :

  • Températures importantes
  • Rongeurs ou autres animaux
  • Exposition aux U.V
  • Humidité
  • Fuite/Inondations
  • Feu

Perméabilité à la vapeur d’eau

Les matériaux traditionnels sont en général assez perméables (pierre, chaux, bois) et permettent une évacuation de la vapeur d’eau sans se soucier si la ventilation est correcte.
Certains matériaux (polystyrène, films minces) sont au contraire imperméables à la vapeur d’eau, il faudra être particulièrement vigilent aux autres moyens mis en œuvre pour évacuer cette vapeur d’eau sous peine d’avoir des problèmes de condensation et d’humidité.

Pour être aidé de façon neutre et objective dans le choix des matériaux et solutions pour améliorer la performance énergétique de votre habitation, faîte appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers.

Tout comprendre sur les différentes pompes à chaleur existantes !

Le soleil délivre chaque jour de l’énergie à notre environnement, qui est stockée dans le sol, l’eau et l’air qui nous entoure. Cette énergie gratuite et inépuisable peut aujourd’hui être utilisée pour se chauffer, grâce aux pompes à chaleur.

Une pompe à chaleur consomme deux fois moins d’électricité qu’un chauffage électrique. En diminuant nos consommations d’énergie fossiles, les pompes à chaleur réduisent nos émissions de gaz à effet de serre. Faisons un point ensemble sur ce procédé qui peut nous aider à limiter notre impact sur l’environnement.

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

Une pompe à chaleur est un appareil qui prélève la chaleur d’un milieu à basse température pour la fournir à un milieu à température plus élevée. Ce système permet ainsi de prélever la chaleur de l’environnement extérieur pour la restituer à l’intérieur d’une habitation.

Il existe différents types de pompes à chaleur, qui puisent la chaleur dans l’air (pompes aérothermiques), dans le sol ou l’eau des nappes phréatiques (pompes géothermiques).

Pompes à chaleur aérothermiques : elles prélèvent la chaleur de l’air

–      Pompe à chaleur air/air : elle prélève la chaleur de l’air extérieur pour la restituer directement à l’air de l’habitation

–      Pompe à chaleur air/eau : elle prélève la chaleur de l’air extérieur pour le restituer à l’eau qui circule dans les radiateurs ou le plancher chauffant

–      Pompe à chaleur air neuf/air extrait : elle prélève la chaleur de l’air extrait par la ventilation de l’habitation pour la restituer à l’air neuf entrant. Ces modèles de pompes à chaleur sont spécifiquement adaptés au maison très bien isolés (maison passive ou basse consommation) car les puissances restituée sont très faibles (de l’ordre de 2-4 kW)

Pompes à chaleur géothermiques : elles prélèvent la chaleur ou la fraicheur du sol ou de sources d’eau ; elles utilisent pour cela un capteur enterré horizontal ou vertical ou une sonde verticale dans le cas des nappes phréatiques.

–      Pompe à chaleur sol/eau : à l’aide d’un capteur enterré horizontal, elle prélève la chaleur du sol pour la restituer à l’eau qui circule dans le plancher chauffant ; c’est le liquide frigorigène contenu dans les capteurs enterrés qui chauffe l’eau du plancher chauffant.

–      Pompe à chaleur eau glycolée/eau : à l’aide d’un capteur horizontal ou vertical, elle prélève la chaleur ou la fraîcheur de l’eau additionnée d’antigel (eau glycolée) pour la restituer à l’eau du plancher chauffant ou rafraichissant.

–       Pompe à chaleur sur eau de nappe phréatique : elle prélève la chaleur de l’eau de la nappe phréatique et la restitue à l’eau qui circule dans le plancher chauffant. Ce système ne convient pas aux habitations individuelles, mais plutôt aux immeubles de taille importante.

Quelle pompe à chaleur pour mon habitation ?

Tous les types de pompes à chaleur ne conviennent pas à votre habitation.

