La maison passive : un confort économe et écologique

Face aux enjeux climatiques actuels, la politique développement durable mise en place par le gouvernement rend aujourd’hui indispensable la rénovation et la construction de logements plus respectueux de l’environnement. Notamment, le Grenelle de l’Environnement a fixé pour objectif que dès 2010, tout bâtiment public ou un tiers des logements privés respectent une construction au standard habitat passif, ou à défaut BBC (bâtiment basse consommation).

Grâce à son système d’isolation, la maison passive est aujourd’hui l’habitat le plus performant énergétiquement : elle produit très peu de gaz à effet de serre avec une consommation énergétique de chauffage qui ne dépasse pas les 15 kWh/m²/an.

La maison passive : un bâtiment confortable et pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage

maison passiveUne maison passive est une habitation qui assure, par le seul biais de ses composants (fenêtres, murs), une température ambiante agréable tout au long de l’année, sans utilisation conventionnelle d’un système de chauffage.

Cela passe par une utilisation optimale du chauffage passif fourni par le rayonnement solaire thermique à travers les fenêtres et baies vitrées, mais aussi par la chaleur intérieure dégagée par l’utilisation d’appareils ménagers et par les habitants eux-mêmes. En pratique, ces habitations n’utilisent un système de chauffage que quelques jours par an.

Une maison passive répond aux normes du label de performance énergétique Passivhaus (ou label MinergieP suisse, sensiblement équivalent au label Passivhaus) qui a pour exigence un besoin de chauffage inférieure à 15 kWh/m²/an.  (Alors qu’en moyenne, une maison consomme 200 kWh/m²/an !).

Comment parvenir à une telle performance énergétique ?

Réduction des pertes d’énergie : un habitat compact, une isolation très importante et une étanchéité parfaite.

L’isolation maximale du bâtiment qui passe par l’utilisation de triples vitrages et d’épaisseur d’isolants de plusieurs dizaines de cm, permet d’ « emballer chaudement » la maison et de limiter les pertes de chaleur.

Afin d’éviter les pertes de chaleur par les joints, les fissures et les ouvertures, une étanchéité extrême de la maison est requise et doit être exécutée de manière méticuleuse lors de la construction. Pour assurer le renouvellement de l’air consommé par les habitants et empêcher l’accumulation d’élément toxique dans cet espace étanche, les maisons passives sont munies d’un système de ventilation à double flux (VMC à double flux). Le système double flux permet de récupérer la chaleur de l’air vicié extrait pour la transmettre à l’air entrant.

Maximiser les gains de chaleur : une utilisation optimale des apports solaires et de la chaleur dégagée par l’habitant

Puisque les besoins en chaleur sont diminués, ils peuvent être comblés par de simples apports solaires ou internes. Les apports solaires sont liés au rayonnement solaire au travers des fenêtres et des baies vitrées. Les apports internes sont liés aux occupants de la maison et à leurs activités (utilisation d’appareils de cuisson, d’ordinateurs,…).

Le faible niveau de déperdition associé au cumul des apports solaires et internes permet de se passer de chauffage classique. On parle alors de maison « sans chauffage » !

Quels avantages pour quels coûts ?

L’absence de système de chauffage classique génère de grandes économies de chauffage annuelles. Consommant moins d’énergie, une maison passive produit peu de gaz à effet de serre ce qui limite fortement son impact sur l’environnement.

Ce type d’habitat assure également un confort supérieur à celui d’une habitation classique : la chaleur distribuée de manière uniforme dans l’habitat, les problèmes d’humidité et d’odeurs limités grâce à la ventilation à double flux, l’isolation des bruits extérieurs et des courants d’air et la qualité de l’air nettement meilleure, sont quelques-uns des éléments très appréciés dans une maison passive.

De plus, une maison passive représente un investissement valorisant, et qui est garanti à l’avenir par son « passeport énergétique ».

A quel prix ?

La construction d’une maison passive génère un surcoût d’environ 10 % lié entre autre à l’isolation plus importante et à l’étanchéité à l’air que nécessite l’habitation. Toutefois, ce surcoût est contrebalancé par des coûts de fonctionnement très faibles du fait de la faible demande en énergie. On peut ainsi estimer que sur 30 ans, le coût d’une maison passive est équivalent à celui d’une maison moyenne, et cet investissement sera d’autant plus vite amorti que le prix des énergies fossiles augmentera.

Peut-on rénover une maison existante en maison passive ?

Il est théoriquement possible de répondre aux exigences de l’habitat passif dans le cas d’une rénovation d’un habitat déjà existant mais le coût généré est très élevé…il est en effet particulièrement coûteux de faire la chasse aux ponts thermiques, et d’assurer une épaisseur d’isolation suffisante et une étanchéité parfaite dans une maison existante. Dans ce cas, on s’orientera plutôt vers une rénovation basse consommation d’énergie. Pour en savoir plus sur les différents labels en rénovation, cliquez-ici.

Une vraie maison passive doit être certifiée et doit répondre à des critères précis :

• Le besoin de chauffage doit être inférieure à 15 kWh/m²/an. C’est le résultat de l’optimisation économique. Pour un maison de 100 m², cela représente donc un maximum de 1500 kWh pour une année complète.

• L’étanchéité à l’air n50 < 0,6 /h : ce critère est difficile à comprendre pour un néophyte, il suffit de savoir que cette étanchéité à l’air est testée à l’aide du « Blower Door Test » et qu’elle signifie l’absence de fuite.

• La consommation d’énergie primaire inférieure à 120 kWh/m²/an. L’économie d’énergie est recherchée, il n’est pas raisonnable de la gaspiller dans d’autres appareils que le chauffage, dont le chauffage de l’eau, l’éclairage, l’électroménager et toute autre consommation. Selon la source d’énergie utilisée, la conversion de l’énergie primaire en énergie finale est pénalisante ou non. En tout électrique, cela donne 44 kWh/m²/an au compteur, ce qui est faible. Les énergies renouvelables sont bien plus favorisées par cette conversion.

La certification passe par la validation de la conception et le calcul des consommations, puis par le test d’étanchéité à l’air et enfin par un suivi des consommations. Bref, une simple déclaration ne suffit pas ! Méfiez-vous des publicités mensongères, vous en savez maintenant assez pour débusquer les tromperies les plus grossières.

Pour savoir comment améliorer la performance énergétique de votre habitat, faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers, qui saura vous guider dans la construction ou la rénovation de votre maison.

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La thermographie infrarouge : une photo des défauts d’isolation de votre maison

Le secteur du bâtiment offre le plus grand potentiel d’amélioration de la performance énergétique par la rénovation de l’habitat existant. Pour rénover votre maison, il est important de faire un bilan des pertes thermiques de votre habitat, afin de pouvoir ensuite réaliser dans le bon ordre les travaux nécessaires.

La thermographie infrarouge est un outil de diagnostic qui met en évidence les déperditions thermiques de votre habitat.

Comment ça marche ?

thermographie infrarougeLa thermographie infrarouge est une technique qui permet de mesurer à distance et sans contact la température d’un objet. Une caméra infrarouge permet de visualiser les différentes zones de température et de situer les anomalies thermiques.

Ensuite, au cours d’un diagnostic thermique spécifique, on peut analyser ces anomalies en en déduire des travaux de rénovation à réaliser.

Un outil qui peut présenter un intérêt lors de la rénovation d’un habitat

Le diagnostic à la caméra infrarouge met en évidence les pertes thermiques de votre habitat et les sources d’humidité. Il vous permet d’en savoir plus sur les défauts d’isolation et les ponts thermiques de votre maison et détecte parfois même des problèmes électriques.

Vous saurez ainsi si vos canalisations de chauffage sont bien isolées, si la laine de verre posée il y a quelques années recouvre toujours la surface de votre mur ou si l’artisan qui a fait vos travaux a bien posé l’isolant. La thermographie infrarouge met ainsi en évidence les défauts majeurs à traiter en priorité.

Par ailleurs, une photographie infrarouge permet de sensibiliser plus fortement le propriétaire car il visualise ses déperditions de chaleur de façon ludique.

La thermographie infrarouge peut également être fort utile lors de la conception d’une maison à très basse consommation : en traquant le moindre défaut d’isolation, cette technique assure à l’habitat de répondre aux exigences thermiques et d’étanchéité à l’air requise.

Une technique qui a quelques limites…

Toutefois, la thermographie infrarouge est limitée dans son utilisation.