Le choix de votre pompe à chaleur dépend :

  • de si vous construisez ou rénovez votre maison
  • de la surface et du nombre de pièces de votre habitation
  • du nombre d’occupants
  • du climat de votre région
  • de la présence éventuelle d’un chauffage existant (chaudière, radiateurs…)

Si vous construisez une maison, c’est la situation idéale pour l’installation d’une pompe à chaleur. Toutes les pompes à chaleur sont envisageables et il peut être intéressant d’installer un plancher chauffant.

Si vous rénovez ou remplacer votre système de chauffage existant, vous avez théoriquement les mêmes possibilités que pour une construction neuve, mais en réalité, il existe quelques restrictions :

–      Quelque soit le système de chauffage utilisé, les pompes à chaleur sont efficaces dans une habitation bien isolée. Il est donc important de faire vérifier l’état de votre isolation et d’engager les travaux de rénovation nécessaires afin de réduire les consommations d’énergie. Pour cela, faites appel à un bureau d’étude thermique qui saura vous guider dans vos démarches.

–      L’installation d’un plancher chauffant nécessite une rénovation lourde, qui n’est pas toujours envisageable

–      Les pompes à chaleur aérothermiques sont plus simples à installer dans le cas d’une rénovation que les pompes à chaleur géothermiques qui sont plus coûteuses car elles nécessitent plus de travaux.

Plus généralement, les pompes à chaleur aérothermiques sont moins onéreuses et plus simples à installer que les pompes à chaleur géothermiques qui requièrent l’installation de capteur enterré. Toutefois, les pompes à chaleur géothermiques sont plus performantes que les pompes à chaleur aérothermiques qui nécessitent un chauffage d’appoint supplémentaire si vous habitez une région au climat rigoureux.

Par ailleurs, dans le cas de l’installation d’une pompe à chaleur géothermique, il faut prendre en compte la nature géologique du sol (qui ne doit pas être trop rocheux, trop argileux…), ce qu’oublient parfois les installateurs. Vous devez également disposer d’un jardin suffisamment grand si vous faites le choix d’une pompe à chaleur géothermique à capteur enterré horizontal.

De plus, l’utilisation d’une source d’eau (nappes phréatiques, rivière, lac, ruisseaux, …) est soumise à autorisation et doit être étudiée au cas par cas. Il faut en effet vérifier que cette source est disponible en quantité suffisante et que le rejet d’eau refroidie n’affectera pas l’environnement.

Pour savoir quel type de chauffage est le plus adapté à votre habitat, faites vous conseiller par un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers.

De quelles aides puis-je bénéficier ?


§  Le crédit d’impôt : Il est de 25% pour les pompes à chaleur air/eau (main d’œuvre non comprise) et de 40% pour les pompes à chaleur géothermiques (pose de l’échangeur de chaleur souterrain inclus). Pour en savoir plus sur les crédits d’impôts, cliquez-ici.

§  L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) délivre des aides sous conditions de ressources pour les propriétaires occupants. Votre habitation doit avoir plus de quinze ans et être votre résidence principale ou celle de vos locataires. Pour en savoir plus sur ces aides : http://www.anah.fr

§  Un taux de TVA réduit : Vous pouvez bénéficier d’un taux réduit de TVA à 5,5 % pour la fourniture et l’installation d’une pompe à chaleur dans votre résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de deux ans. Cette aide s’applique jusqu’au 31 décembre 2010. L’entreprise qui vous fournit en matériel et assure l’installation applique la réduction de TVA.

Les pompes à chaleur sont des appareils sophistiqués. Leur dimensionnement et leur installation nécessite les compétences spécifiques d’un professionnel. Faites appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans le choix et l’installation de votre pompe à chaleur.

Les modalités d’obtention de l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ)

Les banques françaises ont accordé 75.000 éco-prêts depuis son lancement en avril 2009 ; ces prêts permettent de financer à taux zéro des travaux de rénovation énergétique à moindre coût aux domiciles des particuliers, comme par exemple des travaux d’isolation ou de chauffage.