Cette technique est avant tout un outil qualitatif/ludique qui ne remplace jamais une étude thermique complète. En effet, on ne mesure que la température de surface, ce qui introduit une erreur systématique : la température de surface d’une toiture est rarement identique à ce que l’on retrouve thermiquement au dessous… La thermographie infrarouge fournit une « photo » des zones thermiques de la maison, c’est un outil d’aide à l’élaboration d’un audit énergétique complet mais qui doit être interprétée avec précaution. Par ailleurs, la thermographie infrarouge ne s’applique pas aux surfaces transparentes. Elle ne pourra donc pas vous indiquer les pertes thermiques au niveau de vos fenêtres et baies vitrées. De même, l’état de l’isolation des murs ne peut être déterminé lorsque des meubles encastrés sont présents.

Notons également qu’il n’existe pas de crédit d’impôt pour le diagnostic thermographique infrarouge.

La thermographie infrarouge aérienne : une carte des déperditions thermiques des bâtiments

carte thermographique

La thermographie infrarouge aérienne est un outil qui permet de détecter les zones de faiblesses thermiques d’un emplacement géographique. Un  hélicoptère ou un avion équipé d’un capteur infrarouge thermique survole la ville à une altitude de 500 mètres. Les informations obtenues sont ensuite retranscrites sur des cartes thermographiques. Cette technique permet d’estimer le niveau de déperdition thermique de chaque bâtiment au niveau de la toiture. Cependant, elle ne fournit aucune information sur les pertes thermiques au niveau des façades.

Pour en savoir plus sur la carte thermographique mise en place pour la ville de Paris.

Bénéficiez d’un diagnostic thermique approfondi de votre habitat ! Faites appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers.

Comment s’y retrouver parmi les labels de performance énergétique pour un habitat rénové ?

Attention, cet article ne concerne que les habitats rénovés ! Pour en savoir plus sur les labels de performance énergétique concernant les constructions neuves, cliquez ici.

La réglementation thermique en vigueur pour les bâtiments rénovés impose un niveau de performance énergétique minimum. Toutefois, cette réglementation thermique qui date de 2007 s’appuie sur la réglementation thermique de 2005 en vigueur pour les bâtiments neufs. Elle n’est donc plus adaptée aux enjeux actuels (hausse du prix de l’énergie, taxe carbone, impact environnemental) et évoluera très fortement en 2012. C’est pour cette raison qu’il est souvent très intéressant de viser une performance énergétique bien meilleure pour son habitat, que ce soit en rénovation ou en construction neuve.

Dans ce cas, vous pouvez alors choisir de mettre en valeur votre habitat en obtenant un label de performance énergétique (sorte de diplôme). Ces labels sont nombreux, et il est parfois difficile de s’y retrouver !

Le label « haute performance énergétique rénovation » : les labels « officiels »

Il se décline en 2 niveaux de labellisation de la performance énergétique : les labels HPE rénovation 2009 et BBC rénovation 2009.

Label HPELe label Haute Performance Energétique rénovation (HPE rénovation 2009) est attribué aux bâtiments consommant au maximum 150 kWh/m²/an.

Le label Bâtiment Basse Consommation Energétique rénovation (BBC rénovation 2009) est décerné aux bâtiments consommant au maximum 80 kWh/m²/an d’énergie primaire, à moduler selon la zone climatique et l’altitude.

Le label rénovation énergétique

Label Rénovation EnergétiqueLe label Rénovation Energétique, délivré par l’association Promotelec, est une certification qui se décline en 5 mentions selon la performance énergétique globale finale atteinte par l’habitat rénové et les émissions de CO2. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site de Promotelec. La mention Effinergie Rénovation peut également être adjointe au label Rénovation Énergétique.

BBC-Effinergie Rénovation

Label EffinergieL’association Effinergie a créé le label BBC-Effinergie Rénovation pour les bâtiments en rénovation. Ce label reprend les exigences du label BBC Rénovation 2009 en y ajoutant quelques conditions supplémentaires afin d’assurer la vraie performance énergétique du bâtiment, de la même façon que le label BBC Effinergie pour les constructions neuves.

Le label Minergie

Label MinergieL’association Prioriterre délivre le label Minergie, le « label BBC suisse ». Ce label se répartit en quatre niveaux d’exigence, selon la performance énergétique visée. Le niveau Minergie le moins exigeant requiert une performance énergétique de 60 kWh/m2.an pour les bâtiments rénovés.

Pour savoir comment améliorer la performance énergétique de votre habitat, faites appel à un bureau d’étude thermique spécialiste des particuliers qui saura vous guider dans la réalisation de vos travaux.