En 2010, l’Eco-prêt à taux zéro ne connaîtra aucune modification, qu’il s’agisse des conditions de son attribution ou du montant maximal autorisé. Son montant maximum varie de 20 000 de 30 000 € selon l’étendue des travaux réalisés. La durée de remboursement est limitée à 10 ans. Elle peut être réduite jusqu’à 3 ans à votre demande et portée à 15 ans avec l’accord de votre banque.

Pour savoir comment bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro pour vos travaux, cliquez ici !

Enfin, il est toujours bon de rappeler qu’il ne s’agit pas de bénéficier d’un éco prêt à taux zéro, encore faut-il bien l’utiliser !

Seules les banques ayant signé une convention avec l’Etat pourront diffuser l’éco-prêt à taux zéro. Les banques ayant signé aujourd’hui sont :

  • BNP Paribas
  • Crédit Agricole
  • Société Générale
  • Caisse d’Epargne
  • Banque Populaire
  • Crédit Mutuel
  • CIC
  • La Banque Postale
  • Crédit Foncier
  • Crédit Immobilier de France
  • Solféa
  • Domofinance
  • LCL
  • Crédit du Nord
  • Banque Chalus
  • KUTXA Banque

Aide de solidarité écologique : une nouvelle subvention pour la rénovation des logements

Annoncée ce mardi 26 janvier, une « aide de solidarité écologique » prend désormais place aux côtés de l’éco-prêt à taux zéro et du crédit d’impôt écologique au sein de la liste des diverses aides environnementales. Destinée à la rénovation thermique d’un bien immobilier, cette subvention s’adressera principalement aux propriétaires les plus modestes.

Selon une enquête menée par l’Insee (l’Institut nationale de la statistique et des études économiques), 15% des ménages français consacrent près de 10% de leurs revenus à régler leur facture de chauffage. Les bénéficiaires de cette nouvelle subvention écologique sont donc à chercher parmi cette tranche de population, mais tous n’y auront pas droit. Selon les propres termes de Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, seuls les propriétaires en « forte précarité énergétique » devraient être concernés. Il s’agirait là de quelques 300.000 ménages aux revenus modestes, souvent âgés et disposant d’un bien immobilier à rénover (notamment en terme d’isolation).

Administré par l’Anah (l’agence nationale de l’habitat), un « Fond national d’aide à la rénovation thermique des logements privés » devrait se voir doté d’une enveloppe globale de 1,25 milliards d’euros. Pouvant distribuer cette « aide de solidarité écologique » aux propriétaires précaires jusqu’à la fin de l’année 2017, ce Fond national devrait également, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, « faciliter l’accès des plus modestes à l’éco-prêt à taux zéro, mesure phare du Grenelle de l’environnement ».

Dans le principe, cette subvention sera être allouée au financement de travaux permettant une réelle économie énergétique (l’objectif visé étant une économie d’au moins 30%). Un audit énergétique préalable (reste à préciser s’il s’agira d’un simple DPE ou d’un audit thermique approfondi) sera donc nécessaire afin d’identifier les logements éligibles et d’établir les travaux envisageables.

25 % du montant des travaux en subvention cumulable avec le crédit d’impôt

L’ « aide de solidarité écologique » prendra la forme d’une subvention d’au maximum 3.000 euros ainsi que d’une prise en charge de 25% du montant des travaux. Pour une rénovation thermique évaluée à 20.000 euros, l’aide ainsi allouée sera donc de 8.000 euros.

Cette subvention sera complémentaire du crédit d’impôt « développement durable ». Les propriétaires concernés pourront en outre, grâce au « Fond national d’aide à la rénovation thermique », bénéficier d’une avance, sous forme de prêt à taux zéro, sur le montant de ce crédit d’impôt. Cette avance devrait permettre, nous explique le dossier de presse transmis par le ministère, « d’éviter que le décalage temporel entre le paiement des travaux et l’attribution du crédit d’impôt ne conduise à une difficulté de trésorerie insurmontable ».

Rénovez sans vous tromper !