Comprendre et s’y retrouver parmi les labels de performance énergétique pour une construction neuve

Attention, cet article ne concerne que les constructions neuves ! Pour connaître les labels de performance énergétique relatifs aux maisons rénovées, cliquez ici.

La réglementation thermique en vigueur impose un niveau de performance énergétique minimum. Toutefois, cette réglementation date de 2005 et n’est plus adaptée aux enjeux actuels (hausse du prix de l’énergie, taxe carbone, impact environnemental) et évoluera très fortement en 2012. C’est pour cette raison qu’il est souvent très intéressant de viser une performance énergétique bien meilleure pour son habitat, que ce soit en rénovation ou en construction neuve.

Dans ce cas, vous pouvez alors choisir de mettre en valeur votre habitat en obtenant un label de performance énergétique (sorte de diplôme). Ces labels sont nombreux, et il est parfois difficile de s’y retrouver !

Le label « haute performance énergétique », le label « officiel » :

Il se décline en 5 niveaux : les labels HPE 2005, HPE EnR 2005, THPE 2005, THPE EnR 2005 et BBC 2005.

Label HPELe label Haute Performance Energétique (HPE 2005) est attribué aux bâtiments présentant une consommation d’énergie au moins inférieure de 10% à la consommation de référence définie par la RT 2005. La dénomination HPE EnR 2005 peut ensuite être décernée à votre habitat si au moins 50% de l’énergie utilisée pour le chauffer provient d’une installation biomasse ou d’un réseau de chaleur utilisant plus de 60% d’énergies renouvelables.

Le label Très Haute Performance Energétique (THPE 2005) est attribué aux bâtiments présentant une consommation d’énergie au moins inférieure de 20% à la consommation de référence. La dénomination THPE EnR 2005 peut être décernée à votre habitat si sa consommation d’énergie est au moins inférieure de 30% à la consommation de référence, et s’il utilise des énergies renouvelables pour la fourniture d’eau chaude sanitaire, la production d’électricité ou le chauffage (biomasse, pompes à chaleur, panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques).

Le label Bâtiment Basse Consommation Energétique (BBC 2005) est décerné aux bâtiments neufs consommant au maximum 50 kW/m²/an d’énergie primaire, à moduler selon la zone climatique.

Pour obtenir tous ces labels, il est nécessaire de faire appel à un organisme accrédité par le COFRAC. Pour les maisons individuelles, adressez-vous à Promotelec. Cet organisme vous demandera une liste de documents à fournir dont le principal est une étude thermique réglementaire. Faites appel à un bureau d’études thermiques pour réaliser cette étude, Promotelec n’est pas en mesure de réaliser ces études.

Adressez-vous à Promotelec ou à votre bureau d’études thermiques avant de débuter toute construction.

Le label BBC – Effinergie

Label MinergieL’association Effinergie a créé le label BBC-Effinergie pour les bâtiments neufs. Ce label reprend les exigences du label BBC 2005 en y ajoutant quelques conditions supplémentaires afin d’assurer la vraie performance énergétique du bâtiment. Par exemple, une maison avec une performance énergétique moyenne mais possédant beaucoup de panneaux solaires photovoltaïques pour produire de l’électricité peut obtenir le label performance niveau BBC 2005 mais ne pourra pas obtenir le label BBC Effinergie. En effet, quelque soit le nombre de panneaux solaires photovoltaïques installés, il faudra soigner la qualité de l’enveloppe afin de limiter fortement les déperditions d’énergie.

De plus, il faut respecter des contraintes d’étanchéité à l’air pour obtenir ce label.

Promotelec est le seul organisme accrédité à décerné ce label.

De même que pour les labels précédents, il faut vous adresser à Promotelec ou à votre bureau d’études thermiques avant le démarrage de la construction.

Le label Minergie

Label MinergieL’association Prioriterre délivre le label Minergie, le « label BBC suisse ». Ce label se répartit en quatre niveaux d’exigence, selon la performance énergétique visée. Le niveau Minergie le moins exigeant requiert une performance énergétique de 38 kWh/m².an pour les bâtiments neufs.

Le label Passivhaus : un label spécifique aux maisons passives

Label PassivhausLe label Passivhaus est une certification attribuée aux maisons passives, dont le besoin de chauffage est inférieure à 15 kWh/m² par an.

Pour construire une maison performante et obtenir un label de performance énergétique, faites appel à un bureau d’études thermiques spécialiste des particuliers et des projets à basse consommation.